15/04/2013

Affaire Cahuzac: mensonge et hypocrisie...

Il arrive d'être fâché avec la vérité. Il arrive qu'on mente sciemment, pour éviter une sanction morale, financière, sur image. Pour obtenir un avantage.

On punit les enfants pour ça.

On évite les produits dont on soupçonne qu'ils ne sont pas dignes de confiance.

Et quand un candidat, un élu ment, on est tous concernés...

L'homme n'est certes pas vertueux de nature. Mais un net effort s'impose quand on sollicite la confiance de ses concitoyens.


Cahuzac a menti de manière effrontée.

Peu de menteurs sont allés aussi loin que lui dans le sang-froid, la mise en scène calculée, millimétrée, dans la répétition obstinée.

Notre policier valaisan de Varone est un enfant de coeur à côté.

Reste que la gravité de l'acte a toujours à voir avec son rapport au rôle que l'on joue. Un ministre du budget qui doit faire rentrer les impôts et qui ne paie pas les siens...

Un policier attrapé en flagrant délit...

Mais la sanction est tombée. Cahuzac a dû démissionner encore avant ses aveux, devant l'avancement de l'instruction judiciaire. Il ne retrouvera plus jamais son image publique. Il a été sanctionné et reste sanctionné. C'est bien le destin qu'il a choisi.
Varone lui n'a pas eu à démissionner, il n'a pas été élu, cela a été sa sanction. Et à juste titre le gouvernement valaisan en est resté là.

Les socialistes français ont sanctionné le mouton noir: le président l'a viré illico presto du gouvernement, le parti exclu de ses rangs.

Pendant deux semaines, la droite française et aussi suisse n'a cessé de pointer du doigt les socialistes coupables de n'avoir pas démasqué l'escroc plus vite. Il fallait anticiper, deviner. Bien sûr. Quand on est trompé c'est de sa faute, non?! Le coupable n'est pas celui qui a trompé, mais celui qui est trompé, ben voyons...

Et maintenant, que les conséquences plus politiques sont tirées: publication du patrimoine des élus, lutte résolue contre les paradis fiscaux qui privent les Etats et leurs contribuables de centaines de milliards, fin définitive de notre complicité avec ce type d'agissements coresponsables de l'impuissance de l'Etat devant la crise, puisque privé de moyens importants (cf. cas de la Grèce, dont bien des nantis ont placé leur argent hors de portée du fisc de leur pays), la même droite hurle à l'attentat à nos libertés... libertés de qui? de vous ou de moi? ou de quelques-uns qui ne sont pas du monde de notre quotidien?

De qui se moque-t-on? Les seuls qui tirent les conséquences de ce qu'ils ont subi avec Cahuzac, ce sont les socialistes. Et ceux qui soutiennent qu'il faut enfin placer la loi avant le règne de l'argent.

 

 

 

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