27/02/2011

La Lybie et l'UDC

On se rappelle: Genève a eu l'outrecuidance d'infliger une légère frayeur, que dis-je un moment d'inconfort, au fils bien-aimé du dictateur lybien...


Quelle ne fut pas la levée de boucliers: atteinte à chef d'Etat, police genevoise qui ne connaît pas ses limites, Canton qui ignore ses responsabilités internationales, grenouille qui veut se faire plus grosse qu'un boeuf, Moutinot qui fait passer l'égalité devant la loi devant des passe-droits "diplomatiques". La neutralité suisse, nous assénait-on doctement, veut qu'on se couche devant les puissants.

Elus sous l'étiquette de patriotes, de défenseurs de la dignité du pays, les députés de l'UDC n'ont pourtant pas hésité à faire tout le contraire de ce que pense leur électorat d'eux. Je me rappelle encore d'un débat à la radio qui m'avait opposé au Sieur Nidegger. Ce dernier n'est-il pas patriote ai-je demandé? Peut-on baisser sa culotte à ce point, demander des excuses à quelqu'un dont le comportement est inadmissible? Circulez il n'y a rien à voir, ce que font les Khadafi ne nous regarde pas, disait doctement Sieur Nidegger de l'UDC, ce qu'ils font ici ne nous regarde pas, et encore moins ce qu'ils font chez eux. Et pourquoi donc, demandais-je naïvement? Eh bien, réfléchissez donc, c'est parce qu'on a besoin de leur pétrole!
Non décidément nous ne sommes pas de la même veine. Ce pétrole taché de sang je n'en veux pas. Et c'est bien une raison majeure d'enfin s'organiser dans ce pays pour prendre au sérieux la lutte contre notre gaspillage insensé d'énergie. Savez-vous que les bâtiments les plus performants actuellement construits n'ont besoin que d'un septième de la consommation moyenne de notre parc immobilier? Qu'en organisant autrement notre mobilité, on pourrait encore économiser un bon bout de notre consommation de pétrole? Et à nouveau, quand il s'agit de prendre des mesures un tant soit peu sérieuses en ce domaine, hautement crucial pour notre indépendance nationale soi-disant chère à l'UDC, qui est contre, archi-contre, préférant les 4X4 et le gaspillage de pétrole au quotidien à toute autre valeur? L'UDC, naturellement. Comprenne qui pourra.

Des patriotes? Non. une usurpation, une tromperie. Qui aime la Suisse ne vote PAS UDC.

22:14 | Lien permanent | Commentaires (38) | |  Facebook

Commentaires

Vous avez raison M. Longet. Vous évoquez le point précis qui avait déchaîné la crise interne de l'UDC Genève, quand Soli Pardo, alors président, n'avait pas supporté de pareils propos.

S'en est suivi, après plusieurs mois, l'arrivée de Soli Pardo au MCG.

QUi aime la Suisse, à Genève, vote MCG, le seul parti qui a osé résister au clan Kadhafi, avec Stauffer et Pardo, Stauffe rpoussant même le courage à se faire inculper d'outrage à chef d'Etat étranger, pendant que votre camarade Calmy-Rey s'aplaventrait devant Kadhafi

Écrit par : J.-L. Masson | 27/02/2011

Monsieur Longet, vous nous avez habitué à des articles de meilleure qualité plus analytique...un coup de mou ...plutôt un coup dans l'eau de campagne pré-électorale....

Écrit par : Suissitude | 28/02/2011

Il me semble que le père Longet à une 4x4....

Écrit par : Pipo | 28/02/2011

René Longet, vous mentez! Je vous mets au défi d'établir l'existence du prétendu dialogue que vous prétendez citer ("Circulez il n'y a rien à voir, ce que font les Khadafi ne nous regarde pas, disait doctement Sieur Nidegger de l'UDC, ce qu'ils font ici ne nous regarde pas, et encore moins ce qu'ils font chez eux. Et pourquoi donc, demandais-je naïvement? Eh bien, réfléchissez donc, c'est parce qu'on a besoin de leur pétrole!) Ce n'est pas en difamant autrui que vous conjurerez l'embarras (par ailleurs compréhensible) qui est le votre face à la chute de vos camarades dictateurs, Kadhafi, Ben ALi, Moubarak, Gbagbo, etc, dont vous avez été pendant des décennies le fidèle compagnon de route au sein de l'internatinale socialiste.

