17/10/2011

Et si on parlait solutions?

A quelques jours des élections fédérales on assiste à une campagne bizarre. Pour d'aucuns, je pense au PLR, en perte de vitesse, l'argumentation se limite à dénigrer et à caricaturer l'adversaire. A coups d'annonces valant 4000.- pièce le PLR sort des poncifs et des idées reçues sur divers sujets alors que tant au parlement cantonal que fédéral le PLR est dans la majorité qui a voté tout ce qu'il dénonce, à commencer par les fameux jours-amende! Evidemment, il s'agit de faire oublier Zapelli (difficile) pas à sa place, le scandale de la BCG et de Swissair voici dix ans... bref toute la politique de la droite au service de certains bien placés et de pas grand chose d'autre. La fusion entre libéraux et radicaux qui n'est autre que l'absorption du monde des PME et des entrepreneurs radicaux par la banque libérale...

Bref revenons à ce qui serait utile pour la population.


Sur les blogs en particulier il est une mode récurrente, qui consiste à affirmer que les socialistes n'auraient pas de propositions à proposer, pas de solutions...

Alors regardons ce qu'il en est. Avertissement aux blogueurs et commentateurs qui tirent plus vite que leur ombre: critiquez ce que vous voulez, mais ne niez pas l'évidence: les propositions qui suivent sont toutes issues de documents validés par le parti socialiste ces derniers mois et tous et toutes les socialistes en sont porteurs.

Ce que nous disons nous le faisons!


Voici donc quelques propositions sur quatre enjeux qui fâchent: l'économie; le social; le logement et l'aménagement; la sécurité:

- Arrêter d'importer constamment de nouvelles entreprises hors sol (Sandrine Salerno s'est fait violemment attaquer pour avoir osé le dire haut et fort)

- Soutenir nos PME notamment par l'accès au crédit (les banques ne prennent que des gros risques et laissent tomber les petits)

- Valoriser le savoir-faire local, les technologies propres (par exemple celles qui permettent de sortir du nucléaire), les soins à la personne (petite enfance, aînés), les infrastructures (achever le réseau de trams vers Saint-Julien, Annemasse, Ferney, Vésenaz...), la construction de logements et leur assainissement énergétique - ce qui est à la fois à la portée de nos demandeurs d'emploi et dans la cible des besoins des gens

- Développer une politique de formation active et efficace des demandeurs d'emploi ,et dans les métiers de services tels infirmières, artisanat, boulangerie, plombiers etc.

- Encourager le dialogue social

- Généraliser les conventions collectives de travail (la moitié des salarié-e-s n'en a pas) et le salaire minimum (10% des salarié-e-s, surtout des femmes avec charge d'enfants, ne gagnent pas assez pour vivre, dans une des villes les plus riches du monde)

- Aider les entreprises qui font un effort de formation  au lieu de recruter ailleurs des personnes déjà formées

- Lutter contre le dumping social et salarial (il y a au moins 20 fois plus de contractuels pour amender le stationnement que pour contrôler le respect des conditions de travail)

- Maintenir un taux d'autoapprovisionnement agricole sur Genève (actuellement de 20%) et donc respecter la capacité de production agricole

- Harmoniser progressivement les conditions de vie des deux côtés de la frontière et créer une vraie gouvernance régionale démocratique (certains ne veulent plus de frontaliers mais revendiquent le droit d'habiter en France, ce sont les mêmes qui étaient contre le CEVA: le beurre et l'argent du beurre!)

- Répartir équitablement l'effort de construction sur toutes les communes, y compris les plus privilégiées, assurer une juste mixité partout (Vernier ou Onex ont fait un gros effort, mais Vandoeuvres et la rive gauche en général..)

- Limiter le coût du loyer en fixant de par le droit fédéral le taux d'effort à 25% au maximum du revenu, et contrôler tous les loyers afin d'assurer qu'ils ne soient pas abusifs

- Favoriser les coopératives et les fondations et régies immobilières d'utilité publique assurant un loyer non spéculatif

- Obliger les propriétaires à accepter les échanges d'appartements entre locataires sans augmentation de loyer

- Pour éviter de gaspiller le sol, densifier et faire de la densification de qualité (le vieux Carouge compte une forte densité mais on y vit très bien)

- Lutter contre la criminalité économique, le trafic de drogue (qui lui est souvent lié), la petite criminalité qui touche en premier lieu les personnes à revenu modeste

- Déployer davantage de policiers sur le terrain, élargir le recrutement aux permis B (c'est le seul métier où on se prive volontairement de 40% du bassin de recrutement en excluant les étrangers établis), diminuer les tâches bureaucratiques en recrutant des assistants administratifs

-Soutenir les victimes des délits, veiller à défendre leurs droits, développer les peines de travail d'intérêt général, faciliter le dépôt de plainte, renforcer la coopération policière transfrontalière, assurer un éclairage public adéquat...

