13/04/2008

Social : un besoin d’action

   


Une vision moderne du social repose sur une approche à la fois individuelle et sociale : à l’individu de prendre en charge son existence, de prendre ses responsabilités devant la vie ; à la société de compenser les considérables inégalités de chance et de destin devant les aléas de l’existence.

Cette approche souligne l’importance de la vie en société. Le chacun pour soi peut séduire, mais assez vite on se rend compte que l’on a besoin les uns des autres. Pas plus que l’intérêt général ne résulte automatiquement de l’addition des intérêts particuliers, ces derniers ne sont automatiquement satisfaits par la seule réponse individuelle.

Comme leur nom l’indique, les socialistes se réfèrent au social et à la société : social, socialiste, solidaire, tout cela vient de la même racine, va dans le même sens. Notre vie se gère en lien avec les autres, nous ne sommes pas seuls sur cette Terre, et l’équité se définit au point d’équilibre entre l’individu et la société.

Beaucoup de personnes ont malheureusement oublié la raison d’être de la fiscalité, de la redistribution, de l’équilibre dans une société, comme elles ont oublié le rôle essentiel des socialistes dans la mise sur pied du droit du travail ou de l’édifice des assurances sociales. Aujourd’hui quand on lit que les aînés bénéficient globalement de revenus satisfaisants, c’est un succès de l’AVS, du 2e pilier et des prestations complémentaires cantonales voire communales. Ces acquis doivent être défendus.

Mais un diagnostic social montre qu’il reste de nombreux enjeux liés aux inégalités et que de nombreuses difficultés sont apparues qui exigent une grande vigilance et une bonne dose de créativité. La société à deux vitesses est hélas une réalité, et la prospérité n’est pas automatiquement partagée, il faut une volonté politique forte pour y arriver.

Aujourd’hui, certaines catégories et situations attirent plus particulièrement l’attention :  les personnes à charge d’enfants ou de personnes âgées, ou encore handicapées ; les familles monoparentales ; les inégalités salariales et autres qui subsistent entre hommes et femmes et qui sont coresponsables avec les bas salaires de poches de pauvreté ; les working poor précisément (plus d’un salarié sur dix ne gagne pas assez pour vivre) ; la fragilité d’une bonne partie de la classe moyenne, voilà quelques-uns parmi les enjeux sociaux actuels.

Quatre axes d’action pour y répondr,e me semble-t-il, s’imposent :

1)    L’axe du droit du travail. Face aux salaires insuffisants, aux risques de dumping social, au travail au noir, il convient de revisiter le droit du travail tel qu’il résulte de la législation fédérale (Loi sur le travail, Code des obligations) et également de déclarer obligatoires les conventions collectives de travail. A cet égard, le rôle essentiel des syndicats ne saurait être assez souligné.
2)    L’axe des prestations. Ces dernières sont aujourd’hui d’une grande complexité, relèvent de nombreuses lois (allocations, prestations diverses) et les situations sont parfois bien difficiles à gérer. En particulier les effets de seuil doivent être mis en exergue, car sans dégressivité des prestations, si elles sont accordées entièrement ou alors pas du tout, il arrive plus souvent qu’on le pense que mieux vaut recevoir des prestations que de retravailler ! Il faudrait arriver à simplifier le système et à assurer, par la convergence des prestations, à la fois une incitation au travail ne serait-ce qu’à temps partiel, et un revenu minimum décent pour tous.
3)    L’axe de la formation. Les situations difficiles sont très largement en lien avec des formations déficientes. Le manque de qualification est rédhibitoire sur le marché du travail, et tout ce qui peut inciter un individu à améliorer ses compétences est un investissement à la fois dans l’économique et dans le social.
4)    L’axe de l’égalité entre hommes et femmes. Un autre déterminant des situations difficiles est la charge de famille, par ailleurs les familles monoparentales sont essentiellement féminines. Ces femmes sont souvent peu qualifiées et travaillent dans des professions à faible rémunération, et aux problèmes matériels s’ajoute une constante course contre la montre. Statistiquement les femmes souffrent toujours d’un retard important et inacceptable en termes de rémunération.
Enfin, il importe que toute action concernant une catégorie sociale soit le plus possible menée en concertation avec les organisations, associations et autres entités représentatives de ces catégories. Plus encore que dans tout autre domaine, la pertinence du social se mesure sur le terrain.

23:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

Commentaires

"""Beaucoup de personnes ont malheureusement oublié la raison d’être de la fiscalité, de la redistribution, de l’équilibre dans une société, comme elles ont oublié le rôle essentiel des socialistes dans la mise sur pied du droit du travail ou de l’édifice des assurances sociales."""

