01/05/2011

Qui se moque de la liberté de choix du mode de transport?

Le vote du 15 mai approche, les électrices et électeurs commencent à renvoyer leur bulletin.

Surprise on ne vote pas que sur les Cherpines.

Autre sujet de taille: la mobilité douce.

On vient d'inaugurer le tram Meyrin-Cern.

On invoque à qui mieux mieux le libre choix du mode de transport.

Favorable à l'IN 144 le Conseil d'Etat dans la brochure officielle des votations rappelle que la moitié des accidents mortels sur la route concernent les participants les plus faibles du trafic: les piétons, les cyclistes. Parmi eux, des enfants, des personnes à mobilité réduite, des aînés.


Les parents ont peur de laisser aller leur enfant à vélo à l'école. Une noria de voitures amène chaque matin nos petites têtes blondes à l'école.

Un tiers de la facture pétrolière (ça pollue la planète, ça pue. ça ne pousse pas chez nous, bref moins on en consomme mieux on se porte) a lieu sur la route. Un tiers des déplacements se fait sur moins de 3 km.

Il y a une grande place à prendre pour la mobilité douce.

Contrairement à Lausanne Genève est relativement plate.

idéal pour le vélo, le piéton parfois va même plus vite en ville que les bus et les voitures.

Qu'attend-on pour mettre fin à la loi du plus fort sur nos routes, à l'écrasement au sens littéral des plus faibles, des sans-armure et sans-carcasse?

N'est-il pas invraisemblable d'entendre les partis se réclamant le plus du libre choix du mode de transport s'opposer à un juste partage de la surface routière entre tous les usagers et en fonction des besoins vitaux de sécurité de chacun?
N'est-il pas incroyable que les partis qui ont constamment le mot sécurité dans la bouche s'opposent à une mesure qui ne coûte pas grand chose (en tous pas par rapport aux coûts de travaux routiers... cf 3 milliards pour la traversée du lac ou autres monstres du Loch Léman) mais qui sécurise efficacement les parcours à vélo et à pied de nos enfants, adolescents, aînés, mamans avec poussette et j'en passe?

Bref je vise PLR (fusionné ou en voie de fusion ou d'implosion peu importe), l'UDC, son grand (et faux) frère MCG.

Pas crédibles pour deux sous, ces formations.
Et que vient faire l'économie là-dedans, à une époque où beaucoup de cadres et d'employés de tout âge voudraient choisir le vélo pour aller au boulot, où on fait des plans de mobilité d'entreprise et trouve moins cher de payer un vélo d'entreprise plutôt que des m2 de parkings??

Toujours un cran de retard,nos créatifs de l'économie.

Regardons les recommandations de vote: AVIVO pour, normal, les aînés ont peur sur la route. Parents d'élèves: pour , normal ils ont comme dit olus haut peur pour les 500 mètres à faire à pied ou à vélo. Médecins pour la mobilité douce, logique, ils voient en quel état arrivent les écrasés de la route à l'hôpital, ils savent aussi qu'un peu de mouvement physique nous fait du bien, à nous les trop sédentaires. La gauche, plebiscitée dans les quartiers urbains aux municipales, normal, c'est ce qu'elle essaie de faire pour le bien des quartiers depuis des années. Le PDC avec nous: c'est bien pour les familles, merci au PDC.

Merci surtout aux électrices et électeurs de saisir cette occasion d'agir pour le bon sens, la sécurité pour tous, le partage équitable de nos chaussées. Un grand OUI à la mobilité douce, complément tant attendu du déplacement automobile ou en transports publics. On fait des trams, faisons aussi des pistes cyclables, l'un ne va pas sans l'autre.

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Commentaires

C'est vraiment les bisounours. Pas étonnant que le PS s'écrase.

Écrit par : C. Bertrand | 01/05/2011

Je préfère un bisounours en vélo qu'un bisounours en gros 4x4 qui pue et qui pollue.

Pas vous ?

Écrit par : librepenseur | 01/05/2011

" à l'écrasement au sens littéral des plus faibles, des sans-armure et sans-carcasse"... je suis piéton, accessoirement je roule en voiture, en moto et en vélo et je ne me reconnais nullement dans cette image de Mad-Max que Longet prétend faire de moi citoyen! René il faut que tu redescende sur terre et (re)-fasse connaissance avec ton citoyen...

Écrit par : VodkaMartini | 01/05/2011

"Qui se moque de la liberté de choix du mode de transport?" demandez-vous.

Et bien j'ai la réponse: c'est vous.

Voulez-vous vraiment la liberté de choix du mode de transport que vous feignez de défendre sur votre blog? J'en doute. Par vos prises de position régulières et plus largement par celles de la gauche, on comprend que vous souhaitez orienter le choix des citoyens par le biais d'incitations -dois-je dire de distorsions?- qui ne laissent à ce que vous appelez liberté de choix que l'apparence, pour ensuite vous en faire les chantres et les paladins avec le plus grand des culots.

Par quelles stratégies la gauche se rend-elle donc coupable de ce splendide tour de passe-passe?

Tout simplement en modifiant artificiellement l'attractivité des différents modes de transport, d'une part par l'impôt détourné et la subvention sélective, et d'autre part grâce à des aménagements routiers scélérats. Summum de la mauvaise foi, il ne reste alors qu’à geindre et crier à l’outrage lorsque les victimes de vos politiques iniques se rebiffent, précisément en invoquant ce que vous leur enlevâtes : la liberté de choix.

