Le blog de René Longet

  • Elections fédérales : tous les partis pareillement verts ?

    A l’heure de l’urgence climatique, et de la crise de la biodiversité, deux enjeux essentiels pour une planète viable et vivable, chaque formation politique se doit de se positionner.

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  • Action citoyenne : ça bouge à Genève

     Trois événements pour marquer la rentrée à Genève : la Semaine du Goût, Alternatiba et The Meal. Leur point commun ? Fédérer les acteurs, interpeller le public, inciter à s’impliquer dans la transition vers des modes de vie plus durables. A l’heure où l’Amazonie brûle, on ne saurait être plus au cœur de l’actualité.

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  • Amazonie: les feux de l'absurde

    Les terribles incendie en Amazonie mettent le doigt sur l’aberration du système agro-alimentaire mondial.

    Ce déboisement massif, qui détruit sur d’immenses espaces une biodiversité déjà bien malmenée, envoie d’énormes quantités de COdans l’atmosphère et réduit fortement la capacité de stockage par les végétaux de ce même gaz de serre. A noter qu’une forêt défrichée dans nos régions repousse naturellement si on laisse faire les choses, comme le montre la progression des forêtsdans les régions délaissées par l'agriculture (notamment en montagne), tandis qu’en raison du climat tropical et d'une faible couche d'humus, une fois la forêt tropicale disparue, le sol est très vite lessivé, c'est donc le dommage est infiniment plus grave. 

    Tout cela pour quoi faire ?

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  • Aujourd’hui 29 juillet : jour mondial du «dépassement«...

    A partir de ce 29 juillet, l’humanité vit à crédit.  Pas auprès des banques, ce qui finalement resterait peu ou prou négociable. Mais en termes de ressources naturelles disponibles.  Ce qui n’est négociable que si nous repensons les bases de notre fonctionnement économique. Plutôt inquiétant, non ? D’autant plus que ce jour était en 1970 encore le 29 décembre : c’est à partir de ce moment qu’a commencé notre dérive collective.

    En 1999 le jour du dépassement des ressources disponibles était déjà le 27 septembre. Vingt ans plus tard, c’est deux mois plus tôt, le 29 juillet que l’humanité a épuisé son crédit en termes de ressources : https://www.footprintnetwork.org. Pour les pays industrialisés, ce jour est même intervenu déjà le 7 mai : depuis, nous vivons aux dépens des besoins d’autres régions du monde et des générations futures...

     

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  • Quand les utopies deviennent des nécessités...

    « Le monde va mal » est une opinion largement partagée, du même type que "il fait chaud" (il y a d'ailleurs un lien entre ces deux affirmations). Et celle qui lui est aussitôt associée est qu’ »on ne peut rien y faire ». Toute solution qui va un peu au fond des choses ? Utopique, oubliez, circulez, il n’y a rien à voir !

     

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  • Environnement : l’étrange paralysie de l’humanité

    «Si rien n’est fait pour limiter le réchauffement, la planète et l’humanité auront atteint un point de non-retour à la moitié du siècle, dans laquelle la perspective d’une terre largement inhabitable entraînerait l’effondrement des nations et de l’ordre mondial » déclare le chercheur australien David Spratt (Existential climate-related security risk: A scenario approach, mai 2019, https://www.preventionweb.net/publications/view/65812).Cela paraît tellement énorme qu’on se refuse de le croire. Et pourtant ! J’ai récemment retrouvé deux ouvrages de scientifiques datant l’un de 1962, l’autre de 1965...

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  • La folie des hommes ne nous découragera pas!

    La folie des hommes...

     

    La course aux armements redémarre, le terrorisme de l’»Etat islamique » frappe des pays à ce jour épargnés : après le Sri Lanka, au tour du Burkina d’être déstabilisé par des fanatiques issus de leur propre population. En profitant des moments de faiblesse de ces Etats. Et il y a clairement une relation entre ces deux phénomènes de l'accélération de la course aux armements et leur dissémination dans le monde, et la persistance du terrorisme.

    Mais la folie des hommes ne s’arrête pas à s’entretuer.

     Elle continue de s’attaquer aux autres espèces peuplant notre planète.

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  • Les influenceurs ne sont pas ceux que l’on croit...

     

    Les influenceurs ? Ah, ces jeunes beautiful peuple, qui prennent la pose et s’amusent pour recommander tel trend de mode ou tel produit ? Non vous n’y êtes pas. Je pense à ce monde de l’ombre qui sape le bien commun et les bases de la démocratie.