Je ne peut pas m'empêcher.
Je me demande si vous avez posé la question à Micheline Calmy-Rey, au sujet de la BCGE et des milliards que cela à coûté et coute encore à la population et aux entreprises genevoises.

Avez-vous remercié Ruth Dreifuss et sa calamité, la LAMAL ?
Je ressent la même chose que pendant mes 18 années passées en Roumanie.
Je me sent PRISONNIER de cette obligation de contracter, qui fait qu'il n'y a plus de concurrence parmi les assureurs-maladie.

Parlant du droit du travail, vous oubliez sciemment le fait que si l'on a la bonne carte de membre d'un parti politique, l'accès à un poste vous est grandement facilité.
Pour preuve, Sandrine Salerno, a fait le ménage dans son département, dès son arrivée.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 14/04/2008

Je cherche un vrai travail ... Dotée de tout ce qu'il faut, je suis ouverte à toute proposition. Etant certaine de pouvoir vous offrir le meilleur, je reste à votre disposition.

Vous parlez beaucoup de social et je n'en vois guère!

Merci de bien vouloir me répondre. En attendant, je vous laisse mes coordonnées : 022 343 10 63. Si vous entrez dans le jeu, nous pourrons réaliser beaucoup de choses ensemble...

Bien à vous!

Écrit par : Micheline | 16/04/2008

Monsieur Longet,

J'oubliais qu'en politique, on n'y trouve point d'humour. Pardonnez-moi pour m'être laissé happer par le ton de mon préopinant que je lis toujours avec intérêt. Après cette brève captatio benevolentiae, j'en viens aux points que vous soulignez.

- Pour ce qui est du droit du travail, des instruments juridiques existent déjà. Ce qu'il faut changer la mentalité et certaines pratiques. Voyez un peu les ETC mis sur pied par des socialistes qui ont réussi ensuite leur carrière:
un statut de chômeur a été collé aux bénéficiaires quand bien même en recherche d'emploi. Le ver n'était pas forcément dans le fruit. Premièrement, c'est un marché de l'emploi parallèle qui s'est créé ces 12 dernières années, soit des employés de deuxième zone. Deuxièmement, cette mesure n'a jamais été appliquée dans une volonté d'emploi durable ou d'insertion réelle puisque l'office étatique idoine présentait ce type de contrat comme devant durer douze mois. Ce qui n'incitait pas les services profitant de ces employés bénévoles à réfléchir plus loin du nez. Aujourd'hui, la situation s'est empirée.

Là où le bât blesse, ce sont les salaires insuffisants engendrés par ce genre de mentalité. Les prestations ne correspondent plus aux rémunérations depuis belle lurette. Des postes inutiles sont maintenus - même dans certains milieux subventionnés - alors que des gens offrent leurs services hautement qualifiés bénévolement, utiles au bon fonctionnement de l'organisme.

Avez-vous quelque proposition concrète pour mettre fin à cette hypocrisie générale de fait et qui ne se réduise pas à l'élaboration d'un instrument juridique de plus?

P. S. Pour ce qui est de mon billet précédent, vous pouvez l'éliminer. Quoique je reste à votre disposition pour parler de dossiers qui vous tiennent à coeur!Et si, d'aventure, vous daigniez m'informer d'une possibilité, merci par avance de m'en faire part.

Écrit par : Micheline | 17/04/2008

Vous osez parler de la formation ? ! !

"""3) L’axe de la formation. Les situations difficiles sont très largement en lien avec des formations déficientes. Le manque de qualification est rédhibitoire sur le marché du travail, et tout ce qui peut inciter un individu à améliorer ses compétences est un investissement à la fois dans l’économique et dans le social."""

Les entreprises genevoises demandent des formations européennes à des citoyens et habitants genevois.

Un exemple.
Un jeune suisse, genevois d'origine, suit les cours de la Faculté de Chimie de Genève.
Il envoie son cv à Firmenich, société bien genevoise, on lui répond:
" Monsieur, chez Firmenich, il faut parler l'anglais couramment"
Depuis, il travaille chez Securitas, il y passe ses nuits, loin de sa femme et leur petite fille.

Trouvez-vous cela normal, qu'à Genève, une société genevoise ( je ne vous parle pas de Caterpillar, Procter & Gamble et compagnie ), refuse un genevois, sous prétexte qu'il ne parle pas bien l'anglais ?

