24/03/2013

Qu'arrive-t-il à François?

Non pas François le nouveau pape. François, le président que les Français ont élu voici bientôt un an.

Il n'a pas fait d'erreurs majeures.

Il a même plutôt mieux que d'autres tenu à respecter les promesses qu'il avait faites aux électrices et électeurs.

Il a en particulier réuni les partenaires sociaux pour dégager face à la crise une dynamique gagnant-gagnant: plus de soutien et de marge de manoeuvre pour les entreprises (celles qui produisent, pas les prédateurs financiers), plus de dialogue social et de respect des salariés.

Il a relevé le défi de réagir face à l'imposture islamique en Afrique, rendant un service majeur à toute la région sahélienne.

Et symboliquement tout avait bien commencé par une réduction de sa rémunération et de celle de ses ministres.
Mais visiblement cela ne suffit pas.


En politique, il ne suffit pas de faire. Il faut aussi parler. L'un ne va pas sans l'autre.

Chez François le président des Français, c'est cela qui est en panne.
Ce dont un peuple a besoin, c'est d'une parole forte, qui explique, qui entraîne, qui montre le chemin.

Qui trouve les mots justes.

Las de la vaine, versatile et superficielle agitation de Sarkozy, les Français ont opté pour un homme authentique, hunain et humaniste, proche du peuple et sans artifice. Mais cela ne veut pas dire qu'il doive rester en retrait et sans message mobilisateur.

Comment rapatrier les milliards de l'économie spéculative dans l'économie réelle qui en aurait tant besoin?
Comment réussir la transition écologique qui créerait ces emplois qui manquent tant?

Comment réussir le vivre ensemble quand le désepoir ronge les coeurs et les esprits?

Comment mettre en place une relance économique fondée sur les besoins sociaux et une relocalisation solidaire, valorisant les savoir-faire et les circuits courts?
Comment sortir de notre société de consommation inégalitaire qui lamine la nature et les humains, qui vit de l'obsolescence programmée et qui ignore toute valeur solidaire?

Autant de défis majeurs auxquels la France et le monde voudraient entendre des réponses.

Et le fameux populisme n'est que l'horreur du vide, l'attente légitime qu'a tout peuple d'une parole claire, qui explique et guide. C'est la maîtrise du Verbe qui fait d'un politicien un leader moral de tout un peuple: de Gaulle, Mandela, Kennedy, Churchill, Roosevelt pour n'en citer que quelques-uns ont marqué les consciences, bien au-delà de leur action réelle. Plutôt, leur action majeure a été de mettre en action leur peuple, de stimuler ses forces vives, d'inclure et de soutenir ceux qui étaient relégués au bord du chemin. Les contenus sont là, reste à les exprimer!

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