06/06/2009

Frank Muller. La moitié de l’effectif passe à la trappe L’Etat regarde passer les trains



La crise est là, frappant notamment les marchés du luxe.
Tout le monde s’y attendait. Sauf nos chers conseillers d’Etat.
Depuis des semaines des syndicats avaient eu vent des difficultés chez Frank Muller.
Pas de réaction ni du gouvernement ni de l’administration.
Du côté de l’entreprise, décision comme souvent unilatérale, pas de concertation ni même de consultation des syndicats alors que cette procédure est prévue dans la loi et que le syndicat UNIA a demandé une rencontre à deux reprises.
Pas de stratégie industrielle lisible, un plan social qu’on aimerait bien connaître.
Licencier la moitié de l’effectif c’est visiblement se préparer à mettre la clé sous la porte.
Sinon on demande des plans de réduction d’horaires, on garde les compétences mais demande à travailler à temps partiel, des solutions de survie de ce type sont largement pratiquées. Ici ? Le doute est là.
Trois questions sur tout cela.
1)    C’est grave, très grave. Un pan entier de notre savoir-faire est en danger.
2)    Quand y aura-t-il dans ce canton une volonté politique pour une vraie stratégie économique, qui détaille nos forces et faiblesses, organise la diversification des débouchés et des stratégies à plus long terme? Quand y aura-t-il des ministres de l’économie qui passent du stade de commentateur mondain, de l'accompagnement thérapeutique, à celui d’acteur proactif et fédérateur d’énergies ?
3)    Quand apprendra-t-on à respecter l’être humain au travail sans lequel une entreprise n’est rien ? On décide en vase clos, on annonce sans préavis, on jette sans ménagement.

Oui la crise est un fantastique révélateur des déficits humains et sociaux de notre société. Les dirigeants économiques doivent faire autre chose que semer le cynisme et le désespoir parmi les salariés de Genève ! Genève mérite et exige des dirigeants solidaires et responsables. Il y a en a, mais  il en faut bien davantage. Sur le plan politique, comme sur le plan des entreprises.
Dans le contexte actuel de crise, il est vital que le dialogue entre partenaires sociaux puisse se poursuivre et que des solutions négociées qui partagent les frais de la crise puissent être trouvées. C’est cela la tâche première de l’Etat. Au lieu de cela comme  les vaches l’Etat regarde passer les trains. Et effet ils nous passent sous le nez.

09:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

Commentaires

forcément...M. Longet, que peut-on espérer d'un gouverement, avec une majoritée parlementaire de Droite !!
les Droitosses Rads, Libs, PDC, UDC, MCG, n'ont que faire des travailleurs du secteur industriel...Seuls les "banquiers et autres employés de la Finance, trouve grâce aux yeux de nos politiciens. On s'émeut des licenciement de l'UBS, de CS...mais on ne pleure pas les salariés licenciés, les chomages partiels, les baisses de salaires et de productivité, imposés aux salariés du secteur industriel.. Pourtant, comme vous le dites, c'est un fleuron, un joyau de notre économie qui est menacé...Un secteur qui produit des biens de consommation à forte valeur-ajoutée (horlogerie), que l'on sacrifie au nom de la rationnalitée financière. Nos politiques ont préférer favoriser la relance du secteur financier et des banques...laissant choire bon nombres d'entreprises réputées qui risquent de voire disparaitre un savoir-faire ancestral et culturel de la Suisse.
Alors, "la Droite regarde passer les trains...et bien nous regarderons passer la Droite" jusqu'aux prochaines élections...oû ils seront sanctionnés par le peuple... une majoritée de Gauche devra émerger de ces élections, pour faire pencher la balance du coté des travailleurs, inversant la tendance globale au licenciement de masse des travailleurs...

Écrit par : mur | 06/06/2009

Commentaires
Bonjour,



Enfin un CIDUNATI qui marche.



Nouveau Président dans les Bouches du Rhône au CIDUNATI 13



En la personne de GIRARD Didier 48 ans ,Chef d'Entreprise.



Aussi depuis 15 ans, Président National de la Confédération des TPE ( Toute petite Entreprise )CGACF,

commune de Marignane

Téléphone 04.42.09.18.18

MAIL : cgacf@HOTMAIL.COM



Redémarrage dans les bouches du Rhône d'une vrai Confédération avec à la tête un vrai syndicaliste.



CIDUNATI 13 AIX en Provence

Téléphone 04.42.20.50.35

Mail CIDUNATI13@HOTMAIL.FR



rejoint vite le CIDUNATI 13, ici pas de bla bla, pas de politique, de l’action rien que des actions,

regarde bientôt dans ta rue, ton quartier, ta ville !!!!!!!!



Attention le CIDUNATI arrive.



Bruno GILLES

CGACF / CIDUNATI 13

Écrit par : BRUNO Gilles | 07/06/2009

Est-il exact que la maison Franck Muller devrait environ 1 million de franc au impôts du canton de Genève ?!?

Écrit par : E.C | 08/06/2009

Franck Muller devrait 1 million de francs aux impôts mais attendez, combien de personnes insolvables ne payent plus leurs impôts ou ont du retard à Genève sans parler de ceux qui arrivent à passer entre les filets (les bugs informatiques sont légion dans l'administration cantonale des impôts). Sur les licenciements, hormis les cas douloureux des personnes mises au chômage, il faut considérer que l'horlogerie de luxe vit essentiellement des exportations donc si ralentissement économique est là, forcément les ventes diminuent et les entreprises doivent licencier. Certaines entreprise horlogères du Jura qui avaient beaucoup gagné ces dernières années et avaient un coussin de sécurité ont pu mettre leur personnel au chômage technique pour quelques mois en attendant la reprise mais peut-être que les fonds manquent dans l'entreprise Franck Müller qui est de taille moyenne ?

Écrit par : demain | 08/06/2009

Mon problème est nettement moins au niveau de l'entreprise qu'au niveau de l'Etat. L'entreprise essaye de faire au mieux en fonction des volontés de ceux qui la possèdent; l'Etat est là pour faire respecter l'intérêt général, et là il se contente d'une posture d'observateur et nullement d'acteur. C'est cela qui doit absolument changer.

Écrit par : LONGET | 08/06/2009

Les sénateurs ont décidé d'augmenter de 2 à 3% les cotisations chômage, c'est la fuite en avant. Ceux qui travaillent encore se voit de nouveau grapiller quelques francs pour combler un déficit chronique. La solidarité est une notion qu'il va falloir revoir si le nombre d'actifs baisse. Une baisse du coût de la vie et de sa qualité est programmée (et même parfois la paupérisation de certains) des classes moyennes puis moyennes supérieures est lancée car elle a trop de charges hormis les charges usuelles (loyer, santé, vie courante) elle se voit régulièrement surtaxer. L'Etat c'est nous après tout, on comble le déficit de l'AVS/AI, la mauvaise gestion des caisses maladies (trop nombreuses). C'est bien joli de vouloir sauver la planète avec une taxe CO2 mais finalement qui nous aidera quand nous serons une fois à la retraite précarisés et sans revenu ?

Écrit par : demain | 09/06/2009

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Écrit par : Tennis boutique | 11/05/2010

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