07/03/2012

Encore trois jours pour bien faire: le 17 juin ne doit pas occulter le 11 mars!

L'élection partielle au Conseil d'Etat du 17 juin obnubile tous les esprits. Mais il n'est pas trop tard pour aller voter ... pour le scrutin du 11 mars!
D'envoyer son bulletin demain, après-demain et surtout d'aller au bureau de vote. Car à midi dimanche on constatera 43,8% de participation (une spéculation toute personnelle) et où auront été les 56,2% autres?? Avoir six semaines de vacances, donner plus de chances de réussite à leurs enfants, ils s'en fichent? Et ce seront les premiers à dire que les enjeux politiques n'ont rien à voir avec la vie quotidienne.


Six semaines de vacances? Ca paraît beaucoup, ça paraît long, et quel stress quand on revient au travail... Mais la réalité est tout autre. La moyenne suisse est à 5 semaines. Ce sont justement les métiers les moins qualifiés, les plus pénibles, ceux connaissant l'espérance de vie la moins longue qui demeurent aux 4 semaines légales. Beaucoup de salarié-e-s ont 5 ou six semaines, dans les métiers les plus variés, voire plus. Cela fait presque 30 ans qu'on n'a pas remonté le minimum légal des 4 semaines. Depuis, la productivité du travail a augmenté d'un bon tiers. Les salaires n'ont pas augmenté d'un tiers, bien au contraire, de 5 à 10 % seulement, les augmentations nominales étant largement mangées par l'inflation (de quelque 30% aussi durant le même intervalle). Et le coût pour l'économie? Aucun, sauf si une entreprise se décide à engager du monde pour compenser les absences. Sinon, juste une question d'organisation. Car il ne s'agit pas de prendre six semaines d'affilée, mais d'ajouter un jour par ci, un autre par là. Qu'on ne vienne pas nous dire que cela a un impact sur la productivité, au contraire. En réduisant le stress, en permettant de prendre quelques jours de congé de plus par an, on est mieux au travail, plus efficace, on se sent mieux reconnu et respecté. Comme souvent en pareille circonstance, le discours des organisations économiques est abusif, occulte le fait que la plupart des salarié-e-s ne sont plus à 4 semaines et que la mise à niveau n'est vraiment pas demander la Lune. Et n'est que justice pour ceux qui ont été oubliés depuis 30 ans, cloués au sol, vissés au plancher, la voiture balai en quelque sorte. Monter le minimum à 6 semaines, c'est bien le moins qu'on puisse faire pour légaliser la situation réelle, pour faire bénéficier un tant soit peu les salarié-e-s des progrès de la productivité. Si déjà cela n'a pas été fait en termes salariaux, que ce soit au moins en termes de qualité de vie!

Pour la scolarité, le raisonnement est tout différent. Là il s'agit à l'inverse de transformer un demi-jour de congé en demi-jour d'apprentissage.
Tout le monde s'accorde à dire qu'une bonne formation est la base pour de meilleures chances dans la vie. Les exigences en matière de compétences sociales, culturelles, humaines, en matière de connaissances et de savoir-faires ont été longuement réfléchies par de nombreux experts et commissions. Il en est résulté le Plan d'études romand, couvrant la scolarité obligatoire, là où se décide l'avenir de nos enfants, le leur mais aussi quelque part le nôtre. Ce Plan d'études traduit en nombre d'heures n'entre pas dans l'horaire actuel. On peut s'obstiner à nier l'évidence, mais je n'ai encore rencontré personne qui ait pu me dire ce qu'il fallait enlever dans ce Plan d'études... Alors, c'est tout simplement mathématique. Ou on retourne à l'école le mercredi matin et on évite le stress d'ingurgiter cette matière en n'ayant pas vraiment le temps de le faire (certains, ceux qui ont de la facilité y arriveront, mais les autres? Une école moins sélective, c'est une école où on peut prendre du temps pour une éducation différenciée...). Ou on "préserve" cette matinée (pour quoi faire? Il reste toute l'après-midi, tous les jours après 16h, le samedi, le dimanche...), et on sacrifie qui la gym, qui les branches artistiques, qui les apprentissages fondamentaux... Et pour les quartiers populaires, pouvoir mettre les enfants un demi-jour de plus à l'école est une vraie bénédiction: les enfants ne sont pas dans la rue ou devant la TV ou d'autres écrans, et ils augmentent leurs chances de s'en sortir plus tard. Ce serait folie de leur refuser une chance pareille...


Aloirs oui vite postons notre enveloppe ou courons dimanche au local de vote!

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Commentaires

Juste un complément relatif à vos propos relatifs aux 6 semaines de vacances.
Les salariés ont bénéficier directement de cette augmentation de productivité; amélioration de la sécurité des conditions de travail, notamment au niveau de la sécurité, amélioration des conditions LPP.
Et si vous étiez plus prêt des désirs des travailleurs que vous prétendez défendre, ils vous auront fait part qu'ils désirent un meilleur salaire qui plus de vacances...
Mais j'oubliais, vous défendez les fonctionnaires..

Écrit par : Charly Schwarz | 08/03/2012

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