27/04/2009

C'est le moment de reparler de laïcité!


Le débat sur l’islam nous replonge dans des enjeux qui avaient divisé le 19e siècle, et qui s’étaient conclu sur l’affirmation de la laïcité.

Celle-ci repose sur trois piliers:

 

·       La liberté de croyance, qui implique la liberté de ne pas croire, mais aussi celle d’exercer son culte (dans certaines limites).

·       La neutralité de l’Etat par rapport aux croyances et religions, qui implique que l’Etat ou ses agents n’arborent pas de signes religieux.

·       La reconnaissance d’une réalité historique : l’Europe est chrétienne depuis au moins 1500 ans.

 

Les républicains, tout en reconnaissant la valeur de la spiritualité comme voie personnelle, et de l’engagement éthique et social des Eglises, ont toujours été aux premières loges de ces enjeux.

 

Depuis quelques décennies , on relève l’émergence en Occident de religions connaissant des tendances intégristes, tendances qui non seulement s’opposent à ce qu’il y ait débat sur certaines affirmations d’ordre religieux mais entendent les imposer au sein de leur communauté voire au-delà.

 

Face à de telles dérives, on ne peut que réaffirmer cet acquis essentiel de la laïcité: il n’y a de loi que la loi républicaine, et aucun droit communautaire ne saurait valoir contre la loi de la République. Il est temps de rappeler les trois piliers sur lesquels repose le dialogue républicain.

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01/04/2009

Transports publics, illusionnisme libéral

 

Non ce n’était pas un poisson d’avril.

Les libéraux genevois ont choisi les derniers jours de mars pour tenter un coup de bluff dont ils sont passés maîtres. D’un côté on se réclame de la raison avec un grand R, on se prétend proche de l’économie et voudrait qu'il y ait des grands travaux (mais à petit prix s’il vous plaît). De l’autre, dès qu'un chantier dérange, on hurle avec les loups. A Champel on conteste le CEVA, et les libéraux ne sont jamais loin. Sur le tracé du TCOB on exige que les bouchons disparaissent comme par enchantement. "Il n’y a qu’à" reprendre le Pont des Bergues aux piétons et cyclistes, et vive le prochain embouteillage sur ce pont aussi. "Il n’y a qu’à" assurer la libre circulation partout (comment, on se le demande?) et tout ira mieux…

Ce que les libéraux et ceux qui les suivent ne veulent pas comprendre, c’est que mathématiquement on ne peut pas faire passer plus de véhicules au centre-ville que la voirie ne le permet. C’est que la seule solution, à moins de transformer Genève en Los Angeles, pour assurer la mobilité, est de disposer de transports publics, perfomants, prioritaires, à bonne fréquence. On commence à peine, timidement, à aller dans ce sens, à Genève. Ca coûte oui, mais les routes coûtent aussi, mais les transports publics, au moins, nous promettent une solution qui fonctionne. Car la vraie ennemie de la voiture, c’est la voiture elle-même, de par son nombre. Sans priorité aux transports publics sur les grands axes (mais évidemment pas sur les trajets secondaires et périphériques), plus d’accessibilité du tout au centre-ville.

En fait, les libéraux semblent nostalgiques de l’époque où seules les bonnes familles avaient une voiture, et en effet on n’était pas trop gêné par le nombre de véhicules et où on pouvait stationner partout.

Ces temps sont révolus, définitivement, et demander une égalité de traitement entre voiture, tram, vélo et marche à pied est franchement aberrant. Chaque mode de transport doit être utilisé selon ses performances, là où il est le plus adéquat.

Cessons de flatter les réactions irréfléchies ! Il est vrai que pour les libéraux, on dirait que les transports publics sont pour les autres, dès lors en effet on ne peut pas s’y identifier. Ca leur dirait, aux libéraux, de vivre un peu avec leur temps ?

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