Écrit par : Yves Nidegger | 28/02/2011

Tous ces dictateurs sont des SOCIALISTES comme vous, Longet !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28/02/2011

Que de bassesse pour essayer de se faire une place au soleil....Dommage c'est l'UDC qui a un vrai soleil sur son sigle.

Par ailleurs, le soleil de libye pourra vous éclairer de tous ses feux! Encore faudrait-il avoir le courage d'y aller maintenant......Ils ont besoin d'aide et surtout de comprendre comment les gauches socialistes au pouvoir toutes ces décennies en Europe et dans le monde, ont laissé faire les dicateurs du même bord.

Remarquez il en reste; Chavez, Morales, Castro...etc! Alors élevez-vous contre ceux-ci clairement, plutôt que de faire de la propagande mensongère sur un territoire acquis à la démocratie et qui aura le droit de mettre son bulletin de vote pour l'UDC le 23 octobre 2011.

Écrit par : Corélande | 28/02/2011

Cher Monsieur Longet, concernant votre article précédent dont les commentaires ont été fermés, j'aimerais juste faire une petite parenthèse. Vous pourrez allez expliquer aux Lybiens qu'il était plus judicieux pour eux de ne pas détenir d'armes à la maison, eux qui se sont faits massacrés par l'Etat, ses sbires et des mercenaires Serbes ou Nigerians.

Écrit par : jpg | 28/02/2011

J ene sais si c'est le véritable Yves Nidegger qui a publié ici. Même s'il n'a sans doute pas tenu les propos que lui prête M. Longet, cela n'a guère d'importance. M. Nidegger s'est mis à plat ventre devanbt M. Khadafi, insisté pour qu'on lui fasse des excuses et même proposé qu'on envoie au montre de Tripoli la tête de M. MNoutinot avec du persil dans les oreilles !

Outre l'anti-patriotisme de tels propos face à un preneur d'otages qui voulait démembrer la Suisse, il faut relever que M. Nidegger méprise nos institutions en s'en prenant aussi bassement à un Conseiller d'Etat, élu du peuple qu'il vénère tant. c'est dune attitude d'autant plus indigne qu'une commission parlementaire d'enquête a relevé que (pour une fois) le Conseil d'Etat avait fait tout juste dans le dossier Hannibal Khadafi.

Aimer son pays, ce n'est pas proposer d'envoyer la tête d'un des élus du peuple à un dictateur sanguinaire.

Écrit par : Sébastien | 01/03/2011

La Lybie et Longet.
Pardon, la Lybye et Longet.
Non, la Libie et Longet.
Enfin bref...
lubie libyenne longetienne...

Écrit par : Mettons les points sur les "i" | 01/03/2011

where there is a will,there is a way

Écrit par : ghd mk4 | 01/03/2011

Longet, petiot et court.

Écrit par : Pierre JENNI | 01/03/2011

Indépendamment de la chute ou non du régime Kadhafi, les actes disproportionnés de la police genevoise ont quand même mis la Suisse dans une situation où elle risquait de recevoir une leçon de droit constitutionnel de la part de Kadhafi... On ne peut pas parler en faveur de l'Etat de droit et se féliciter d'une violation du principe de proportionnalité, quelle que soit la victime de cette violation.

Par ailleurs, il n'aura échappé à personne que M. Kadhafi demandait à son peuple, il y a dix jours, de rendre ses armes. Exactement ce que le parti socialiste demandait au peuple suisse il y a deux semaines...

Écrit par : Michael Kohlhaas | 01/03/2011

Une chose à dire :

Le débat encore une fois est ailleurs. Les politiques se jettent sur tout les faits divers pour detourner et transformer les faits.

Je ne suis absolument pas pro khadafi ni pro socialiste ni quoi que ce soit. Je suis un civil qui réfléchit et qui se pose des questions :

Si monsieur tout le monde est accusé (sans aucunes preuves préalable rappelons le) de cogner sur sa bonne, envoie-t-on un commando d'élite le menotté à son hotel et le traité comme le pire des criminels ?

La réponse est simple : NON, on le convoque au poste et s'il ne se présente pas on agit.

Il a beau être le fils du plus grand salopard de la terre, il faut justement appliquer le même traitement au nom de l'égalité que vous prônez.

OUI il mérite d'être puni, NON son statut diplomatique ne doit pas le protéger, mais il y a des protocoles à respecter.

