12/10/2008

Crise financière: tout va bien, madame la marquise...


Pendant que budgets privés et publics obligent à des choix douloureux, voilà que dans le monde irréel de la haute finance des milliards de milliards partent en fumée. L’économie réelle va-t-elle être entraînée dans le gouffre de l’économie fictive de la bulle spéculative?

Il appartient à cette occasion de réaffirmer trois choses:

1)    L’exigence de la régulation, de l’existence d’un Etat capable de le faire. La main invisible va tout régler nous a-t-on rebattu les oreilles durant les 20 dernières années placées sous le signe du moins d’Etat. Et l’attitude plus qu’en retrait du Conseil fédéral me fait penser à la France qui en 1986 affirmait que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté sur les rives du Rhin! La Suisse vivrait-elle sous une bulle, alors qu’elle s’est de plus en plus placée sous la dépendance des mouvements financiers internationaux? Même George Bush a dû en toute fin de mandat ravaler son chapeau et tirer un trait sur la doctrine de la non-intervention.

2)    L’exigence d’une politique économique qui ne brade pas les savoir-faire et les marchés locaux, qui accorde la priorité aux besoins des PME, bases du tissu économique, qui construise sur des options à long terme au lieu d’être avant tout opportuniste et attrape-tout. Genève place-forte financière doit aussi se rendre compte de la volatilité des placements financiers et cesser de considérer comme secondaire le local et les PME.
.
3)    L’exigence d’une politique sociale forte qui évite qu’en cas de soubresaut majeur, on aille encore plus dans le sens d’une société à deux vitesses.

Il est temps que les élus disent clairement aux acteurs de l’économie réelle : nous sommes avec vous, nous nous battons avec vous pour que l’argent soit au service de l’économie et pas le contraire.

Les partis de droite ne cessent de flatter les entreprises et se mettre en scène comme leurs défenseurs. Mais quand il convient d’agir, généralement ils faiblissent, succombant à leur immense respect pour le monde de la finance.

Et à moins d’une semaine de l’élection de la Constituante, il n’est pas sans intérêt de relever que dans la constitution actuelle on ne trouve pas un mot sur des missions ou des objectifs assignés à l’Etat en matière économique et sociale. Voilà une lacune majeure qu’il importera de combler. Soutien aux PME et inscription d’un salaire minimum dans la loi sont pour moi les deux faces d’une même volonté politique.

22:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Vous ne devez pas suivre les actualités. Nicolas Hayek l'a déjà dit, oui, l'économie réelle sera touchée ... comme si les impôts avaient été augmentés.

Tant mieux, au fond, si le PSG (nooon, pas le club de foot) est encore au stade de se poser des questions ... pendant ce temps-là ... d'autres appliquent des solutions.

Merci monsieur le président.
Pour votre retard.

Le PSG ... parti des riches ... UDC ... parti des pauvres et des petits anonymes.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 12/10/2008

"L’exigence de la régulation, de l’existence d’un Etat capable de le faire. La main invisible va tout régler nous a-t-on rebattu les oreilles durant les 20 dernières années placées sous le signe du moins d’Etat"

Ce sont les pouvoir publics qui ont décidé unilateralement d'injecter des millards dans des institutions financières.Toujourd facile de décrier les libéraux et les laissés affairistes (on se demande bien lesquelles)et que l'économie libéral à montré ses limites.

"Pendant que budgets privés et publics obligent à des choix douloureux, voilà que dans le monde irréel de la haute finance des milliards de milliards partent en fumée. L’économie réelle va-t-elle être entraînée dans le gouffre de l’économie fictive de la bulle spéculative?"

Dire d'un côté économie virtuel ou iréelle(Instituts finecier et bancaire)et de l'autre côté l'économie réelle( les entrepreneurs)et non sens vu que ce dernier ne pourrait pas exister sans des prêts pour investir,et vice versa.

"Soutien aux PME et inscription d’un salaire minimum dans la loi sont pour moi les deux faces d’une même volonté politique."

Imposé un salaire minimum dans la loi,qui pour les PME va devenir un obligation légal d'indexer les salaires sans se soucier des capacité financières de ces dernier denote d'un iresponsabilité politique en matière de lutte pour préserver le pleine emplois.Du reste les patrons n'en veulent pas de votre salaire minimum.

D.J

Écrit par : D.J | 13/10/2008

Et voilà, l'UBS a réussi le hold-up du siècle: 60 milliards de CHF.
Que font les socialistes? Ils se couchent ou ils réagissent et lancent une action contre ce vol de l'argent public? Même question à tous les partis!

La BNS doit être soumise au contrôle du peuple. Nous ne vivons pas en démocratie, mais en ploutocratie. Les menteurs nous assuraient que l'UBS ne risquait rien. Menteurs! Et les dirigeants vont rester en place? Je rêve!

Écrit par : Johann | 16/10/2008

Il quand meme s'appuyer a la constitution qui existe.

Écrit par : Quade @ calling phone cards | 27/10/2009

Les commentaires sont fermés.