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  • Les jeunes dans la rue pour le climat, les visiteurs affluant au temple de la voiture : Monde d’hier et monde de demain, attention à la collision !

     

     

    Etrange mois de mars.

    Des milliers de jeunes sont dans la rue pour défendre leur droit à un avenir digne d’être vécu.

    En même temps, des centaines de milliers de personnes acceptent de prendre sur elles des heures de déplacement rallongées par de nombreux bouchons - parfaite illustration des limites de l’automobilité – pour pouvoir rendre hommage au dieu moteur. M. Cassis, notre bon ministre des affaires étrangères en tête, qui s’extasie devant les belles carrosseries et les fabuleuses capacités d’accélération des bolides exposés...

     

     

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  • La laïcité, une loi adoptée - une jurisprudence à venir

    Ainsi donc la loi controversée sur la laïcité de l’Etat a été validée par 55% des votant.e.s.

    Le résultat est clair et indiscutable, même si le clivage géographique interpelle,  et se situe dans la tradition genevoise de la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui, en 1907, a tourné la page des conflits confessionnels du 19e siècle, et de la théocratie calviniste des époques plus anciennes.

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  • Votation du 10 février: l'avenir du sol en nos mains

    Depuis un demi-siècle, les législations sur l’aménagement du territoire visent un usage responsable du sol, bien naturel non reproductible. Il s’agit autant des aspects quantitatifs (réserver suffisamment de sol pour les divers besoins) que qualitatifs (préserver la fertilité naturelle des sols). Un des objectifs de la gestion du territoire est de séparer clairement les zones où l’on peut bâtir des autres, et de préserver les surfaces nécessaires à la production agricole ainsi que les forêts.

    Avec les dispositions existantes, il ne devrait en principe plus y avoir de mitage du sol. Un regard sur la réalité de nos paysages suisses montre qu’il n’en est rien: que ce soit sur le plateau, en limite des agglomérations ou en montagne, les bâtiments posés au milieu de nulle part, l’urbanisation pavillonnaire, l’incohérence du bâti nous agressent.

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  • Climat et durabilité, des milliers de jeunes dans la rue pour leurs droits

    Des milliers de jeunes ont fait grève des cours vendredi 18 janvier, à Genève et dans toute la Suisse.

    Ils ont consacré cette journée à s'informer et à descendre dans la rue pour crier leur inquiétude et l'exigence d'une politique responsable face à notre avenir commun.

    Leur revendication reprend l’enjeu fondamental de la durabilité : le partage équitable des ressources de la Planète entre tous les humains d’aujourd’hui et de demain.

    Voici plusieurs décennies déjà, la Fondation Cousteau (du nom du célèbre navigateur dénonçant dans les années 1960 les atteintes aux océans) revendiquait les droits des générations futures. Ce faisant, elle se référait à la formule attribuée à Antoine de Saint-Exupéry: «Nous n'héritons pas de la Terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants».

     

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  • Macron a parlé, le roi a parlé

    En tant qu’habitant-e-s d’un territoire entouré d’un autre pays, connaissant souvent bien ce pays, la France, ce qui s’y passe nous concerne particulièrement. Lundi 10 décembre, Macron a parlé, le roi a parlé. A «son« peuple. Trop peu, trop tard.

     

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  • Elu-e-s : une vertu à géométrie variable ?

    D’abord un président du Conseil d’Etat qui se fait offrir un voyage luxueux par un prince du Golfe et qui n’admet les faits que quand il est trop tard. Mais, à moins que des contreparties n’aient été en jeu, le contribuable n’a pas été sollicité.

    Puis un exécutif de la Ville de Genève, qui à côté d’un revenu plus que confortable, n’éprouve apparemment aucune gêne à se faire rembourser des frais aux justifications le plus souvent douteuses et représentant de coquets montants, dont la plupart des citoyennes et citoyens ne peuvent que rêver.

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  • Mouvements pendulaires: Tram ou bus?

    Voici peu, on pouvait lire sur le site de l’Etat de Genève, sous le titre « En marche vers la mobilité de demain» : «Extension du tram 18 vers Saint-Genis-Pouilly : début des travaux en 2021/ mise en service fin 2022»; il s’agit de 2,1 km de ligne, aux 4/5e sur territoire français. Et le site officiel du Département de l’Ain indique que «le coût de la partie française prévue sous maîtrise d’ouvrage du Département de l’Ain (tronçon entre la douane et la station Porte de France) est estimé à 26 M€ HT, soit 28,6 MCHF HT. La section entre la station du CERN et la douane prévue sous maîtrise d’ouvrage suisse est évaluée à 19,72 M€ HT soit 21,7 MCHF HT ».