Écrit par : Nicolas | 01/03/2011

Le problème, Nicolas, c'est que Hannibal avait des gardes du corps armés avec lui.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 01/03/2011

Gardes du corps armés, qui lors d'un incident quelques mois plus tôt à Paris où il remontait les Champs-Elysées à contre-sens à 140km/h, n'avaient pas hésité à tirer sur la police française qui tentait de l'interpeller.
Par ailleurs, des appels au secours et des hurlements s'échappaient de la chambre depuis plusieurs jours et le personnel de l'hôtel, comme la direction ne savaient plus que faire pour arrêter les voies de faits manifestes.
C'était du flagrant délit. Et quand un délit est en train de se commettre, avec violences manifestes, on intervient immédiatement. Pas en convoquant la personne.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/03/2011

Comme a son habitude, Philippe Souaille parle trop vite et pour dire n'importe quoi. Chacun sait que les domestiques avaient quitté leurs maîtres bien avant l'intervention. Michael Kohlhaas a parfaitement résumé le désastre : la Suisse s'est mise en position de recevoir une leçon de droit constitutionnel de la part d'un assassin. Ceux qui suivent ce dossier le savent très bien. A commencer par le Conseil fédéral qui vient de mettre prestement fin à la collaboration promise de la Suisse au tribunal abritral, quelques jours à peine après lui avoir trouvé enfinun président...

Écrit par : Yves Nidegger | 01/03/2011

Comme à son habitude, Yves Nidegger parle lentement pour dire des choses précises. Mais biaisées, sous couvert de "chacun sait". Il se trouve que j'ai préparé un film sur la question, avec Dominique Othenin-Girard, auquel nous avions renoncé à l'époque pour ne pas envenimer la situation des otages.
"L'exfiltration" des domestiques a été organisée par les autorités judiciaires et exécutives en concertation avec la direction et le personnel de l'hôtel dans le cadre de l'opération de police. Ils n'étaient plus dans la suite au moment où la porte de celle-ci a été ouverte par la police et c'était bien le but premier: les mettre à l'abri. Mais les garde-du-corps eux y étaient toujours. Et armés.
Mettez-vous d'accord avec votre candidat UDC de Vernier, Stéphane Valente, spécialiste de la protection rapprochée, qui a clairement indiqué à plusieurs reprises que la police n'avait pas d'autre solution que d'intervenir en force dans une telle situation.
Maintenant la solution aurait pu être d'exfiltrer les deux domestiques et d'attendre qu'Hanibal daigne répondre à une convocation en vue de son inculpation pour diverses violences... Ou plus probablement prenne tranquillement l'avion après l'accouchement de sa femme et s'en sorte indemne.
Ce qui fut le cas, mais sans les (nombreux) dégâts collatéraux résultant de son arrestation.
Je vous l'accorde. Mais je ne suis pas de cet avis. La Suisse avait une vraie arme à disposition dans cette affaire, c'était les 9 milliards de francs entreposés ici, qu'il aurait fallu saisir immédiatement, à la première velléité de la famille de se soustraire à la loi. Dès l'arrestation en Libye des membres de la famille des domestiques par exemple.
Berne a choisi de ne pas s'en servir. Berne a eu tort, même si les éléments juridiques pouvaient faire défaut. Même les banquiers préconisaient cette solution. Lorsqu'on traite avec des illuminés doublés de terroristes, il faut savoir utiliser des arguments adaptés.
Au lieu de cela, les querelles intestines auxquelles vous avez joyeusement participé, M. Nidegger, pour de basses raisons de politique politicienne, étaient assez peu ragoûtantes à voir. A fortiori venant d'un élu qui se prétend nationaliste... Même moi qui suis tout le contraire, dans l'adversité, je sais où et comment reconnaître mes ennemis.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/03/2011

@ Yves Nidegger: "Je vous mets au défi d'établir l'existence du prétendu dialogue que vous prétendez citer ("Circulez il n'y a rien à voir, ce que font les Khadafi ne nous regarde pas, disait doctement Sieur Nidegger de l'UDC, ce qu'ils font ici ne nous regarde pas, et encore moins ce qu'ils font chez eux. Et pourquoi donc, demandais-je naïvement? Eh bien, réfléchissez donc, c'est parce qu'on a besoin de leur pétrole!)"... sauf que Mr Longet n'a pas dit que vous aviez prononcé ces mots... il a résumé un débat que chacun a pu entendre! s'il avait voulu vous citer des guillemets (comme je viens de le faire) aurait été présent et alors vous auriez pu effectivement le mettre au défi de tout ce qui vous chante...!

pour cceux qui s'aventurent à une comparaison entre l'appel de Kadhafi à rendre les armes et la votation UDC c'est vraiment à mourrir de rire! cette seule comparaison démontre qu'il n'est définitivement pas possible de débattre avec le'UDC tant son propos est empreint de mauvaise foi! quand donc l'UDC prendra-t-elle ses responsabilités en nommant à sa tête des gens respectueux du débat et disposant d'un minimum de dignité???

