05/11/2013

SIG les leçons de la crise

Que n'a-t-on pas déjà dit sur la crise au sein de SIG? Provoquée par des investissements hasardeux, et davantage, un partenariat mal négocié et qui a failli mal tourner, un fonctionnement abusivement confiant de certains responsables, elle a souvent été surinterprêtée. SIG mal gérés, dirigeants incapables, millions gaspillés, rien ne va plus dans ce fleuron de nos institutions publiques...


En fait cette affaire souligne surtout trois choses.

- Ce n'est pas parce que la thématique paraît désirable et elle l'est, à savoir le développement mesuré du potentiel éolien de la Suisse (si vous n'aimez pas l'éolien, essayez donc le nucléaire, invisible, incolore, inodore, aussi silencieux que la radioactivité et la mort...), qu'on ne fait pas de mauvaises rencontres, de mauvais partenariats, qu'on n'est pas victime de démarches spéculatives.

- Ce n'est pas parce qu'un partenariat a tourné court et que le rendement des sites éoliens en Suisse est relativement plus bas que dans d'autres pays européens qu'il faut jeter l'enfant avec l'eau du bain. D'ores et déjà de la négociation ressortent pas seulement 15 millions à ristourner à SIG d'ici fin décembre (sous peine que SIG se paie en nature chez un partenaire qui serait alors défaillant) mais aussi deux parcs éoliens jurassiens à développer, estimés par accord mutuel à 8 millions. Au lieu de risquer gros, SIG a limité la casse de ses engagements à 23 millions. Dommage mais sans risque on ne fait pas grand chose, et bon résultat d'une négociation qui se déroulait fatalement sous le même régime déséquilibré que le contrat dont il a fallu s'extraire. Et surtout SIG a reçu deux parcs à mettre en oeuvre. L'engagement raisonnable et mesuré dans l'éolien ne fait donc que commencer! Et cette fois sous le plein contrôle de SIG.

- Ce ne sont pas des acteurs externes à SIG qui ont sonné l'alarme mais le président et le conseil d'administration dès que des doutes fondés sont apparus sur la bonne utilisation de l'argent de l'entreprise publique - donc de ses clients. La gouvernance interne de SIG et plus spécialement du conseil d'administration a fonctionné, les administrateurs ont fait leur travail et corrigé le tir. Cela aussi est la leçon de la crise: ce sont les responsables de l'entreprise qui ont décidé de rectifier le cap. Et qui se sont battus pour cela durant toute l'année 2013. Le résultat est devant nous: une entreprise qui prend ses responsabilités, à l'interne comme vis-à-vis de la collectivité genevoise - et des exigences d'une nouvelle politique de l'énergie qui nous sorte progressivement des pièges du fissile et du fossile.

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Commentaires

Et que vient faire le maire d'Onex dans cette galère, puisque vous avez fait tout juste !

Écrit par : Bertrand Buchs | 06/11/2013

On voit dans votre billet toute l'hypocrisie socialiste.
Ca vous fait juste mal de dire que quelqu'un comme Eric Stauffer, pour ne pas le nommer, a fait en quelques semaines ce que le CA des SIG aurait du faire depuis des mois voir des annees.
Comment pouvez-vous avoir le culot de dire que le partenariat entre les SIG et Ennova n'etait pas un fiasco integral des le depart. Comment peux-t'on payer des dizaines de milliers de francs - avec l'argent des contribuables, une elue qui n'a strictement rien fait si ce n'est encaisser cet argent.

Je n'apprecie guere Monsieur Stauffer et son parti politique qui s'apparente a du grand guignol, mais au moins, lui, a ose dire tout haut ce qu'il se passait au sommets des SIG. Comment ces dirigeants dilapidaient l'argent public dans des projets totalement fantaisistes.
Parfaitement fantaisistes, puisque nous savons tous que la superficie de la Suisse romande ne suffira JAMAIS a produire assez d'electricite pour couvrir les besoins du canton et encore moins du pays.

Evidemment, en faisant de la politique politicienne, vous essayez de noyer le poisson. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Belle pensee socialiste qui est en train de pousser notre canton dans un catastrophe financiere sans precedent.

Les responsables des SIG ont rectifies le tir sous la pression publique et de certains politiques.

Je suis au regret de vous dire, M. Longet, que vous avez deja assez fait de mal a la commune d'Onex, alors, de grace ne continuer pas avec les SIG maintenant.

Écrit par : Bob | 06/11/2013

Bien entendu vous ne reconnaissez pas que Stauffer a permis de récupérer quelques millions. C'est normal puisqu'il est, selon le PS, un gêneur. N'est-ce pas lui qui a dénoncé le salaire exorbitant de Mouchet, membre influent du PS, qui touchait 400.000 pour un mi-temps ? C'est difficile de reconnaître ses erreurs !

Écrit par : Octave Vairgebel | 06/11/2013

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