C'est bien honteux que tout cela, monsieur Longet.
Et indigne !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/04/2008

Victor, si vous avez la possibilité de vous rendre dans le parking de cette société, vous aurez la surprise de découvrir une ou deux plaques genevoises. Pour le reste, elles sont jaunes !! De plus, certains employés étrangers ne se gênent pas pour piquer des parfums et les revendre en France voisine. C'est de notoriété publique dans cette société.

Écrit par : Octave Vairgebel | 17/04/2008

Mon cher Octave, vous faites très bien d'apporter un commentaire supplémentaire, mais tel n'était pas mon propos.

Je m'indigne contre le président du PS, qui nous parle de formation, en lui demandant à quoi bon, suivi de l'exemple de ce diplômé de la Faculté de Chimie de Genève.
Sans vouloir l'accabler encore avec l'histoire des 11'000 informaticiens au chômage pendant les années 1994-1998...
Sans vouloir, pertinemment me moquer de lui-même à titre individuel et aussi au niveau professionnel et politique, alors qu'on entend parler d'un manque d'informaticiens en Suisse que l'on va combler en allant chercher à l'étranger ces informaticiens.

Comme informaticien au chômage, si vous demandez des cours pour changer de profession, on vous rit au nez, alors même que l'horlogerie manque de main d'œuvre...

Il s'érige en donneur de conseils, alors même qu'il n'a absolument aucune idée de ce qu'il avance.
Il se balade dans le bus 10, à longueur de journée en essayant de convaincre à la cause du socialisme, n'importe quel badaud.
Et dire que c'est le maire d'Onex.


Pour en revenir à Firmenich, la directrice des Ressources Humaines...est ASIATIQUE...parle SEULEMENT en anglais...et REFUSE les genevois...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/04/2008

RACISTE !!!

"""
1) L’axe du droit du travail. Face aux salaires insuffisants, aux risques de dumping social, au travail au noir, il convient de revisiter le droit du travail tel qu’il résulte de la législation fédérale (Loi sur le travail, Code des obligations) et également de déclarer obligatoires les conventions collectives de travail. A cet égard, le rôle essentiel des syndicats ne saurait être assez souligné.
"""

Personne ne s'offusque de voir écrit travail au NOIR ??? !!!
Le mouton noir de l'UDC a subi les foudres des bien-pensants, mais LA...personne !!!

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/04/2008

Si les hommes boivent, les femmes se mettent aussi...Valérie Garbani, Jean Studer, Thomas Burgener...

"""
Notre vie se gère en lien avec les autres, nous ne sommes pas seuls sur cette Terre, et l’équité se définit au point d’équilibre entre l’individu et la société.
"""

Voila pour l'équité...à votre santé, messieurs, dames !!!

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/04/2008

"""4) L’axe de l’égalité entre hommes et femmes."""
Copiez Valérie Garbani, bonnes femmes, mettez vous à boire !!!

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/04/2008

D'accord avec Victor sur l'axe de la formation. Des formations, on en manque pas. Aujourd'hui, on veut en faire des programmes d'occupation faute de places de travail. Des gens superqualifiés qui font des offres, on en connait beaucoup. Au contraire, des gens qui n'ont même pas l'effort de terminer leurs études (dont le CV aurait été balayé directement, si...)et qui, par un jeu de copinage honteux, se sont vus attribuer des postes de cadres. Dans vos rangs, il y en a au moins une (de notoriété publique).

C'est dégueulasse! Oui, il faut passer à l'action et cesser d'inventer des subterfuges.

Écrit par : Micheline | 17/04/2008

Si au moins, il s'agissait de dumping social, je comprendrais.
Mais, même dans les banques genevoises, on préfère encore des parisiens, à qui on donne des salaires mirobolants, comparés à ceux octroyés aux genevois, pour en arriver à des faillites, ou bien des pertes.

Et quand j'entends ce slogan...consommez local...je vois rouge...la haine m'envahis progressivement...j'ai envie de casser du socialiste, bourgeois et intellectuel...pour ne pas broyer du noir, seul dans mon coin.
Ah...si je ne me retenais pas...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/04/2008

Social: un besoin d'action...et si vous commenciez déjà par les cotisations en cas d'adhésion au parti ?
Je me demande si c'est une cotisation ou bien un impôt déguisé !!!
source: http://www.ps-ge.ch/spip.php?article9

"""
Comment sont fixées les cotisations ?

1. SOUMISSION A LA COTISATION

Chaque membre est assujetti à l’obligation de payer une cotisation à sa section. Le montant de la cotisation est déterminé en fonction du revenu brut annuel du membre.