Écrit par : matthieu | 01/03/2011

M. Souaille,

Je pense qu'on est tous d'accord pour déplorer l'existence de régimes comme celui de la Libye, mais enfin, si la Suisse est jugée dans l'affaire Hannibal Kadhafi, elle sera selon le droit suisse, et selon la CEDH. Or, il est assez probable que la Suisse se fasse condamner pour avoir mis en oeuvre des moyens disproportionnés lors de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi, et pour l'avoir emprisonné sans qu'il ait immédiatement accès à un avocat (d'autres Etats se sont déjà fait condamner pour cela), sans compter que la pratique abusive des autorités genevoises en matière de garde à vue serait sans doute également épinglée... Donc voilà: l'affaire Kadhafi était, et peut-être sera, l'occasion de recevoir une leçon de droits de l'homme de la part d'un dictateur.

J'écris que nous sommes "tous d'accord", mais au fait, regrettez-vous vraiment que des régimes dictatoriaux existent? Car enfin, votre attitude m'en fait douter:
- Depuis quand saisit-on 9 milliards de francs, appartenant à un Etat (ou à n'importe qui d'autre), sous prétexte qu'un proche du régime (ou n'importe qui d'autre) ne donne pas suite à une convocation de la police? C'est Kadhafi qui ferait cela, mais on ne peut pas agir de la sorte dans un Etat de droit. Je vous cite: "Berne a eu tort, même si les éléments juridiques pouvaient faire défaut." Désolé, mais vous préconisez des méthodes incompatibles avec l'Etat de droit.
- Vous reprochez des querelles intestines à M. Nidegger, mais je ne crois pas que celui-ci ait dit quoi que ce soit de faux ou de scandaleux dans cette affaire. Vous semblez regretter que les avis puissent diverger. Il aurait fallu faire bloc derrière l'injustice, au profit d'une cause nationale (ou, plutôt, cantonale, enfin... genevo-socialiste...)? Désolé, mais vous avez une approche incompatible avec notre société pluraliste.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 01/03/2011

Souaille, vous êtes fatiguant. Lisez les rapports d'enquêtes, vous verrez que votre chronologie ne vaut rien. Et écoutez Valenbte avant de prétendre pouvoir le citer (mal). Les deux gardes Libyens n'étaient pas armés. Et les deux agents de sécurité privée suisses qui l'étaient ont collaboré dès qu'il ont compris qu'ils avaient affaire à la gendarmerie. Mais l'ensensentiel est ailleurs, les autorités genmevoises ont : 1) mis la Suisse en position de recevoir une leçon de droit constitutionnel de la part d'un assassin; 2) causé une crise internationale majeure pour rien, je vous rapelle que le Procureur a classé l'affaire sans aucune poursuite contre le fils caractériel du dictateur; 3) causé et prolongé pendant deux ans le calvaire de deux innocents; 4) ruiné des entrepreneurs suisses installés dans un pays avec lequel (sans doute à tort) la Suisse a cultivé des relations étroites depuis les années 1950. Libre à vous de vous en féliciter mais pas au nom des grands principes puisque la justice genevoise, précisément, n'a dans cette affaire strictement rien entrepris contre les Kadhafi. Contre l'Etat de Genève, par contre...

Écrit par : Yves Nidegger | 01/03/2011

@matthieu:

Tous les dictateurs veulent désarmer le peuple, car ils ont peur d'un peuple libre. En Suisse, ceux qui veulent désarmer le peuple sont, comme par hasard, aussi ceux qui veulent éviter que le peuple puisse voter sur des questions importantes. En grand nombre, les socialistes. Inutile de nier, c'est un fait.

D'ailleurs, personne n'a encore fait cette analyse, mais il est assez certain que la vision de peuples désarmés en Afrique du nord, à la merci de régime dictatoriaux, puis à la merci d'une armée qui échappe à tout contrôle politique, a joué un rôle dans le résultat de la votation du 13 février. Chez nous, un gars comme Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi n'aurait aucune chance.

