09/12/2009

Copenhague, test de la gouvernance mondiale


Le défi du changement climatique est planétaire. Il met en jeu des aspects-clé de la gouvernance mondiale :

  • Tout d’abord, c’est un test grandeur nature de la capacité même d’assumer cette gouvernance. A l’heure de la mondialisation économique, il est vital de faire fonctionner des outils de gouvernance politiques et institutionnels. Or il apparaît que de tels outils existent, et ce n’est pas le moindre mérite des Nations Unies que de les avoir mis sur pied.
  • Ensuite, la capacité d’anticiper. En présence de risques du type d’un dérapage climatique mondial, on ne peut pas se permettre d’attendre que toutes les chaînes de causalité soient scientifiquement établies avant d’agir. Les dommages de l’inaction peuvent être irréversibles, alors que les avantages sont pour le moins d’économiser des sources d’énergie non renouvelables. C’est pourquoi le droit international, depuis près de 20 ans, a reconnu le principe de précaution.
  • Enfin, la capacité de nos économies à changer de paradigme. Assurer la prospérité de nos jours signifie être capable de la découpler de la prédation des ressources de la Terre, qui en fournissent précisément les bases. C’est cela le dessein du développement durable : un développement qui réponde aux besoins humains en respectant les capacités de charge des écosystèmes.

Dans la gestion des risques climatiques, trois progrès majeurs sont à signaler, qui permettent d’espérer que la négociation en cours à Copenhague aboutisse à des résultats satisfaisants :

  • Les pays industrialisés, depuis l’élection d’Obama aux Etats-Unis, sont capables de parler d’une seule voix et de faire des offres positives au reste du monde.
  • Les pays émergents sont prêts à envisager que leur développement suive un modèle non prédateur, et à accepter ainsi les prémisses du développement durable.
  • Les pays les moins avancés, les premières victimes de dérapages climatiques dont ils ne sont nullement responsables, sont au cœur de mécanismes d’aide et d’appui.

Il faut espérer que des engagements forts puissent résulter de ces convergences, car, nous le savons tous, le chemin de la réduction de notre insouciance, de notre boulimie énergétique, est encore long. Un accord pour une réduction de 20% des gaz à effet de serre (Kyoto 1997, entré en vigueur 2005, prévoyait une diminution de 5,2% des seuls pays industrialisés...) serait un beau signal. Pourtant, les scientifiques nous disent qu’hors la société à 2000 W point de salut ! Cela signifie diviser par 3 en 40 ans notre consommation de ressources fossiles et assumer les ¾ de notre approvisionnement par des ressources renouvelables. Du moins le premier pas aura été fait dans la bonne direction.

Dans le monde des entreprises, celles qui sont capables d’innover et d’analyser leur environnement sont prêtes. Aux autres de ne pas traîner sur le chemin de la créativité écologique : ce sont les emplois de demain, voire d’aujourd’hui, déjà.

23:00 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Oui, M. Longet, la théorie du réchauffement climatique d'origine anthropique, s'il elle devrait s'avérer vraie, pour l'instant j'estime pour ma part qu'il n'y a que le réchauffement climatique qui est prouvé, pas seulement terrestre mais aussi des planètes qui nous environnent, dont la cause pourrait être une suractivité solaire, passagère cela va sans dire, semble être des plus utile à ceux qui ont repris à leur compte le fin mot de l'agenda de la société fabienne britannique, à savoir le gouvernement mondial. Alors évidemment, "gouvernement mondial", ça fait un peu s'interroger le bon peuple sur le fait que la grandeur d'un espace à gouverner est généralement inversément proportionnelle à son degré de démocratie. Une simple compairaison entre la Suisse et la Russie ou la Chine, vous en convaincra aisément. Donc il faut nécessairement le remplacer par un terme moins polémique, "gouvernance mondiale", au final, c'est ce n'est lui, c'est son frère.... Tiens, j'étais hier à une conférence organisée par une socialiste genevoise, Mme Salerno, dont les liens entre le parti socialiste et la société fabienne ne paraissent pas évident qu'à ceux qui n'ont pas examiné les liens entre le parti travailliste britannique et ladite société. Bien évidemment sur le thème de la "gouvernance mondiale", la mal nommée et du "développement durable", quelle blague.... à quand une conférence sur "élevage des chèvres en montagne et gouvernance mondiale", "skateboard et gouvernance mondiale" et que dire de l'arrivée prochaine de Gordon Brown à Genève nous parlant de l'internet.... et du développement... au final durable lui-aussi, donc gageons que cette conférence sera le prétexte à inscrire en filigrane le thème "gouvernance mondiale".... Gordon Brown... mais c'est bon sang mais bien sûr! Un membre, tout comme Tony Blair de la société fabienne!

Écrit par : Charles Dunant | 19/03/2011

Les commentaires sont fermés.