03/02/2013

3 mars: garantir la libre organisation des familles

Parmi les sujets de la votation fédérale du 3 mars, un enjeu particulièrement concret. On ne pourra pas dire que les propositions de loi ne sont pas compréhensibles, que ça ne sert à rien d'aller voter, que de toute façon tout cela ne nous concerne pas dans notre vie quotidienne.. Le sujet est simple: concilier famille et travail, comment faire?


Le parlement, dans sa majorité, propose à travers un texte constitutionnel, que les parents puissent avoir assez de lieux de prise en charge pour leurs enfants et que les entreprises facilitent la conciliation entre travail et famille. Et face à cette demande toute simple, qui peut tourner au cauchemar quotidien pour de nombreuses familles, d'aucuns peignent le diable sur la muraille et évoquent des coûts faramineux. Notons que ce sont les mêmes qui proposent, on aura reconnu l'UDC, de payer pour que les mères restent au foyer - et du coup, là, puisqu'on est sur la répartition traditionnelle des rôles, plus de souci financier...

Bref, oublions ces peurs et ces rideaux de fumée et regardons de quoi il en retourne. Il s'agit de permettre aux familles de s'organiser elles-mêmes.

La première responsabilité est au niveau des employeurs, privés ou publics. Il est temps que l'on cesse dans les entreprises à contraindre les femmes à choisir entre emploi et famille. Cette situation explique d'ailleurs largement le fait qu'il y a nettement moins de femmes que d'hommes cadres (ou professeurs d'Université, etc.) puisqu'aux moments décisifs une "pause" leur est imposée. De nombreuses entreprises ont d'ailleurs compris l'intérêt à garder, précisément, leur force de travail féminine en proposant des aménagements dans l'organisation et le temps de travail. Malheureusement toutes ne procèdent pas ainsi, et c'est le moment de généraliser les bonnes pratiques!

Mais les collectivités sont aussi concernées et se doivent de mettre sur pied des offres suffisantes de garde des enfants: crèches, garderies, mamans de jour, etc. De nombreuses le font, mais la demande est loin d'être satisfaite et pour poursuivre l'effort, il est important que les cantons veillent à ce que les manques soient comblés, au niveau de leur propre action ou au niveau de leurs communes.

Rien que du bon sens... On dit que c'est dans la tranche d'âge entre 20 et 35 qu'il y a beaucoup d'abstentionnistes. Cette-fois ci ce serait particulièrement dommage de rater la votation, car c'est là la tranche d'âge la plus concernée par le projet fédéral!

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