De quelle "votation UDC" parlez-vous? La votation avait bien été initiée par la gauche liberticide, je vous le rappelle.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 01/03/2011

@ Michael Khohlass... au temps pour moi la votation n'était effectivement pas UDC... ou avais-je la tête... ceci dit son refus a été tellement célébré comme une victoire personnelle de l'UDC que je m'y suis perdu...

pour le reste, on m'a suffisament bassiné les oreilles avec le fait que la suisse serait prétendument la plus vieille démocratie du monde que j'ai du mal à suivre votre parallèle avec les dictatures que l'on connait...

car si j'ai bien compris votre propos, il faut absolument que chaque citoyen dispose de son arme à domicile pour pouvoir, le moment venu, lutter contre le dictateur qui siègera à Berne... vous êtes auteur de science fiction? :)

Écrit par : matthieu | 01/03/2011

@matthieu:

Je crois que la Suisse est réellement la plus vieille démocratie du monde. Pas besoin d'écrire "prétendument". A moins que vous en connaissiez une plus ancienne. Je suis tout ouïe.

C'est vrai que des classements récents plaçaient la Belgique à la tête des pays les plus démocratiques. Un Etat qui n'arrive même pas à se trouver un gouvernement.

Vous pouvez bien mettre des smilies, des points de suspension, et adopter un ton moqueur. Un peuple libre n'a même pas besoin de se battre contre un dictateur, car le dictateur n'a aucune chance d'arriver au pouvoir.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 01/03/2011

Les gars prenez un téléphone si vous avez tant de choses à vous dire

Écrit par : JBL | 01/03/2011

Nidegger, en quoi ma chronologie est-elle fausse ? Pourriez-vous l'expliciter ? Par ailleurs, les gardes libyens n'avaient pas d'armes sur eux, mais cela, la police l'ignorait, de même qu'elle ignorait qu'elle pourrait être la réaction des gardes suisses (sans jeu de mot). Dans le doute, on prend des précautions. Et compte tenu des antécédents d'Hannibal et de sa garde prétorienne à Paris, l'intervention en nombre, armée, était la seule envisageable. C'est exactement ce qu'a écrit Valente.
Par ailleurs, les poursuites ont été abandonnées uniquement parce que des innocents avaient été pris en otage. Ce qui s'appelle du terrorisme. Et qui est un motif largement suffisant pour saisir la fortune de qui que ce soit le pratiquant. En l'occurrence M. Kohlhaas, les 9 milliards appartenaient au clan Kadhafi, essentiellement à Kadhafi lui-même, et non à l'état libyen. Mais le plus important, relisez-moi, je n'ai nulle part écrit qu'il fallait saisir la fortune si le gars ne se présentait pas... ne serait-ce que parce la situation ne s'est jamais produite. Il fallait le faire dès que l'on a compris où ils voulaient en venir, c'est à dire dès l'arrestation des membres de la famille des domestiques. Qui n'était qu'une prise d'otages, un acte terroriste.
Maintenant, messieurs de l'UDC, si on arrêtait de jouer aux bisounours légalistes. L'argent des Kadhafi vient d'être bloqué. Comme celui des Ben Ali ou des Moubarak. Avant même que les Etats concernés en fassent la demande. Avec comme seule base légale la loi suisse qui permet de le faire et même qui oblige les banques à le faire en cas de soupçon de malversations ou d'actions illégales. A titre préventif. C'était faisable rapidement et sans bruit. Soupçon d'évasion fiscale et de soutien à des actions terroristes. Crac.
Pour 9 milliards, même Kadhafi y aurait réfléchi à deux fois. Cela a été dit à Berne, mais Berne, enfin MCR, n'a pas osé.
Me Poncet serait certainement monté jusqu'au TF et au-delà pour protester mais en attendant l'argent était au frais et les négociations entamées sous un meilleur jour.
Maintenant si le code de procédure pénale genevois était en contradiction avec les normes internationales, il fallait le changer. Ce qui si j'ai bien compris a été fait. Mais tant qu'il était en vigueur, il fallait l'utiliser. Impossible de faire autrement. Et votre raisonnement à la noix M. Nidegger consistant à dire, on s'en sert en cachette, mais surtout pas à l'égard du fils d'un responsable étranger, sinon ça va se savoir, c'est juste enfantin. Et d'une duplicité sans borne.
Enfin, comparer la votation sur les armes et les armes des révolutionnaires libyens, c'est effectivement d'une mauvaise foi affligeante.
D'abord ces armes, les Libyens ne les avaient pas chez eux. Notamment les tanks et les canons de DCA. Ils les ont pris aux soldats, ou les soldats les ont rejoints avec. Le genre de trucs qui se passent quant on opprime le peuple.
Ensuite, M Kohlhaas, vous dites que la démocratie suisse est tellement parfaite qu'elle rend impossible la survenance d'un dictateur. Soit, mais alors elle n'a nul besoin d'arme pour la défendre. Ou bien ?

