29/07/2012

Développement durable il y a encore du boulot!

On entend souvent dire que le Développement durable, c'est bien beau, mais on s'en occupera quand on aura traité les autres sujets, l'emploi, la crise financière, le logement, la sécurité... Cette attitude est très peu responsable. Car le développement durable ce n'est rien d'autre que de laisser aux autres habitants de la Terre et surtout aux générations suivantes de quoi vivre...

Au coeur de l'été, trois nouvelles m'ont choqué.


- la fonte accélérée des glaces des Pôles. Au Groenland, la fonte des glaces prend des proportions telles que les chercheurs de la NASA qui suivent cette région depuis longtemps se déclarent très inquiets. Nos glaciers aussii fondent... comme on peut s'en apercevoir par soi-même lors de la moindre balade en montagne. Pourtant, selon les sondages, le climatoscepticisme gagne de l'ampleur dans l'opinion. Le Canada, pays limitrophe du Groenland, est le premier Etat du monde à quitter le protocole de Kyoto... Décision purement politique, motivée par le refus d'assumer les coûts d'une réduction des gaz à effets de serre. Et les coûts du réchauffement? Ce sera pour d'autres, un autre jour!

- la pêche profonde, véritable pillage des mers. 3/4 des espèces de poisson comestibles sont en sous-effectif et leur productivité est menacée. Lors de toutes les rencontres internationales concernant le développement durable, on réaffirme l'exigence de mieux gérer les stocks de poisson des océans, ressource alimentaire de base pour des centaines de millions d'humains. Or que voit-on? Le nouveau gouvernement français, dont pourtant l'écologie serait un souci prioritaire, défend mordicus trois entreprises françaises de pêche industrielle, au nom de l'emploi. L'emploi a bon dos: ces entreprises font une concurrence déloyale à la pêche artisanale, ont passablement d'emplois sur la conscience et en cas de difficulté n'auront pas le moindre scrupule pour licencier leurs salariés...

- La biodiversité des champs. Une bonne partie des surfaces de nos pays demeurent agricoles et leur gestion est tributaire des modes d'exploitation choisis. La biodiversité, c'est le tissu d'espèces animales et végétales qui font la vie, qui nous permet d'exister sur cette Terre. Elle évolue constamment, les espèces vont et viennent, à l'échelle des millénaires. Mais depuis un siècle, le mouvement de disparition dû aux interventions humaines n'a cessé de s'accélérer. Pour y remédier, la politique agricole européenne prévoit de demander aux producteurs de réserver 7% de leur surface à des espaces naturels (bosquets, haies, zones humides, etc.), refuges pour la biodiversité, comme c'est déjà préconisé en Suisse. Le lobby agricole européen ne l'entend pas de cette oreille et fait front contre cette réorientation pourtant hautement nécessaire...

Devant ces informations, en tant que citoyens, en tant que consommateurs, nous avons une responsabilité à prendre. Les décisions sont prises non pas par des forces anonymes, mais des élus, des gouvernements. A nous de leur dire notre opinion, chaque fois que l'occasion s'en présente! Et en attendant. chaque jour nous avons le choix de nos achats: nous pouvons faire quelque chose pour réduire notre empreinte carbone, pour acheter en fonction des labels de pêche ou d'agriculture responsable. Alors faisons-le! Et donnons ainsi du sens aux informations que nous consommons sinon très passivement.

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