06/06/2008

Après le coup de balai du 1er juin, légiférer sur les régies publics est urgent



Les trois lois qui prétendaient « dépolitiser » la gestion des régies publiques que sont les HUG, les TPG et les SIG ont donc été vigoureusement balayées par le peuple. En effet les citoyennes et citoyens se sont méfiés : dans ces entités se prennent des décisions qui ont une grande influence sur notre vie quotidienne, et nous les abandonnerions aux technocrates ?
Aujourd’hui la place est nette pour reprendre sereinement la question de comment gérer ces entités aux mieux, une fois l’exigence de responsabilité et de contrôle démocratique réaffirmée.
Il me semble que nous devrions tout d’abord lister les entités concernées. A mon sens il faudrait ajouter aux trois susmentionnées l’hospice général, tant qu’il existe en tant qu’entité juridique, l’Université, la banque cantonale, l’aéroport, les fondations immobilières d’intérêt public… Toutes ces entités ont finalement la même fonction : assumer une mission que la loi leur attribue, et qui est donc d’intérêt public.
On observe tout d’abord que les lois qui les instituent sont très différemment rédigées et structurées. Il conviendrait donc de définir un tronc commun à toutes ces entités.
Ce tronc commun expliciterait les objectifs de manière claire, les moyens mis à disposition, les attentes, les marges de manœuvre, la rémunération par l’Etat des prestations non rentables commercialement que l’Etat souhaiterait voir fournies (exemple : réseau TPG), les règles de rémunération des dirigeants, la façon de rendre compte…
Il faut battre le fer tant qu’il est chaud et clarifier règles et missions, marges de manœuvre et outils de contrôle, dans la plus grande transparence. Il n’y a pas de raison que le Grand Conseil puisse contrôler au nom des citoyennes et citoyens l’instruction publique ou les affaires sociales et que les soins hospitaliers ou la fourniture en énergie ne soient pas, à leur niveau, et par les organes prévus pour cela, l’objet d’un contrôle tout aussi efficace.
Finalement ce que les Genevoises et Genevois ont dit à une forte majorité le 1er juin, c’est qu’ils ne voulaient pas d’un Etat à deux vitesses. Au législateur de passer à l’acte et de définir le cadre d’action des régies et établissements publics.

22:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

Pour la Banque Cantonale, ne vaut-il pas mieux d'attendre la fin du procès ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/06/2008

Un coup de balai s'impose dans votre poulailler et parmi certains bénéficiaires de vos faveurs, Monsieur Longet!

Écrit par : Micheline | 07/06/2008

Comme disait Sarkozy et pour être à la page avec la technologie, utilisons le Kärcher !
D'autant + que Pierre Maudet et Mark Müller, l'ont fait...pour les tags en Vieille-Ville, alors qu'à Lancy, ils ont dépensé 15'000,- francs pour en créer...des tags...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/06/2008

"Finalement ce que les Genevoises et Genevois ont dit à une forte majorité le 1er juin, c’est qu’ils ne voulaient pas d’un Etat à deux vitesses. Au législateur de passer à l’acte et de définir le cadre d’action des régies et établissements publics."

Les électeurs Genevois fidels à eux même.Oui à l'état providance et non aux impôts.

D.J

Écrit par : D.J | 07/06/2008

@ DJI : Non, ce n'est en tout cas pas un état providence que nous avons; aucune velléité de protéger et/ou d'aider n'est à attendre. C'est l'organe du pouvoir, point barre. D'ailleurs, beaucoup de gens sont cassés par les institutions. La mentalité à l'oeuvre est bien plutôt le lâchage...

Quant aux régies publiques, heureusement que la population a maintenu cette fonction de contrôle, de représentation, de régulation, d'un point de vue principiel. Même si certains qui servent cette fonction politique-politisée ne sont pas toujours à la hauteur, il ne faut jeter le bébé avec l'eau du bain. (L'utilisation des deniers publics ne va pas sans.)

Écrit par : Micheline | 07/06/2008

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