Écrit par : Philippe Souaille | 01/03/2011

M. Souaille,
Je ne suis pas UDC. J'attache juste une certaine importance au réalisme. Et dans ce domaine, j'estime que l'idéologie socialiste est néfaste.
S'agissant de la démocratie suisse, l'armée de milice en fait partie. Aussi étrange que cela puisse vous paraître, la capacité de se défendre n'est pas opposée à la perfection d'une démocratie. Non, elle est même l'expression la plus évidente de sa perfection - dans démocratie, il y a "cratie", qui veut dire "force", "pouvoir". Il faut, dans une démocratie, que le peuple ait la force, le pouvoir. Pas seulement en théorie, mais en pratique. Avoir le pouvoir, c'est être sûr de ressortir vainqueur d'une épreuve de force.
Mais votre opposition entre perfection et arme me montre que vous voulez vivre dans un monde sans force. Toutefois, la seule perspective d'un monde sans force, c'est la mort. Et c'est pourquoi moi, qui suis de la nouvelle génération, je n'ai que faire de la pulsion de mort qui a habité votre génération. La société occidentale ne mourra pas avec votre génération. Elle continuera avec nous.
Si je devais reprocher une chose à votre génération, et plus particulièrement aux hommes de votre génération, c'est que vous avez oublié que la force est une vertu. C'est même la vertu par excellence, puisque "virtus" (chez les Romains), puis "virtù" (chez Machiavel) signifie d'abord la force.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 01/03/2011

Cher djeune M. Kohlaas, je vois qu'on fait des progrès. A court d'argument on me traite en quelque sorte de lopette... Libre à vous, même si c'est bien mal me connaître. J'ai effectivement passé l'âge de jouer dans la cour d'école à qui a la plus grosse. Il fut un temps cependant, lorsque j'étais chef du service d'ordre de mon lycée cannois, affrontant régulièrement des jeunes cons du GUD ou d'Ordre Nouveau qui parfois même utilisaient des armes à feu, j'aurais réagi avec moins d'humour.
La force était bien là, n'ayez crainte. Mais la différence entre eux et nous était sans doute, en dehors de la longueur des cheveux, que nous nous demandions le pourquoi et le comment du plaisir et de l'adrénaline qui montait au moment de se battre. La différence en fait entre le côté obscur de la force et l'autre...
La vie par la suite m'a confirmé que si la force était importante, mieux valait qu'elle soit subordonnée à la réflexion.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/03/2011

Permettez-moi de douter que ce soit Monsieur Nidegger qui s'exprime ici.
c'est pas son style. Il n'est pas du genre à réagir, mais plutôt à agir, concrètement et efficacement. Pas très courageux l'usurpateur anonyme !

Écrit par : Pierre JENNI | 01/03/2011

Je n'en suis pas certain, Pierre, même si tu connais sans doute l'original mieux que moi. Je trouve d'ailleurs que tu as de drôles de fréquentations pour un musicos ! Quelques indices me font cependant penser que c'est bel et bien lui. René Longet pourra sans doute le confirmer. Bien à toi.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/03/2011

@kOHLHAAS
virtus :qualités qui font la valeur de l'homme, morale et physique.
force = VIS.
C'est tout bêtement dans le Gaffiot, et je ne crois pas qu'il y ait meilleur dico latin.
Mais, surtout ne prenez pas la peine de vérifier, avant de vous la pêtez ici...

Nidegger: comment va MOON?

Écrit par : ifosifos | 01/03/2011

La Suisse est bel et bien la prétendue plus vieille démocratie du monde. Mais elle ne l'est pas réellement. Les Etats-Unis l'ont été bien avant elle. La France révolutionnaire a fait une tentative, elle aussi bien plus précoce à la formation de la Suisse moderne et démocratique de 1848.
Arrêtez avec ce mythe. Merci.

