27/04/2008

Développement durable,quoi de neuf?

Le développement durable vise à corriger un certain nombre d’erreurs graves de nos orientations individuelles et collectives. La définition a été mise au point par les Nations Unies en 1987, et depuis le concept et les enjeux se sont précisés à travers de nombreuses conférences internationales aboutissant sur des programmes négociés, comme l’Agenda 21 de Rio en 1992, ou le plan d’action du Sommet mondial du développement durable de 2002.

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13/04/2008

Social : un besoin d’action

   


Une vision moderne du social repose sur une approche à la fois individuelle et sociale : à l’individu de prendre en charge son existence, de prendre ses responsabilités devant la vie ; à la société de compenser les considérables inégalités de chance et de destin devant les aléas de l’existence.

Cette approche souligne l’importance de la vie en société. Le chacun pour soi peut séduire, mais assez vite on se rend compte que l’on a besoin les uns des autres. Pas plus que l’intérêt général ne résulte automatiquement de l’addition des intérêts particuliers, ces derniers ne sont automatiquement satisfaits par la seule réponse individuelle.

Comme leur nom l’indique, les socialistes se réfèrent au social et à la société : social, socialiste, solidaire, tout cela vient de la même racine, va dans le même sens. Notre vie se gère en lien avec les autres, nous ne sommes pas seuls sur cette Terre, et l’équité se définit au point d’équilibre entre l’individu et la société.

Beaucoup de personnes ont malheureusement oublié la raison d’être de la fiscalité, de la redistribution, de l’équilibre dans une société, comme elles ont oublié le rôle essentiel des socialistes dans la mise sur pied du droit du travail ou de l’édifice des assurances sociales. Aujourd’hui quand on lit que les aînés bénéficient globalement de revenus satisfaisants, c’est un succès de l’AVS, du 2e pilier et des prestations complémentaires cantonales voire communales. Ces acquis doivent être défendus.

Mais un diagnostic social montre qu’il reste de nombreux enjeux liés aux inégalités et que de nombreuses difficultés sont apparues qui exigent une grande vigilance et une bonne dose de créativité. La société à deux vitesses est hélas une réalité, et la prospérité n’est pas automatiquement partagée, il faut une volonté politique forte pour y arriver.

Aujourd’hui, certaines catégories et situations attirent plus particulièrement l’attention :  les personnes à charge d’enfants ou de personnes âgées, ou encore handicapées ; les familles monoparentales ; les inégalités salariales et autres qui subsistent entre hommes et femmes et qui sont coresponsables avec les bas salaires de poches de pauvreté ; les working poor précisément (plus d’un salarié sur dix ne gagne pas assez pour vivre) ; la fragilité d’une bonne partie de la classe moyenne, voilà quelques-uns parmi les enjeux sociaux actuels.

Quatre axes d’action pour y répondr,e me semble-t-il, s’imposent :

1)    L’axe du droit du travail. Face aux salaires insuffisants, aux risques de dumping social, au travail au noir, il convient de revisiter le droit du travail tel qu’il résulte de la législation fédérale (Loi sur le travail, Code des obligations) et également de déclarer obligatoires les conventions collectives de travail. A cet égard, le rôle essentiel des syndicats ne saurait être assez souligné.
2)    L’axe des prestations. Ces dernières sont aujourd’hui d’une grande complexité, relèvent de nombreuses lois (allocations, prestations diverses) et les situations sont parfois bien difficiles à gérer. En particulier les effets de seuil doivent être mis en exergue, car sans dégressivité des prestations, si elles sont accordées entièrement ou alors pas du tout, il arrive plus souvent qu’on le pense que mieux vaut recevoir des prestations que de retravailler ! Il faudrait arriver à simplifier le système et à assurer, par la convergence des prestations, à la fois une incitation au travail ne serait-ce qu’à temps partiel, et un revenu minimum décent pour tous.
3)    L’axe de la formation. Les situations difficiles sont très largement en lien avec des formations déficientes. Le manque de qualification est rédhibitoire sur le marché du travail, et tout ce qui peut inciter un individu à améliorer ses compétences est un investissement à la fois dans l’économique et dans le social.
4)    L’axe de l’égalité entre hommes et femmes. Un autre déterminant des situations difficiles est la charge de famille, par ailleurs les familles monoparentales sont essentiellement féminines. Ces femmes sont souvent peu qualifiées et travaillent dans des professions à faible rémunération, et aux problèmes matériels s’ajoute une constante course contre la montre. Statistiquement les femmes souffrent toujours d’un retard important et inacceptable en termes de rémunération.
Enfin, il importe que toute action concernant une catégorie sociale soit le plus possible menée en concertation avec les organisations, associations et autres entités représentatives de ces catégories. Plus encore que dans tout autre domaine, la pertinence du social se mesure sur le terrain.

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