17/08/2008

Constituante: l'histoire s'accélère, dans deux mois et deux jours les jeux seront faits

L’histoire s’accélère. Dans deux mois et deux jours, les jeux seront faits. Les 80 membres de l’Assemblée constituante seront élu-e-s.
La rentrée sera chaude. Posons quelques questions-clé.
1)    Une Assemblée de ce type a besoin de moyens. Ces moyens vont-ils être accordés par le Grand Conseil en votant le budget en décembre 2008 ? Sont-ils prévus dans le projet de budget du Conseil d’Etat ? Un rapide calcul permet de situer les enjeux. 80 constituants à environ 20-30%. Il serait décent de les rémunérer correctement afin qu’ils puissent négocier vis-à-vis de leur employeur une réduction du taux d’activité. Il faut compter environ 25'000 à 30'000.- le coût pour l’employeur Etat de Genève d’une telle rémunération. Ceci x 80 = 2,5 millions par an. Et il faut un peu de staff, des juristes, des secrétaires, des communicateurs. Bref un peu de monde pour que l’Assemblée travaille en connaissance de cause des documents et des avis des uns et des autres. Disons encore un demi-million pour rester modestes. Puis il faudra communiqer, car c’est exclu de faire une constitution en vase clos. Encore quelques centaines de mille. Bref en-dessous de 3 à 3,5 millions pas de constituante.
2)    Une Assemblée de ce type a besoin d’une méthode. Pour moi c’est clair, il faut régulièrement informer, prendre le pouls des acteurs de la société, organiser le débat. Outre les moyens financiers pour cela il faut une volonté politique de rester en interaction, de rester proactifs, visibles, au cœur du débat. L’Assemblée doit conduire et non subir le débat sur les enjeux fondamentaux de la redéfinition de l’Etat, de son organisation et de ses tâches.
3)    Enfin il faudrait être conscient que le travail d’imaginer la charte fondamentale de Genève demande un planning réaliste. Cela ne sert à rien de présenter d’ores et déjà des paquets tout ficelés. Je préférerais infiniment que la première année l’Assemblée prenne le temps de s’imprégner de l’état de la question, analyse les nombreuses études et analyses disponibles sur Genève, ses forces et ses faiblesses, y compris un fameux audit de l’Etat qui a coûté la bagatelle de 7 millions sans laisser la moindre trace perceptible. Qu’ensuite la 2e année soit consacrée au débat, la 3e à la production et à la discussion de thèses et la 4e à la mise au point du texte. Le faire trop tôt c’est écraser le débat sous le juridisme et en faire une bataille de formulations. Il sera assez tôt de faire appel aux experts du verbe légal, une fois que l’on saura ce qu’on se veut.

Le tout est une belle aventure, stimulante, positive, et il me semble que Genève en a bien besoin. Au peuple maintenant de décider à qui il entend confier les clés de la future assemblée.
Pour ma part, je rappelle quelques questions iconoclastes qu’il faudra bien aborder :
-    réduire le nombre de députés de moitié mais faire du Grand Conseil un parlement semi-professionnel, aux moyens à la hauteur des attentes et de ses tâches
-    réduire drastiquement le nombre des communes et en professionnaliser les magistrats, réduire le nombre des conseillers municipaux et les charger d’animer le débat dans les quartiers pour devenir de vrais relais de la population
-    réaffirmer le rôle de l’Etat comme arbitre, acteur, stimulant fort mais efficient, transparent, bien contrôlé
-    unifier les liens entre l’Etat et les entités publiques tels les SIG, TPG, HUG mais aussi aéroport, université, BCG et j’en passe
-    inscrire dans la constitution les objectifs de la politique économique et sociale cantonale : capital risque, promotion économique, salaire minimum etc.
-    dresser un catalogue clair des tâches de l’Etat et subsidiairement des communes
-    contrôler plus strictement et plafonner comme en France les dépenses électorales
bref tout cela est loin d’être académique ou abstrait mais devrait être largement débattu. Il reste deux mois pour élire les bonnes personnes pour le faire !