Écrit par : Mettons les points sur les "i" | 02/03/2011

Pierre, sur le fond, je ne suis pas sûr que Nidegger ait les compétences que tu lui prêtes. Après tout, qu'a-t-il fait de l'UDC, parti à son service, en totalité ou en partie depuis plusieurs d'années ? La section genevoise du premier parti de Suisse est moribonde. Indépendamment de ses options politiques, pour quelqu'un qui a des prétentions à l'exécutif, le bilan est plutôt maigre.
Ce en dépit de l'or déversé par Blocher. Or bien mal acquit, soit dit en passant, puisque la fortune du Zuricois trouve sa source dans l'arnaque d'une veuve éplorée. Qui avait appris, le jour de la vente de l'entreprise de son défunt mari, que le jeune directeur qu'elle avait chargé de la vente était aussi l'acheteur. Vente réalisée à bas prix, l'entreprise périclitant sous la direction du-dit... Et explosant de santé sitôt la vente réalisée.
Remarque pour la beauté de l'art, cela vaut peut-être mieux, les petits enfants de la veuve, au lieu de se la péter dans le luxe, sont devenus des créateurs de grand talent. Je te les présenterai à l'occase.

Écrit par : Philippe Souaille | 02/03/2011

J'ai omis de préciser que le jeune directeur s'appelait Christoph Blocher. La chose était légale, indubitablement. Mais morale ?

Écrit par : Philippe Souaille | 02/03/2011

@ifosifos:
Merci pour la précision du Gaffiot. Comme il n'y a pas de force sans force de caractère, il n'y a pas de "vis" sans "virtus". Et il n'y a pas non plus de "virtus" sans "vis" assumée. C'est la différence entre quelqu'un qui lit un livre et quelqu'un qui comprend le livre.

@M. Souaille:
Vous prendrez sur vous la responsabilité du terme "lopette", qui est injurieux pour les homosexuels. Ah, il est beau, votre humanisme. Votre génération a manqué de force, et c'est pour cela qu'elle est en train de perdre la partie. Car c'est l'Occident de votre génération qui est en train de boire la tasse en Afrique du Nord. Votre génération n'a pas voulu affronter la réalité en face. Elle a placé des tyrans comme remparts à des revendications populaires qu'elle n'a jamais voulu comprendre. Du reste, je me disais en voyant la durée des règnes de tyrans comme Kadhafi, Moubarak ou Ben Ali: mais qu'a donc fait la génération de mes parents pendant tout ce temps-là? Réponse: rien. La tête dans le sable. Il est d'ailleurs touchant de voir les gens de votre génération faire mine de se réjouir de ce qui se passe en Afrique du Nord, mais s'il y a une chose que vous disent les peuples d'Afrique du Nord, c'est que vous ne participerez pas à la fête.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 02/03/2011

M. Kohlhaas, le Larousse donne deux sens à lopette :
1) Homme veule, sans caractère (d'autres dictionnaires ajoutent "peureux").
2) Pédéraste passif.
Comme le reste de mon texte l'éclaire, c'est évidemment au premier que je pensais, n'ayant jamais songé que les homosexuels, passifs ou non, manquaient de courage. C'est d'ailleurs une absurdité historique de le penser, vu le nombre de chefs de guerre brillants qui étaient au minimum "à voile et à vapeur".
Pour le reste, vous êtes gentil, mais votre classification sociologique par classe d'âge ne tient pas. Même si vous croyez aux vertus de la démocratie, il ne vous échappera pas que l'on n'est pas forcément d'accord avec les décisions de son gouvernement. A fortiori avec celles d'autres gouvernements, comme les Etats-Unis.
Il se trouve que dans mes écrits, notamment dans ma trilogie de l'Utopie Urgente, j'ai abondamment dénoncé l'hypocrisie et l'aveuglement de l'Occident - et des Etats-Unis en particulier - qui avaient ruiné les révoltes nationalistes et socialisantes arabes des années soixante en leur balançant dans les pattes des dictateurs assoiffés de "pouvoir" et d'argent, règnant par la "vis et la virtus", la force que vous respectez tant. A la place de quoi ils s'étaient retrouvés avec des fondamentalistes religieux exaltés.
Ces assassinats systématiques des leaders nationalistes du tiers-monde se sont perpétrés au nom de la guerre froide contre le socialisme, en appliquant justement la "vis et la virtus". Il vous a échappé apparemment que la révolte de ma génération s'est en bonne partie construite en réaction contre cette guerre froide aux conséquences insupportables. Tandis que l'humanisme de base de beaucoup d'entre nous tire sa source de l'usage immodéré de la "vis et de la virtus" de la seconde guerre mondiale qu'ont faite nos parents. Les miens en particulier.
Les contradictions internes à votre discours sont stupéfiantes. Cela fait un moment que je vous lis et vous êtes incontestablement très marqué à droite, je vous crois même proche de ces jeunes identitaires qui se croient investis d'une mission sacrée: "Sauver l'Occident". Or toutes ces hypocrisies sanglantes que vous dénoncez tout soudain ont précisément été conçues dans le même but, par les gens qui pensent comme vous : l'Occident doit rester ce qu'il est avec ses valeurs culturelles. Voire même sa couleur de peau dominante: blanche avec éventuellement un peu de juif dedans, parce qu'il le faut bien.
Je pense exactement le contraire et j'aspire à un monde universel, où l'on saurait prendre le meilleur, d'où qu'il se trouve. Un monde non pas uniforme (il n'y a aucun risque, il n'y a qu'à voir comment les cultures et les accents s'éloignent les uns des autres, aux quatre coins des Etats-Unis) mais coordonné, au sein duquel les intérêts particuliers, nationaux ou autres, seraient soumis à l'intérêt général. Un monde qui reposerait néanmoins sur l'initiative individuelle et l'entreprise, dans la limite cadrée par l'intérêt général.