Quid du premier stratagème ? Il se résume en une simple maxime : à gauche point d’égalité. En effet, à gauche on fait dès que possible payer aux usagers d'un mode de transport (et aux contribuables en général) le financement du mode de déplacement des autres en fonction de sa compatibilité ou incompatibilité avec l’idéologie gaucho-bobo-bio-durable. A gauche, on veut que les TPG soient gratuit pour l’usager, les deux tiers déjà payés par le contribuable automobiliste n’étant pas assez. A gauche, dans certaines communes on donne des subventions à ceux qui achètent des vélos électriques, mais pas à ceux qui optent pour une voiture. A gauche, adepte de la double inégalité, on a fait en sorte que les fonctionnaires et eux seuls aient un rabais sur leur abonnement annuel TPG, mais pas toute la population et surtout pas pour le mode de transport de son choix. A gauche, non content de l’inégalité dans la subvention, on milite aussi pour l’inégalité dans le financement et la taxation. En effet, à gauche, pour le décourager on veut que le citoyen qui use de sa voiture paye autant que faire se peut. On le saigne de tous côtés : qu’il paye une taxe sur l'essence, une taxe d'immatriculation, un macaron pour places bleues, une vignette autoroutière, un forfait P+R, j’en passe et des meilleures. C’est comme le cochon, dans l’automobiliste tout est bon, sauf qu’il roule. Bref, une fois n'est pas coutume, à gauche on est adepte de Voltaire qui disait que l'art de gouverner consiste à prendre le plus d'argent possible à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre.

En réalité, à gauche, comme en économie on est très gauche, on méconnait l’équation de Slutsky et ses conséquences. On produit donc ce qu’elle prédit de plus néfaste : la réduction de l’utilité des individus. Les effets de revenu et de substitution n’étant certainement pas suffisants pour tuer définitivement la liberté de choix, on s'affaire donc aussi à gauche à mettre en place des politiques d’exclusion des automobilistes sans oser le dire, là réside le second stratagème. C’est qu’à gauche on a multiplié en veux-tu en voilà les zones 30 et leurs cortèges de chicanes, de dos d’ânes, de sens interdits réservés aux voitures et de vélos en sens inverse. C’est qu’à gauche on se félicite des multiples travaux qui bloquent la ville, notamment pour mettre ces trams si beaux qu’on inaugure en grande pompe. C’est qu’à gauche à chaque fois qu’on fait des travaux on en profite pour élargir à outrance les trottoirs. C’est qu’à gauche on a éliminé de façon systématique conjointement à l’introduction du tram une ou deux voies utilisées par les voitures sur tous les axes centraux. C’est qu’à gauche on projette même la solution finale: 200 rues piétonnes en ville. En somme, à gauche, ce n’est pas la liberté de choix que l’on souhaite ni même la cohabitation des usagers, c’est l’éradication à la soviétique: on déporte les voitures aux fins de rééducation des automobilistes, à la seule différence que votre goulag se nomme « garage » et que le mot d’ordre de la rééducation se dit « pédale ».

Et, lorsque certains s'insurgent contre cette politique sournoise autoritariste et qu’ils refusent de se laisser tondre afin de financer le mode de transport des autres, vous, les loups de Sibérie, vous vous dissimulez sous l’apparence de l’agneau et bêlez à l’injustice en invoquant au profit des cyclistes celle qui est votre seule victime : l’égalité devant la liberté de choix.

Vous voulez savoir où sont l’égalité et la liberté de choix monsieur Réné Longet ? Si à gauche vous défendiez vraiment ces principes nous pourrions être d’accord sur deux points : tout d’abord chaque usager de la route devrait avoir au moins une piste séparée qui est propre à sa catégorie, à savoir une piste pour voitures, une piste pour les TPG, une piste pour cyclistes et un trottoir, sans que les politiciens n’interviennent en favorisant des aménagements pour les uns ou pour les autres. Et ensuite, que les usagers de chaque mode de transport financent le coût de celui-ci. A savoir, que les cyclistes se payent leurs aménagements avec une taxe spéciale sur les vélos; que les utilisateurs des TPG payent le coût réel du service sans que le contribuable automobiliste ne doive mettre la main à la poche; et surtout que les automobilistes soient les seuls bénéficiaires de l’ensemble des taxes qu'on leur prélève. En d’autres termes, que chaque usager du service publique paye à prix coûtant le service dont il bénéficie. Alors on aurait une vraie liberté de choix, sans distorsion aucune. Mais, jamais à gauche on ne serait favorable à une telle politique. Et oui, il semble qu’à gauche, on ait oublié la théorie de l’impôt de Proudhon, parce qu’elle conduit à une certaine efficacité de la dépense marginale, et donc à la désertion des modes de transport que vous voulez imposer.

Si dans un tel contexte, de façon réciproque à vos politiques, la droite visait à financer le déplacement des automobilistes par l’impôt général, aux fins d’octroi de subventions à l’achat de voitures ou mieux de gratuité de l’essence ; si elle ciblait les cyclistes et les usagers des TPG par des taxes spécifiques pour décourager ces modes de transport ; si elle tendait systématiquement à empêcher ces usagers de rouler par l’élimination de leurs facilités ; ou si elle faisait installer en faveur des voitures un complexe de voies rapides au cœur des quartiers dans lesquels vélos et trams n’auraient pas droit de cité ; alors vous pourriez légitimement commencer à ergoter sur la liberté de choix.

A défaut et la situation étant précisément l’inverse de celle-ci, lorsque vous parlez de liberté de choix vous donnez l’impression que Shakespeare a écrit ces quelques mots en pensant à vous : « je drape la vile nudité de ma scélératesse sous quelques vieux haillons volés à l'évangile et passe pour saint à l'heure où je fais le diable ».

Votre dévoué détracteur libéral, cycliste de son état qui ne possède pas de voiture,

Je dénonce.

Écrit par : Je dénonce | 02/05/2011

Et un bisounours qui ne boit pas au volant.

Écrit par : flichy | 05/05/2011

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