13/12/2010

Micheline mal aimée du Palais aimée du peuple

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Le bain de foule genevois de ce dimanche a encore souligné la différence entre les intrigues de palais (fédéral) - auxquelles certains Genevois ne sont pas étrangers - et le sentiment de la population. Combien de fois notre Présidente de la Confédération ne s’est-elle pas entendu dire par des quidams «Mais qu’est-ce qu’ils vous reprochent ? Les élus genevois ne devraient-ils pas être fiers de vous au lieu de vous mettre des peaux de banane sous votre chemin?».

C’est qu’elle dérange, notre Présidente. Elle a cherché et obtenu le Département le plus difficile, celui des Affaires étrangères. C'est aussi un des plus importants.


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Que l’on en juge. Quand il s’est agi, au lendemain de la 2e guerre mondiale, de réintroduire la Suisse dans le concert des nations, un grand Conseiller fédéral, Max Petitpierre, a su mettre a en avant la courageuse maxime d’Etat: neutralité et solidarité. C’est-à-dire pas d’alignement automatique sur les plus forts, une vraie solidarité avec les peuples et leurs droits, une réelle aide au développement et une défense des droits humains partout dans le monde. Nous avons été les premiers à reconnaître la Chine de Mao mais aussi les premiers à accueillir les réfugiés du Tibet annexé par le même Mao. A l'époque la Suisse osait avoir un avis, une opinion, agir en fonction de ses valeurs.

Bref, nous avions l’ambition de faire entendre notre voix. De nos jours, une majorité, semble-t-il, au Palais Fédéral, veut tourner la page d’une Suisse active et fière d’elle. Ils aimeraient cultiver la discrétion, filer doux devant les dictateurs de tout poil, se faire tout petits car seuls comptent à leurs yeux le pétrole, l’argent et les affaires. Ceux qui s’affirment les plus patriotes en sont à faire le plus de courbettes devant les puissants de ce monde. Pour beaucoup de parlementaires, les droits humains passent loin derrière les intérêts économiques et c’est ainsi qu’on vend notre pays et notre dignité aux plus offrants!

Or, la Suisse, Etat de volonté, a un message, des valeurs et une action humaniste à faire valoir dans le monde. La Croix Rouge n’a pas été créée pour rien ! C’est exactement ce que notre Présidente en bonne Genevoise imprégnée de l’ »Esprit de Genève » et du rôle international de notre cité fait valoir. Et c’est exactement cela que les forces obscurantistes lui reprochent.

En fait, la Suisse a mal à l’étranger, on le voit à chaque votation et ceci depuis 40 ans, depuis les fameuses initiatives Schwarzenbach. Comme si nous voulions occulter notre extrême dépendance : un franc sur deux est gagné avec et grâce aux autres. Nous avons d’autant plus mal à l’étranger, semble-t-il, que nous nous en savons dépendants. La Suisse a une vocation autre que de dire Non ou d’être un péage sur un col. Mini-Europe au cœur de l’Europe, il est temps de comprendre qui nous sommes !

Notre vraie identité est de lutter pour un monde qui promeuve les valeurs humanistes, qui respecte les droits économiques, sociaux et humains, qui aille vers un développement durable. La Suisse que nous voulons s’engage pour ces objectifs, c’est cela notre vraie identité,  notre vrai intérêt, notre vraie contribution. Et c'est ce qui est aujourd'hui en jeu.

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Commentaires

Si l'on gagne un franc sur deux à l'étranger, c'est grâce à la qualité suisse ... les chinois gagnent plus à l'étranger que nous, mais leur qualité laisse à désirer !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 14/12/2010

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