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  • Après la votation fédérale du 23 septembre sur l’agro-alimentaire : une chance à saisir pour Genève

    Résultat surprenant et contrasté ce dimanche pour la politique agro-alimentaire. Les deux initiatives voulant inscrire des critères quantitatifs en matière d'alimentation font un score positif en Suisse romande mais plongent en Suisse alémanique. Une vraie fracture alimentaire semble traverser la Suisse selon les limites linguistiques. Et nous voilà devant une nouvelle image du pays, qui donne du coup une feuille de route pour toutes celles et ceux qui portent les enjeux de la diversité (Pro Specie Rara), de la proximité et de la régionalité (AOP et IGP), du goût (La Semaine du Goût) ou de la santé (Fourchette verte) ou encore une vision d’ensemble du secteur (Slow Food ou Uniterre). Tiens : aucune de ces organisations n’arbore un nom allemand, la plupart se présentent en français, aucune n’est née du terreau alémanique. Ceci explique peut-être cela...

    Par contre dans les cantons romands, les contenus des deux initiatives vont désormais pouvoir s’incarner dans les politiques publiques aussi loin que les compétences cantonales le permettent:

    • Renforcement d’une offre de denrées alimentaires de qualité, produites dans le respect de l’environnement, des ressources et des animaux, et de conditions de travail équitables.
    • Promotion d’une agriculture paysanne indigène, rémunératrice, aux structures diversifiées et l’augmentation du nombre des actifs dans le secteur agricole.
    • Interdiction des OGM.
    • Droit des paysans à multiplier, échanger et commercialiser leurs semences.
    • Préservation quantitative et qualitative des surfaces agricoles.
    • Garantie d’une information et sensibilisation sur les conditions de production et de transformation des denrées alimentaires indigènes et importées.

    A Genève en particulier, nous avons une politique de soutien des productions locales pionnière et exemplaire : la loi sur la promotion de l’agriculture du 21 octobre 2004, le label d’Etat GRTA auquel pratiquement toute la profession a adhéré, l’Office pour la promotion des produits agricoles genevois, dotée d’un contrat de prestations avec l’Etat, et, depuis 2009, d’une Maison du terroir.

    Et voici dix jours, le 15 septembre, a été inauguré son pendant en matière de promotion d’une alimentation saine, de proximité, proposant diversité des sortes et des goûts ..., la Maison de l’alimentation, son complément, du côté de l’orientation de la demande, de la politique de soutien à l’offre déployée depuis 15 ans. Pour la politique agro-alimentaire genevoise, le vote populaire est clairement une mission donnée d’aller de l’avant dans le sens d’un système alimentaire territorial identifiant les enjeux d’une alimentation durable pour un territoire durable.

    Quant à la politique fédérale, voici une année, le 24 septembre 2017, le peuple suisse adoptait à près de 80% le nouvel article 104 A de la constitution. Il charge les autorités fédérales de créer les conditions pour «la préservation des bases de la production agricole, notamment des terres agricoles; une production de denrées alimentaires adaptée aux conditions locales et utilisant les ressources de manière efficiente; une agriculture et un secteur agroalimentaire répondant aux exigences du marché; des relations commerciales transfrontalières qui contribuent au développement durable de l’agriculture et du secteur agroalimentaire; une utilisation des denrées alimentaires qui préserve les ressources ». Voilà donc quelques contenus tout à fait intéressants à activer et à revendiquer!

  • Chiffres qui tuent chiffres qui sauvent

    Changements climatiques : trop tard pour agir ? La biodiversité ? Décimée par les substances chimiques et la perte des biotopes. Surpêche des océans. Invasion des déchets plastiques. Cocktail de polluants dans notre corps. Erosion des sols... les mauvaises nouvelles ne manquent pas.

    Mais il y a aussi des bonnes. Ainsi, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies fin septembre 2015, l’Agenda 2030 définit 17 Objectifs de développement durable (ODD) déclinés en 169 cibles qui les concrétisent. 232 indicateurs ont été retenus pour leur suivi.

    Le tout vise à intensifier la lutte contre les inégalités et à ce que chaque être humain puisse trouver réponse à ses besoins de base (habitat, emploi, revenu, alimentation, eau, soins, égalité de droits et de chances) ceci dans le respect des capacités de charge de l’environnement naturel (climat, forêts, sols, eau, océans, biodiversité, ressources énergétiques et minérales) sans lesquelles rien n'est possible.

