28/09/2008

Bonnes nouvelles du front culturel

On a tellement pris l’habitude de parler de ce qui ne va pas qu’on oublie de souligner les bonnes nouvelles.

2008 a permis de sérieux progrès dans le domaine de la culture à Genève, et tout d'abord en termes d'organisation, des deux côtés de la barrière:

- D’une part, les acteurs culturels. Ils se sont donné les moyens de peser sur les débats et les décisions publiques, en créant le Rassemblement des artistes et acteurs culturels de Genève, le RAAC. Premier forum très réussi, en février et le 2e aura lieu à la fin de cette semaine. Plus d’excuses pour les pouvoirs publics de ne pas savoir à qui s’adresser. Désormais les acteurs culturels ne pourront plus être contournés. Bravo au RAAC !
- D’autre part, les communes,. Avec l’Etat, elles portent l’essentiel de l’effort de l’équipement culturel. Elles se sont organisées pour coordonner leurs activités. Les magistrats en charge de la culture, dont le soussigné, se rencontrent plus souvent, planchent sur des solutions. De poemières pistes pourront être présentées précisément à ce 2e forum du RAAC.

 Parmi les avancées réalistes, notons des éléments comme ceux-ci :
-    Des équipements culturels qui concernent un espace plus large que la seule commune d’implantation ont besoin d’un financement intercollectitivés. La maison de la danse est apparue trop lourde pour le contribuable de Lancy, le Grand Théâtre ne peut pas être à la seule charge de la Ville, la plupart des équipements sont en réalité régionaux.

-    L’Etat doit pouvoir développer de manière significative son soutien à la culture. Ces dernières années avaient été marquées par un retrait excessif de la part du canton.

-    Le paysage culturel doit pouvoir être vu comme un tout, certes évolutif et mouvant mais néanmoins comme un tout par tous les acteurs. C'est encore trop le chacun pour soi, le hasard des financements et des rencontres, les projets individualistes.

-    Les spécificités et besoins de l’activité culturelle doivent se refléter dans une «zone« d’activités culturelles à inscrire dans la législation sur l’aménagement du territoire,au même titre qu’il y a des dispositions sur les activités d’intérêt public, sportives, etc. De nombreuses implantations en zone agricole, villas ou immeubles ne sont actuellement que précaires parce que pas prévues par la législation.

-    Enfin un guichet unique doit faciliter la rencontre entre les auteurs de projets culturels et les possibilités d’implantation. L'absence de coordination actuelle fait que les collectivités se renvoient les demandes et qu'il n'y a pas de vue d'ensemble sur les possibilités existant sur le territoire dans son ensemble.

Ces propositions devraient maintenant rapidement devenir réalité et améliorer la situation des acteurs culturels, et donc de l’offre culturelle genevoise. Certaines ne dépendent que des magistrats, d’autres de lois à voter par le Grand Conseil comme le projet de fonds culturel intercollectivités dont le parlement est saisi depuis près d’un an. Elles permettent aussi d’aborder le débat au sein de la Constituante sur la culture. En effet aujourd’hui, pas un mot sur la culture dans la constitution existante ! Combler cette lacune et jeter les bases d’une nouvelle dynamique, c’est ce à quoi les décideurs politiques doivent maintenant s’atteler. En se rappelant que la culture, c'est ce qui donne une âme à une société et un sens à une communauté.

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11/09/2008

Le CERN va-t-il faire exploser le monde?

Depuis quelques heures à en croire d’aucuns le compte à rebours est lancé. Un grain d’antimatière qui s’échappe,comme s’échappent des OGM d’un champ soi-disant confiné, et c’est notre Planète qui implose, absorbée par un trou noir en un instant. Le risque zéro n’existe pas et je ne saurais l'exclure. Mais il y a encore un autre aspect!
C'est la question de l'utilité. De faire enfin un lien entre science et société, recherche et besoins.
Notre planète compte
•    850 millions d’humains qui ne mangent pas à leur faim
•    815 millions qui sont analphabètes
•    1,1  milliard qui doivent vivre avec moins d’un $ par jour
•    1 milliard sans véritable toit
•    1,6 milliard sans accès à de l’eau potable et à l’assainissement
•    2 milliards sans accès à des soins de base…

En même temps, nous devons faire face à très court terme à des défis comme ceux-ci :
•    Menaces sur les océans, les stocks de poisson
•    Risques et débuts de dérive climatique globale
•    Menaces sur les ressources non renouvelables
•    Perte des espèces animales et végétales
•    Disparition des forêts tropicales
•    Désertification
•    Pollutions de l’air, de l’eau et des sols.

Et on s’amuse à coups de milliards à traquer les protons, neutrons, particules infinitésimales, et on doit être content si ces collisions dans l’infiniment petit nous amènent par un heureux hasard des retombées positives ??

Rien contre la recherche fondamentale, en soi, bien évidemment, mais, Mesdames et Messieurs du CERN et d’autres lieux prestigieux de recherche et à gros crédits, n’y a-t-il pas des priorités sur terre, un lien entre moyens et besoins à établir, un meilleur usage de toutes ces installations, de toutes ces compétences, face à la faim et à l'emballement de l'effet de serre ?

Oui en effet les collisions souterraines à Meyrin me font du souci, il y a péril en la matière !

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