30/05/2010

Région. Europe. Il nous faut des institutions à la hauteur des enjeux

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Les questions institutionnelles sont celles qui barbent le plus leur monde. Alors que ce sont celles qui décident de notre capacité à traiter les problèmes. Alors allons-y.

Nous faisons face actuellement à deux situations que nous avons de la peine à gérer.

Dans notre région, des inégalités surgissent qui exigent une réponse claire : Le marché du travail à Genève fait appel à bientôt 80'000 résidents hors du territoire genevois (alors qu’il y a de nombreux demandeurs d’emploi sur place), qui y trouvent un avantage certain : Ils gagnent mieux que chez eux, mais n’ont pas les charges notamment locatives des Genevois. De même les salaires gagnés sur territoire genevois permettent de mettre davantage sur la table pour acquérir son logement là où on habite, ce qui fait que les personnes qui travaillent localement n’arrivent plus à suivre.

Comment résoudre ces contradictions qui fâchent des deux côtés de la frontière ? La proposition faite par Micheline Calmy-Rey de saisir toutes les possibilités du droit international et européen pour créer ici une euro-région transfrontalière mérite d’être étudie, tout comme la vielle revendication d’un parlement transfrontalier. On peut aussi se rappeler l’existence des zones franches, depuis bientôt deux cents ans. Elle témoigne des solutions qui avaient été trouvées à l’époque pour les problèmes de l’époque. Il nous faut faire preuve de la même créativité aujourd’hui si nous voulons avoir une chance d’avoir prise sur les événements et de corriger la montée des situations inégales.

Autre exemple : la crise grecque. On nous dit que c’est de la faute à l’Europe, on veut sortir de la zone €. On se refuse juste à comprendre que l’Europe est malade de pas assez d’Europe, et ne s’en sortira seulement, face à elle-même et face au monde, en admettant de créer un Etat fédéral européen, avec des vrais pouvoirs régulateurs économiques et sociaux. Oui les grands Etats qui ont voix au chapitre dans le monde ont tous la taille de notre continent, sont tous des Etats fédéraux : Brésil, Inde, Australie, Etats-Unis (la Chine devra aussi s’y mettre quand elle découvrira la démocratie). Alors, barbantes les réflexions institutionnelles ??

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Commentaires

"On se refuse juste à comprendre que l’Europe est malade de pas assez d’Europe,"

C'est cela. Vous nous prenez pour des cons, oui! L'Europe est malade de ses élites corrompues qui font le bonheur des multinationales. L'Europe est malade depuis que les revenus du capital ont été augmenté par rapport aux revenus du travail. Pour le profit d'une infime minorité. Qui continue à spéculer contre les peuples.

Les "socialistes" n'ont plus aucune idéologie, ni aucune idée.

Écrit par : Johann | 30/05/2010

Eh bien cette fois, nous sommes entièrement d'accord. Sur l'essentielle et néanmoins barbante question des institutions, et sur l'impérieuse nécessité de les renforcer tant au niveau régional qu'au niveau européen.
J'ajoute que je suis également d'accord avec Johann, pas sur la forme, mais sur le fond. Les multinationales ne sont que l'adaptation de l'économie aux progrès de la technologie et des possibilités humaines. Notre planète est devenue un (très gros) village. Les multinationales ne sont pas le mal en soi. Elles sont juste des entreprises qui font de l'argent, ce qui est le but d'une entreprise.
Ce faisant, elles profitent du fait que le politique et les institutions ont oublié de s'adapter au progrès (et sont restées nationales) pour faire plus d'argent qu'elles ne devraient, si un encadrement législatif et fiscal mondial digne de ce nom existait...
Soit dit en passant, nous autres occidentaux en profitons tous au travers de nos caisses de pension, qui sont aujourd'hui les principaux actionnaires du monde. Tandis que les ressortissants des pays les moins avancés n'ont souvent aucune caisse de retraite et encore moins d'actions...
Alors faut-il, face aux défis environnementaux qui nous attendent, renvoyer de force l'économie au XIXè siècle, ou tout faire pour engendrer dès à présent, les institutions politiques mondiales au XXIème ? Vu que nous sommes dans des pays démocratiques, il suffit de le vouloir et de faire pression sur nos politiques et nos gouvernements.

Écrit par : Philippe Souaille | 31/05/2010

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