23/09/2007

A table

A table !


Tous les jours nous mangeons. Quoi de plus banal ? Ce que nous oublions souvent c’est que par nos choix nous agissons directement sur notre santé. On parle de plus en plus de l’obésité chez les jeunes, et une bonne partie des adultes sont aussi concernés. Dans le monde il y a aujourd’hui plus de personnes en surpoids (1 milliard) que de personnes qui ne mangent pas à leur faim (850 milions) ! Et avec les impacts sur les coûts de la santé de cette surcharge, on pourrait nourrir tous ceux qui ont faim !! Quel monde aberrant

On ne peut qu’applaudir les efforts d’information de nos diététiciens pour rappeler les principes de la bonne alimentation. Ce samedi, à Lancy, sur l’esplanade qui aurait dû recevoir la maison de la danse et qui ma foi plutôt recouverte d’un gazon rabougri, on pouvait rencontrer les diététiciennes de la Fourchette verte ou de la Direction de la santé rappeler que nous mangions trop salé, trop sucré, trop de viande, trop en général,trop gras… Plus de fruits et de légumes, voici la direction à prendre. Et vive la Fourchette verte !

Puis ce dimanche je me suis rendu à Grandson, pour un moment capitale romande du Goût. Ici, c’est le retour des produits du terroir, les saveurs des fruits et légumes de nos régions, qui ont failli disparaître. Il y avait plus de 1000 sortes de pommes en Suisse, des centaines de sortes de poires, cerises, des fruits un peu oubliés comme les coings, les mirabelles, les nèfles, tout cela sauvé par l’engagement des passionnés de Pro Specie Rara ou des militants des AOC. Vive la proximité, gage d’authenticité et de diversité, qui a failli être mangée par la golden insipide, incolore, inodore et le fameux veau aux hormones. Mais le gruyère de l’Etivaz et le jambon à l’os s’ils triomphent à l’aune des saveurs du terroir ont leur pesant de gras.

Enfin, parlons du bio. Depuis 30 ans les paysans ont divisé leur charge en phosphates par deux, la pression des pesticides a diminué, quoi que… nous sommes plus sévères pour les fabriques d’animaux que d’autres et le bio atteint presque 10% de la surface agricole utile alors que la culture intégrée est quasi le standard. Le bio nous assure qu’il n’y a aucun processus artificiel entre la fertilité naturelle du sol, la façon qu’a le végétal de prendre forme et le résultat dans notre assiette, et nous rappelle que la nature n’a pas eu besoin de nous pour exister ! Oui le bio ça marche et nous donne une assurance de qualité. Mais cela n’empêche qu’on peut voir dans les rayons de la farine bio du Canada ou des pommes bio de l’autre bout du monde, pesant de tout leur poids énergétique. Aberrant, oui.

Alors que faire pour bien faire ? En fait ce n’est pas compliqué, Il suffit de se rappeler de trois mots, SANTE, PROXIMITE, PROCHE DE LA NATURE  et de les conjuguer à l’unisson, et cela nous donne le tout, la COHERENCE .

Bon appetit et santé, la santé de la Terre et notre santé vont de pair.

René LONGET

22:44 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

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Amitiés.

Écrit par : François Brutsch | 20/11/2007

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