 

Bref du concret, du concret et encore du concret, de l'action et pas des paroles ou des promesses.

A vous de choisir!

 

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Commentaires

oui on voit le résultat en ville de genève ou ONEX OU LA GAUCHE N'A RIEN FAIT, BRAVO

Écrit par : nicolas weiss | 17/10/2011

Cher Monsieur Weiss
La gauche n'a rien fait à Onex?
Je vous adresse volontiers le bilan de ce que j'ai réalisé en 12 ans au Conseil administratif à Onex. Vous en ferez le commentaire que vous voulez mais d'abord parlons en connaissance de cause.
Faites-moi savoir comment je peux vous le faire parvenir et on en reparlera, à votre convenance.
René Longet

Écrit par : longet | 17/10/2011

Le problème n'est pas que les socialistes proposent... Par opportunité, ils sont bien obligés de s'adresser à ce sujet, la sécurité.

Le véritable problème est qu'ils n'arrivent pas à transformer le discours un peu volontariste en actions concrètes. Les années Moutinot le prouvent. L'angélisme de la gauche vis à vis de la criminalité est dénué de fondement. Un criminel, petit ou grand est un délinquant, pas un cas social, ni un malade à soigner.

Quant à l'analyse des risques sécuritaires effectuée par les socialistes, mis à part un diagramme comportant des flèches allant dans tous les sens, il n'y a rien. Le grand vide.

Le jour où les socialistes feront la preuve par l'acte de leur efficacité à traiter des problèmes sécuritaires, on pourra en reparler... Mais en attendant, votre phrase "Ce que nous disons nous le faisons!" n'a pas encore, et de loin, sa contrepartie: "Nous avons fait ce que nous avons dit"...

Cordialement.

Écrit par : Déblogueur | 17/10/2011

Le bilan de Laurent Moutinot est catastrophique !
Plus jamais de socialistes à ce niveau là.

Écrit par : Victor Winteregg | 17/10/2011

C'est marrant mais à l'époque de Moutinot toutes ces idées étaient également avancées, mais il a fait tout le contraire....

PS non merci...

Écrit par : davide | 17/10/2011

Monsieur Longet,

Vous vous référez aux prochaines élections fédérales pour nous rappeler quelques propositions socialistes "sur quatre enjeux qui fâchent : l'économie; le social; le logement et l'aménagement; la sécurité ..."

Fort bien, mais pourquoi donc faites-vous un amalgame entre bon nombre de ces propositions qui ne dépendent que de compétences cantonales avec d'autres dont la résolution découle totalement de décisions prises au niveau fédéral ?

Pourquoi entretenir la confusion parmi les électeurs ?

Ainsi par exemple, en quoi l'installation de sociétés multinationales "hors sol" à Genève relève-t-elle de décisions de Berne ?

Que viennent faire l'organisation des transports publics genevois ou la sécurité à Genève dans un débat national ?

Vous écrivez par ailleurs :

Vouloir " - Encourager le dialogue social "

Personne ne vous contredira, un peu comme si j'écrivais " Il faut améliorer l'espérance de vie ".

Mais concrètement que fait-on ?

Vous souhaitez maintenir l'autoapprovisonnement agricole de Genève, thème cher à John Dupraz, mais vous savez bien que cela ne se décrète pas. Sauf à vouloir mettre en place un protectionnisme agricole entre les cantons et revenir au début de XIXème siècle, comment entendez-vous vous y prendre pour mettre en oeuvre un projet d'une telle utopie ?
A titre personnel, je souhaiterais moi aussi consommer genevois, mais est-ce réaliste ? Faire de la politique c'est aussi choisir des options et savoir trancher. On l'a vu récemment avec le projet immobilier des Cherpines ...

Monsieur Longet, dites-nous franchement, votre billet du jour n'est-il pas un peu démagogique ?