L’histoire s’accélère. Dans deux mois et deux jours, les jeux seront faits. Les 80 membres de l’Assemblée constituante seront élu-e-s.
La rentrée sera chaude. Posons quelques questions-clé.
4)    Une Assemblée de ce type a besoin de moyens. Ces moyens vont-ils être accordés par le Grand Conseil en votant le budget en décembre 2008 ? Sont-ils prévus dans le projet de budget du Conseil d’Etat ? Un rapide calcul permet de situer les enjeux. 80 constituants à environ 20-30%. Il serait décent de les rémunérer correctement afin qu’ils puissent négocier vis-à-vis de leur employeur une réduction du taux d’activité. Il faut compter environ 25'000 à 30'000.- le coût pour l’employeur Etat de Genève d’une telle rémunération. Ceci x 80 = 2,5 millions par an. Et il faut un peu de staff, des juristes, des secrétaires, des communicateurs. Bref un peu de monde pour que l’Assemblée travaille en connaissance de cause des documents et des avis des uns et des autres. Disons encore un demi-million pour rester modestes. Puis il faudra communiqer, car c’est exclu de faire une constitution en vase clos. Encore quelques centaines de mille. Bref en-dessous de 3 à 3,5 millions pas de constituante.
5)    Une Assemblée de ce type a besoin d’une méthode. Pour moi c’est clair, il faut régulièrement informer, prendre le pouls des acteurs de la société, organiser le débat. Outre les moyens financiers pour cela il faut une volonté politique de rester en interaction, de rester proactifs, visibles, au cœur du débat. L’Assemblée doit conduire et non subir le débat sur les enjeux fondamentaux de la redéfinition de l’Etat, de son organisation et de ses tâches.
6)    Enfin il faudrait être conscient que le travail d’imaginer la charte fondamentale de Genève demande un planning réaliste. Cela ne sert à rien de présenter d’ores et déjà des paquets tout ficelés. Je préférerais infiniment que la première année l’Assemblée prenne le temps de s’imprégner de l’état de la question, analyse les nombreuses études et analyses disponibles sur Genève, ses forces et ses faiblesses, y compris un fameux audit de l’Etat qui a coûté la bagatelle de 7 millions sans laisser la moindre trace perceptible. Qu’ensuite la 2e année soit consacrée au débat, la 3e à la production et à la discussion de thèses et la 4e à la mise au point du texte. Le faire trop tôt c’est écraser le débat sous le juridisme et en faire une bataille de formulations. Il sera assez tôt de faire appel aux experts du verbe légal, une fois que l’on saura ce qu’on se veut.

Le tout est une belle aventure, stimulante, positive, et il me semble que Genève en a bien besoin. Au peuple maintenant de décider à qui il entend confier les clés de la future assemblée.
Pour ma part, je rappelle quelques questions iconoclastes qu’il faudra bien aborder :
-    réduire le nombre de députés de moitié mais faire du Grand Conseil un parlement semi-professionnel, aux moyens à la hauteur des attentes et de ses tâches
-    réduire drastiquement le nombre des communes et en professionnaliser les magistrats, réduire le nombre des conseillers municipaux et les charger d’animer le débat dans les quartiers pour devenir de vrais relais de la population
-    réaffirmer le rôle de l’Etat comme arbitre, acteur, stimulant fort mais efficient, transparent, bien contrôlé
-    unifier les liens entre l’Etat et les entités publiques tels les SIG, TPG, HUG mais aussi aéroport, université, BCG et j’en passe
-    inscrire dans la constitution les objectifs de la politique économique et sociale cantonale : capital risque, promotion économique, salaire minimum etc.
-    dresser un catalogue clair des tâches de l’Etat et subsidiairement des communes
-    contrôler plus strictement et plafonner comme en France les dépenses électorales
bref tout cela est loin d’être académique ou abstrait mais devrait être largement débattu. Il reste deux mois pour élire les bonnes personnes pour le faire !



22:44 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

Commentaires

"Vous pouvez répéter ?"

:o)

Écrit par : Blondesen | 17/08/2008

Ce qui est génial avec les socialistes,c'est que lorsque que tu poses une question, quand ils ont fini de répondre tu ne te souvient plus de la question que tu as posée!

Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux.-Confucius-

Écrit par : simplicité | 18/08/2008

@ simplicité
Vous n'avez donc pas remarqué que M. Longet a publié deux fois le même billet ?
Sans doute par crainte de n'être pas compris...

:o)

Écrit par : Blondesen | 18/08/2008

Plus que les suisses ne veulent pas abandonner leur indépendance en adhérant à l'UE, alors on va s'y prendre autrement...

"réduire drastiquement le nombre des communes et en professionnaliser les magistrats, réduire le nombre des conseillers municipaux et les charger d’animer le débat dans les quartiers pour devenir de vrais relais de la population"

Si ce n'est une manière d'enlever de l'indépendance à des gens libres...

Petite question...pourquoi avoir copier/coller 2 fois 1 seul et unique texte ?

Bis repetita placent...?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 18/08/2008

Monsieur Longet,
Je vous suis très reconnaissante d'avoir brossé un tableau de la complexité du sujet. A force de lire des fragments de la constitution de cette Assemblée, on a l'impression "qu'y a qu'à". Ceux qui ont voté contre la révision de la constitution pressentaitent dans quel monstre de travail cela nous mènerait, avec un résultat qu'il est difficile d'imaginer.
Je regrette que vous ayez placé vos questions iconoclastes en fin de la note qui est déjà bien dense.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 18/08/2008

Heureusement que ce Monsieur Longet n'a pas les idées aussi grandes que son nom l'indique. C'est un socialiste d'un autre temps, au teint un peu passé qui une fois la constituante mise en place à Genève, se doit de laisser sa place à des forces jeunes et dynamiques pour l'avenir du parti !