Pour les couples, la catégorie du revenu est déterminée comme suit :

* 2 membres, 2 revenus non cumulables, 2 cotisations personnelles
* 2 membres, 1 revenu, 1 cotisation revenu brut, 1 cotisation sans revenu

2. DETERMINATION DU REVENU BRUT

Le niveau de vie est en relation avec le revenu brut du membre. Par revenu brut, on entend le salaire annuel, avant les déductions sociales (AVS, AI, Chômage, LPP, etc.).

3. BAREME DES COTISATIONS

Les cotisations sont établies sur le principe d’une solidarité entre socialistes. Ceux qui bénéficient d’un niveau de vie supérieur sur le plan économique, contribuent plus largement aux ressources du PSG.
Catégories Revenus bruts Cotisation Annuelles Cotisations Mensuelles
Membres sans revenu, apprenti-e-s, étudiant-e-s, bénéficiaires OCPA, 85 Frs

Bas revenu Jusqu’à 36’000 Frs 120 Frs 10 Frs
Revenu moyen Jusqu’à 72’000 Frs 240 Frs 20 Frs
Revenu supérieur Jusqu’à 108’000 Frs 360 Frs 30 Frs
Haut revenu Au-delà de 108’000 Frs 480 Frs 40 Frs
Cotisations volontaires

4. FIXATION DU REVENU BRUT

Le montant du revenu brut est fixé par le membre. Il ne fait pas l’objet d’une appréciation ou de contrôles. La confiance est une règle à laquelle les socialistes sont attachés.

5. DEROGATION

Le membre pour qui le paiement de sa cotisation représente une difficulté, a la possibilité de trouver un arrangement avec sa section.

6. REGLEMENTS DES COTISATIONS

Les cotisations sont dues à la section. Les modalités du paiement (annuel, semestriel, etc.) sont de la compétence de la section.

L’absence du paiement de la cotisation peut engendrer l’exclusion du membre.

7. DROITS LIES A LA COTISATION

La cotisation donne :

La qualité de membre aux Parti Socialiste Suisse, Parti Socialiste Genevois et à sa section locale.
La réception hebdomadaire du bulletin du PSG ’’Post-Scriptum’’.

Jean-Luc Richardet Trésorier du Parti Socialiste Genevois 21 mars 1998
"""

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 18/04/2008

@ Victor : Vous avez raison. C'est le part des plus gros salaires et des super planqués, prêts à écraser la gueule de leur semblable mais prompts à faire entendre leur voix plaintive, enveloppée de discours altruistes.

René Longet est lui-même, super nanti, descendant d'Elie Ducommun, un des fondateurs de parti radical, et dont un arrêt de bus porte son patronyme. Normal qu'il se sente nanti d'un tel pouvoir!

@ M. Longet : Si vous êtes réellement social, M. Longet, vous devez impérativement vous débarrasser de certains coqs car vos élécteurs ne vous seront pas acquis automatiquement; jusqu'ici, vous surfez sur la vague "capital-sympathie" mais les gens savent beaucoup de choses et cesseront peut-être de "voter socialiste parce que c'est le moins pire" - ou de voter tout court.

Peut-être que vous vous en fichez pour vous-même (mais alors là, ce serait contradictoire avec votre slogan de base).

Et pourquoi pas traiter les points de vue apportés par les commentateurs de ce billet...

Écrit par : Saturne | 18/04/2008

@ Saturne.
Je vous remercie pour votre soutien.
Mais comme tous les autres socialistes, Michel TEDESCHI, se plaint de la transparence du financement des partis, alors je voulais donner un bon coup de pied dans la fourmilière.
A l'UDC, ( tout le monde peu visiter leur site ! ), c'est 100,- francs, pour ceux qui travaillent, 50,- francs, pour les AVS & AI. On peut également faire un don, mais je pense pas qu'au PS, on va refuser un don, même si cela n'est pas inscrit.
Cela a le mérite d'être clair.

Concernant la campagne 2007, tout le monde accusait l'UDC et Blocher pour sa capacité financière illimitée.
Je me demande quel milliardaire deviendrais membre du PS !
Certainement pas un Bertarrelli !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 18/04/2008

Hi there! I'm Crystal. I am almost 17. :)
I guess longet.blog.tdg.ch - beautiful name for this site! ;)
It is so cool here, especially in this category.
I was surfed about 3 hours before found this forum. I think i'll be here for a long time! :-*

Écrit par : AMistyCrissy | 10/10/2008

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