    De nombreux engagements sont pris en fonction de ces objectifs qui ont le mérite de la cohérence et de nous indiquer un chemin. Reste l’épineux problème du financement. Pour réaliser l’ensemble du programme des 17 ODD, qui est en quelque sorte le programme de survie de l’humanité de manière vivable et viable, il faudrait investir entre 3’500 et 5’000 milliards de $ par an. De quoi avoir peur. Mais en y regardant de plus près, ce n’est que 5 à 7% du PIB mondial.

    Un problème, ce financement, vraiment ? Une bonne partie de ce PIB est assurée par des activités qui mériteraient d’être réorientées vers les exigences d’un développement durable - on ferait ainsi d’une pierre deux coups. Puis... de l’argent il y en a, dans notre monde, qu’on en juge :

    -Montants engagés entre 2001 et 2008 par les Etats-Unis en Irak : 3’000 milliards de $, selon Joseph Stiglitz Prix Nobel d’économie.

    -Coûts des externalités négatives de l’énergie (pollutions, changement climatiques) : 5'300 milliards de $, selon le FMI (2015)

    -Corruption et détournement de fonds: 2'600 milliards de $/an

    -Dépenses annuelles pour l’armement: 2’166 milliards de $ en 2016, selon la Banque mondiale - dont un tiers (714 mia de $) pour les seuls Etats-Unis.

    -Volume du crime organisé : 1’600 à 2’200 milliards de $/an, dont un quart dû au trafic de drogue (entre 426 à 652 milliards de $), selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime

    -Coût total du tabagisme : 1’436 milliards de $/an

    -Dépenses annuelles de publicité commerciale: 578 milliards de $

    - Et de loin le plus important : fonds soustraits à l’impôt, chaque année 21'000 milliards à 32'000 milliards de $ (chiffre pour 2010, d’après Tax Justice Network)

    Total : quelque 35'000 milliards de $ par an qui forment en quelque sorte le "Darknet" de l'économie mondiale! Une petite partie de cette somme permettrait de réaliser les 17 ODD sans peine !

     Qu’on cesse de nous parler de manque de ressources, c’est d’un manque de volonté politique d’orienter dans la bonne direction les flux financiers, de mettre fin à la soustraction fiscale et aux paradis fiscaux qu’il faut parler. Mais cela exige une communauté internationale forte et décidée, des conventions internationales et des pressions sur les Etats défaillants, une ONU forte et capable de se faire respecter. Et des leaders politiques sachant faire autre chose que de flatter les bas instincts de leurs populations et de servir les lobbies autant qu'ils se servent eux-mêmes. L’espoir est à ce prix.

  • Le 1er août, jour du dépassement

    Aujourd’hui premier août !

    Que ce jour nous dit-il ?

    C’est la fête nationale bien sûr.

    La commémoration de ce singulier pays qui a réussi à concrétiser la démocratie, à pratiquer le fédéralisme et à relever le défi du multiculturalisme. Qui a certes plus de peine avec l’égalité de chances, une politique économique et sociale forte, une implication continue dans le monde.

    Mais qui a de quoi être fier de lui, du rôle qu’il s’est assigné, de ce qu’il est, une nation crée politiquement et non ethniquement, de ses valeurs, qui sont autant de références pour un engagement positif.

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  • Chronique verniolane

    Vernier ? La 2e ville du canton en termes de population, la 5e de Suisse romande, juste entre Fribourg et Neuchâtel. Une ville pas commune, dit le slogan municipal. Après 15 ans d’action au niveau communal, Thierry Apothéloz continue désormais son mandat au niveau supérieur, dans une belle continuité, faisant profiter l’ensemble du territoire et de la population cantonales de ses acquis communaux.

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  • 1918-2018: quelles leçons de l'histoire?

    La guerre de 1914-1918 reste un incroyable basculement dans la monstruosité. Autant celle de 1939-1945 peut être comprise comme une nécessaire bataille contre la barbarie nazie, autant la précédente n'avait aucun sens réel. Des millions d'humains sacrifiés dans une boucherie atroce, pour quelques kilomètres carrés qui changent de main. Les historiens sont aujourd'hui d'accord que son déclenchement a pratiquement eu lieu par omission. Les familles royales des nations belligérantes étaient toutes plus ou moins parentes. Les conflits auraient parfaitement pu être réglés diplomatiquement, comme cela avait été le cas durant les 50 années précédant la déflagration.

    Une sorte de course à l'abîme, une fatalité mortifère, a saisi les gouvernants, précipitant leurs peuples dans la chute. Mais aussi leurs propres Empires multinationaux.

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