Bien à vous !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 17/10/2011

Cher Monsieur d'Hôtaux
Je vous donne raison: ces propositions ne sont pas classées d'après leur destinataire. Mais les interdépendances et liens entre les divers niveaux de décision (communes, cantons, Confédération) sont de plus en plus étroits et il est évident que nous intervenons dans chaque lieu en fonction des compétences de ce lieu. Cependant la réalité ne se laisse pas couper en tranches. Souvent le parlement genevois s'adresse au parlement fédéral pour lui demander quelque chose, à l'inverse à Berne on incite les cantons à aller dans telle ou telle direction. Nous soulignons par là que nous sommes cohérents et complémentaires et agissons à tous les niveaux dans le même sens.
Quant à vos questions précises je réponds comme suit:
- Berne peut tout à fait nous aider pour l'harmonisation fiscale intercantonale par exemple, pour mettre des cadres à la compétition fiscale entre cantons.
- La sécurité est concernée par exemple à travers le déploiement des gardes frontières où les élu-e-s socialistes ont tiré la sonnette d'alarme très fortement quant au manque d'effectifs. Et c'est bien Mme Calmy-Rey qui a récemment interpellé Mme Rochat sur la sécurité à Genève. Quant au code pénal il se décide à Berne et si d'aucuns qui ont voté des deux mains les jours-amende maintenant s'en font le reproche,ils savent que c'est bien à Berne que pourra se défaire ce qui s'y est fait.
- Les TPG n'ont rien à voir avec les décisions fédérales? Vous oubliez le subventionnement de plus de 90 Millions pour le TCOB sans parler de la politique d'agglomération: sans Berne elle n'existerait pas. Et pour organiser la gouvernance de la région, il nous faut pour le moins reformuler l'accord de 1972 entre Berne et Paris qui a institué le comité régional franco-genevois. Enfin ceux qui comptent sur la traversée de la rade (avec ou sans tram) font eux aussi appel à Berne...
- Encourager le dialogue social: j'aimerais bien pouvoir l'imposer à ceux qui n'en veulent pas, pour en finir avec le mépris et la loi du plus fort, comme on a dû imposer les règles minimum du contrat de travail dans le CO. Le CO et la loi sur le travail sont effectivement du droit fédéral!! Mais un gouvernement cantonal peut par son attitude, ses critères d'achats publics et autres moyens en effet encourager certaines choses à se faire.
- Enfin je parle de maintenir le taux actuel d'auto-approvisionnement de Genève qui n'est que de 20%, cela ne veut aucunement dire revenir au XIXe siècle, mais ne pas chuter plus bas, car nous ne pouvons pas déléguer davantage la responsabilité de notre alimentation à d'autres (toujours plus de transports inutiles, ça vous dirait?). Cela demande effectivement des arbitrages et si nous avons soutenu le déclassement des Cherpines nous ne sommes pas pour déclasser la zone agricole à tout va pour autant. La forêt est protégée, une part importante de la zone agricole actuelle doit être pérennisée elle aussi. Oui n'en déplaise à certains grands simplificateurs (voire simplistes) la politique est l'art de la pesée des intérêts...
Pour moi la démagogie n'est pas dans l'exposé le plus transparent possible de nos idées et projets, mais dans leur lecture ultra-rapide et superficielle, et dans les raccourcis abusifs.

Écrit par : René Longet | 17/10/2011

Monsieur Longet,

Je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre longuement à mon commentaire, même si je trouve que vos réponses sont un peu biaisées.

Il est évident que la politique fédérale et les décisions prises à Berne ont un impact direct sur les politiques cantonales et municipales. Comment pourrait-il en être autrement ?

Dans le domaine des transports publics régionaux, la Confédération intervient par le biais de subventions, comme pour le tram TCOB ainsi que vous l'avez rappelé, mais c'est avant tout au niveau cantonal que de tels projets (je pense au TCOB ainsi qu'au CEVA) sont initiés, étudiés, portés et défendus avant que des subventions puissent être demandées à la Confédération.

Pour la sécurité publique, elle est avant tout de la compétence des cantons, la problématique de l'effectif des gardes-frontière trop peu nombreux à Genève découle avant tout de la décision de les affecter prioritairement aux contrôles à l'aéroport et ceci à la demande de Genève, si je suis bien informé.

Vous évoquez l'interpellation de Mme Calmy-Rey auprès de Mme Rochat, mais sans rappeler aux lecteurs que c'est à la suite d'une agression - les faits restant à éclaircir - dont a été victime le fils de deux diplomates en poste à Genève que cette entrevue a eu lieu. Mme Calmy-Rey était dans son rôle de Ministre des affaires étrangères de la Suisse et c'est en tant que tel qu'elle est intervenue, pour rassurer les milieux diplomatiques en quelque sorte.
C'était un pur "effet de manches" auquel Mme Calmy-Rey s'est astreinte, pas autre chose.