Écrit par : Philippe Souaille | 02/03/2011

Salut Philippe. Je ne vais pas m'étaler ici, nous en discuterons un de ces quatre. Mais voilà en gros ma pensée :
- Pour faire de la politique avec un minimum de chance de faire avancer une cause, il n'y a pas d'autre choix que de s'affilier à un parti "en place".
- Il est possible que Monsieur Nidegger n'ait pas choisi le bon parti puisqu'il est souvent en désaccord avec la ligne dure du parti national.
- Cependant, la section genevoise étant petite, il y a plus de chance de se positionner dans les têtes de listes et briguer des mandats d'exécutifs.
- Bien qu'on me l'ait souvent suggéré, je n'ai jamais souhaité m'engager en politique pour plusieurs raisons, mais surtout parce que je ne peux pas être en accord avec une ligne. Je vote autant à gauche qu'à droite, enfin presque... Aussi parce que je considère tout ça comme de vaines gesticulations car c'est l'économie qui dirige la planète. Un musico fait mieux passer certains messages, il contribue plus.
Bref, tout ça, c'est le résultat de l'expérience acquise en observant mon père qui avait rejoint le parti "Vigilance" à l'époque, si tu te souviens...
Il a passé une vingtaines d'années à siéger au GC dans l'espoir un peu vain de défendre les intérêts des chauffeurs de taxis. 20 ans qu'il n'a pas passé avec ses enfants, mais qui, apparemment, lui ont apporté quelques plaisirs à défaut de résultats qui ne se comptent pas sur les doigts d'une main.

Écrit par : Pierre JENNI | 02/03/2011

@M. Souaille:

Je ne suis pas du tout un identitaire. En tout cas beaucoup moins que ceux qui veulent, par exemple, que les Tibétains aient un pays à eux, ou que les Palestiniens aient un pays à eux... Quelle idée, n'est-ce pas, un pays à soi? Quelle idée, n'est-ce pas, l'autodétermination des peuples?

Je pense que l'humanisme auquel vous dites tenir ne peut exister que dans un cadre occidental. Pas occidental dans le sens de basé sur la race blanche (merci, au passage, d'essayer de me faire passer pour raciste). Mais occidental dans le sens de basé sur une culture de l'esprit que l'on ne retrouve pas ailleurs que dans notre civilisation. L'esprit occidental est marqué par un souci très particulier et très profond de la vérité, que l'on ne retrouve pas, dans cette mesure, dans les autres civilisations. Cet esprit de vérité, c'est ce qu'il y a d'universel dans la réalité occidentale. Il s'exprime, pour la première fois, dans la philosophie grecque, qui a posé à l'homme toutes les questions auxquelles celui-ci essaie encore de répondre. "Qu'est-ce que la vérité?" Cette question des philosophes grecs est celle que Pilate (le Romain) pose à Jésus (le Juif), dans un moment très occidental, où la question de la vérité, reconnue comme centrale, est néanmoins laissée pour compte au profit d'intérêts immédiats. Mais, au moins, la question est posée, et reconnue comme centrale. Elle sera la pierre de touche de toute une civilisation.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 02/03/2011

Les commentaires sont fermés.