Écrit par : Jean-Francois | 23/08/2008

A l'attention de
Maître Michel HALPERIN
Député au Grand Conseil
Président du Parti libéral
République et Canton de Genève

--------------------------------------------------------------------------------



Monsieur le Président,

Je trouve les derniers communiqués du Parti libéral particuliè-
rement affligeants...

Personnellement, il m'est permis de douter de la capacité de
Monsieur Pierre Ronget à terminer sa législature de conseiller
municipal. De toute évidence, il souffre de son ego et proba-
blement d'une sénilité précoce, voire d'un début de maladie
d'Alzheimer... Je ne puis que me rapporter à ses propos cho-
quants à propos de ses adversaires politiques, qui dérangent
particulièrement mes amis avocats et médecins :

« l’un n’ayant pas la capacité intellectuelle de gérer une
commune, l’autre adoptant une attitude dogmatique et
passéiste ».

Je ne puis que vous inviter à discuter avec ce Monsieur pour
savoir s'il ne serait pas opportun pour lui de mettre un terme
à sa carrière politique, tant il est vrai qu'il ne représente pas
les valeurs véhiculées par le Parti libéral et la droite tradition-
nelle. Pour ma part, j'estime que la Section de Vernier méri-
terait un dépoussiérage et un rajeunissement de sa représen-
tation.

Je vous rappelle qu'au soir de l'élection, vous déploriez l'échec
de votre projet de pacte républicain mais que vous félicitiez
avec élégance le gagnant du jour tout en lui souhaitant bonne
chance pour Vernier ! Un beau geste, en vue de collaborations
futures entre le MCG et le Parti libéral dans le domaine de
la res publica. Monsieur Thierry Cerutti a aussitôt répondu
en précisant qu'il pratiquerait une gouvernance collégiale,
dans un esprit constructif et sans exigence particulière quant
au dicastère qui lui serai confié.

J'espère que la campagne que le Parti libéral conduira en vue
de l'élection à la constituante aura plus d'allure et surtout
qu'elle sera loyale.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distin-
guées.


http://www.liberal-ge.ch/?option=com_content&task=view&id=33&Itemid=73&commId=165

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Votez pour Pierre Ronget candidat à Vernier !

Pierre Ronget candidat à Vernier

La commune de Vernier a connu un séisme politique avec l’annulation, suite à des irrégularités, de l’élection du candidat MCG Thierry Cerutti au Conseil administratif. Vacant depuis juin 2007, le troisième poste à l’Exécutif sera enfin repourvu le 28 septembre prochain. En lice: le libéral Pierre Ronget.

Conseiller municipal à Vernier depuis vingt-neuf ans, Pierre Ronget connaît sa commune mieux que quiconque. A quatre reprises, il en a présidé le législatif. En raison de son engagement sans faille en tant qu’élu, il était naturel qu’il finisse par se trouver au seuil du Conseil administratif, même si cela se produit dans des circonstances inhabituelles pour une commune. «L’annulation d’une élection, c’est en effet plutôt rarissime. A ma connaissance, cela s’est produit une fois à Genthod. Ce qui est arrivé à Vernier est effrayant en termes de violation des règles démocratiques.»

Soutenu dans un premier temps par presque tous les partis, dont les socialistes qui défendaient eux-mêmes le bien-fondé d’une candidature libérale dans un Exécutif où domine la gauche, Pierre Ronget se trouve finalement opposé au candidat socialiste Alain Charbonnier, arrivé entre-temps dans la course par une volte-face de son parti… le troisième candidat étant toujours Thierry Cerutti, qui ne s’avoue pas vaincu.

Le libéral sait que la compétition est rude, mais il a une longueur d’avance, non seulement par son expérience d’élu municipal, mais encore par ses compétences professionnelles en matière de gestion, actuellement au sein de l’Ecole horticole de Lullier. «Je ne cache pas que la gestion d’une commune est un défi qui m’attire. J’y défendrai un programme en trois priorités. Il s’agit d’une part de l’environnement: il nous faut un développement harmonieux, ceci dans le but d’une meilleure qualité de vie pour une commune soumise à de nombreuses nuisances. Cette vision va à l’encontre de la tendance au «tout béton» qui nous avons connue il y a quelques années. Par ailleurs, dans une commune relativement défavorisée, la question sociale est essentielle: je pense notamment à des contrats de quartier, comme ils existent déjà au Lignon ou aux Avanchets, nécessaire si nous voulons éviter que la situation se dégrade dangereusement, notamment aux Libellules. Enfin, en bon libéral, je reste très attaché à la problématique des finances.»

Grâce au soutien des PDC, des radicaux et des Verts – avec lesquels il a déjà initié des alliances dans le domaine environnemental – le libéral Pierre Ronget garde toutes ses chances face à deux concurrents moins armés, «l’un n’ayant pas la capacité intellectuelle de gérer une commune, l’autre adoptant une attitude dogmatique et passéiste ».


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Écrit par : Gavroche, citoyen genevois | 04/10/2008

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