Il n'en demeure pas moins que le problème de la sécurité publique reste entier à Genève et qu'il résulte entre autre d'un cruel manque d'effectifs, mais aussi probablement d'une vision trop étriquée d'envisager le problème en le limitant au canton ...
Quant au Code pénal, dont les jours-amende sont une aberration datant de l'ère Blocher, il est de la compétence de la Confédération.
Mis à part l'organisation des forces de sécurité publique qu'il faudrait renforcer et envisager sous un angle extra-cantonal (?), peut-être par le biais de concordats intercantonnaux par exemple, Genève doit vraiment empoigner sérieusement le problème de la détention administrative pour les délinquants multirécidivistes qui ne peuvent pour diverses raisons être expulsés et qui nous empoisonnent la vie (dealers, etc.). Rappelons tout de même que les accords de Schengen/Dublin autorisent de telles mesures dont la durée de détention peut atteindre 18 mois. Or que je sache, le parti socialiste est opposé à de telles mesures, alors que l'on parle bien de délinquants multirécidivistes et non pas de requérants d'asile déboutés. Pourquoi un tel manque de volonté politique ?
Si c'est par manque de places de détention à Genève, alors que l'on signe dans ce cas également des concordats avec d'autres cantons, ou que les parlementaires genevois à Berne interviennent pour défendre une solution fédérale à ce problème.

Soyez assuré que je vous ai lu attentivement et sans "rechercher des raccourcis abusifs".

Bien à vous !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 17/10/2011

Scandaleux !!!

Quand on ne connait rien aux professions de la sécurité étatique on se tait!

Les conditions d'engagement sont déjà assez souple comme ça, si vous voulez engager n'importe qui, faite le dans votre commune mais pas avec une fonction de police ( accès à des données confidentielles, avis de recherches ect ect.

Aucun pays au monde n'engage des étrangers comme policier, la nationalité est obligatoire et cela doit être le cas.

Il est scandaleux de voir déjà une certaine société privée porter l'étiquette de police alors que la sécurité des données n'est pas garantie et les risques de détournement de données confidentielles également.

Pour les gardes-forntière, rien ne sert d'en avoir plus vu que qu'ils seront affectés à l'aéroport de Genève (actuellement 120 agents, ces agents sont pris de partout pour garantir ces effectifs. Et il est certain que c'est que le début.

La sécurité à Genève est du rôle de l'état et non de la Confédération qui donne assez d'argent au canton pour garantir le mandat des ambassades, mais Genève utilise certainement cet argent ailleur.

D'ailleur si on veux être juste la Confédération devrait réclamer de l'argent au canton pour les gardes-frontières qui font le travail de la police cantonale.

Le canton devrait également rembourser l'armée, car actuellement se sont des militaires professionnels qui garantissent la sécurité des ambassades.

En gros les politiques font du Bla Bla pour dire n'importe quoi et surtout ne rien résoudre.

Écrit par : Pipo | 23/10/2011

On peux également se demander pourquoi un cops fédéral obéis à un canton reconnu comme une catastrophe en gestion sécuritaire, peut être parce que chez les douaniers c'est le même topo, a qui profite ces arrangements? certainement pas aux gardes-frontière dans leurs bocal en verre

Écrit par : Manu | 23/10/2011

on est d'accord avec les socialistes sur un point y'en pas un qui fasse bouger le bateau pour solutionner des problèmes qui au fil des ans vont en augmentant,tout ce qui est retardé a pris de l'ampleur avec de plus en plus d'autres problèmes insolubles,le temps passant les Verts y ont mis des freins pour sauver l'environnement qui lui n'a aucune chance sans humains pour l'entretenir,parler c'est très bien mais agir et non dans l'urgence c'est encore mieux. Les anciens qui étaient d'excellents visonnaires savaient qu'il faut sauver le peuple avant la chute du Titanic et laisser vivre les animaux dans leurs pays d'origine en laissant les autres pays s'occuper eux mêmes de leur problèmes,quand on voit les regards de satisfaction posés sur Kadafi et le retards pris pour l'Autisme y'a pas de quoi être vraiment fiers,qu'on soit ou non socialiste

Écrit par : tiendonc | 23/10/2011

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