30/03/2014

La région franco-valdo-genevoise va-t-elle survivre au populisme?

Depuis des siècles la cité-Etat de Genève vit politiquement séparée de son arrière-pays tout en connaissant une imbrication forte avec un voisinage relevant d'une autre sphère de souveraineté. Cela a plus ou moins bien fonctionné dans l'histoire et à l'épisode de l'Escalade (on se rappellera au passage que la vaillante Mère Royaume était française) a succédé la Paix de St-Julien et où le rétablissement de la souveraineté genevoise a été associé, voici deux cents ans, de la création de zones franches qui existent toujours (après avoir englobé durant des décennies un territoire bien plus vaste). Puis en 1972 un traité franco-suisse est venu prendre acte de la dynamique urbaine qui avait de manière croissante besoin d'être gérée de manière concertée: ce fut le comité régional franco-genevois et l'accord sur la fiscalité des frontaliers. Aujourd'hui il est urgent de monter d'un cran pour parvenir à dépasser le "maldéveloppement" régional avec ses effets de distorsion croissants: Concurrence sur l'emploi à Genève, concurrence sur les terrains en France.


Oui il est temps de se donner les outils pour passer de la concertation à la cogestion, de la gouvernance technocratique et sectorielle, un peu en silo, à une véritable démocratie régionale.

De nombreux organes de concertation, voire de conception en commun, existent mais la conscience que nous avons à organiser de manière équilibrée et équitable ce bassin de vie commun n'est pas présente au niveau de ses habitant-e-s, qui subissent au quotidien la situation et essayent de s'en tirer au mieux chacun pour soi. C'est le sentiment de débrouille et d'absence de maîtrise qui domine, porte ouverte, naturellement, aux expressions courtes mais fortes du populisme (qui se signale aussi par ses contradictions: on peut très bien se sentir concurrencé par les frontaliers et faire ses courses en France, selon l'évolution des prix... or c'est bien  cette recherche de l'avantage individuel qui conduit au déséquilibre général et à l'exacerbation des exaspérations).

Comme le "correctif" que serait selon d'aucuns la fermeture des frontières est totalement contraire à une imbrication certes anarchique mais très avancée (au point qu'on a découvert voici quelques années que bon nombre de députés UDC au Grand Conseil genevois habitaient en France voisine) des populations, il n'y a véritablement pas d'autre solution que de nous mettre autour de la table et de dessiner ensemble les contours du vivre ensemble dans un même bassin de vie.

Les partis politiques ont dans ce contexte une responsabilité particulière. Chacun d'entre eux a un correspondant en France: socialistes, verts, UMP, Modem, Front national, tout cela se retrouve peu ou prou avec des nuances dans le paysage politique genevois. Les contacts sont là, des coordinations se mettent en place.

Pour leur part, les Socialistes ont tiré les premiers, lançant en octobre 2011 un manifeste pour un parlement régional élu au suffrage direct et auquel, par avenant au traité franco-suisse de 1972, les deux Etats concernés auront dévolu des pouvoirs en matière économique et sociale. La maîtrise des situations commence en effet par la gouvernance des territoires. Puis les PS des 4 entités politiques concernées (Genève, Vaud, Ain, Haute-Savoie) ont décidé de créer la Plateforme socialiste de l'agglomération franco-valdo-genevoise. Et tout récemment, voici quelques jours, à Plan-les-Ouates, au congrès du Parti socialiste genevois, Fabienne Freymond Cantone, députée vaudoise et membre de l'exécutif de Nyon, Guillaume Mathelier (à la veille de sa réélection brillante comme maire d'Ambilly), Florence Blatrix, tous deux premiers secrétaires fédéraux des PS de Haute-Savoie et de l'Ain ont appelé Genève à prendre ses responsabilités par rapport à sa fonction de métropole et à prendre en compte les effets de distorsion que son développement entraîne.

Ensemble ces 4 formations socialistes vont mettre encore cette année sur la table quatre questions-clé pour mieux vivre dans cette région: les infrastructures de soins, le développement économique, les transports et la gouvernance.

Et s'il est permis de revenir sur la polémique quant à la scolarisation d'élèves habitant en France sur Genève: pourquoi pas dresser une carte scolaire qui en zone limitrophe des frontières ferait que les élèves, quel que soit leur domicile, iraient tout simplement dans l'école géographiquement la plus proche? A moins que les ex-résidents Genevois que la crise du logement a poussés à se loger en France voisine veulent eux aussi le beurre et l'argent du beurre, habiter en France mais ne rien perdre de ce qu'ils connaissaient et appréciaient en Suisse... Ce sont justement ces situations qui nous rappellent l'exigence de penser "région" et de faire la région.

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Commentaires

Le Grand Genève n'a jamais fait l'objet d'une votation donc n'existe pas ! C'est une vue de l'esprit de quelques politicards bidons qui veulent se faire mousser !

Écrit par : Gedeon Teusmany | 31/03/2014

Cher Monsieur Teusmany
Avez-vous une meilleure idée pour organiser tant soit peu cette région ?
Nous sommes à l'écoute de toute bonne proposition...
Cordialement
René Longet

Écrit par : René Longet | 31/03/2014

Monsieur Longet,

Bien que j'adhère à la position que vous défendez dans votre article, j'aimerais relever deux points:

1) L'on ne peut qu'espérer une plus grande coopération transfrontalière, mais dans la mesure où la France demeure un pays extrêmement centralisé, cette approche risque de montrer ses limites.

2) Partant du premier constat, j'aimerais en tant que citoyen suisse exilé immobilier en France voisine remettre en question votre dernier paragraphe.

Vous dénoncez un certain populisme, pourtant en lisant votre idée selon laquelle les personnes domiciliées en France voulant scolariser leurs enfants à Genève veulent "le beurre et l'argent du beurre", je me pose des questions. Si une telle déclaration n'est pas populiste, il faudra que je relise la définition de ce mot...

Vous semblez oublier que les systèmes scolaires entre nos deux pays sont très différents et qu'un enfant (tel que ma fille) qui a effectué une partie de sa scolarité sur Genève aura des difficultés à intégrer le système scolaire français en cours de route (qui, soit dit en passant, est d'un bien meilleur niveau que le primaire genevois). C'est donc par souci de cohérence et non suite à une envie de "profiter" que des personnes dans mon cas on fait le choix de vouloir continuer à scolariser leurs enfants sur Genève.

Écrit par : Warren Smith | 01/04/2014

La gauche ayant vocation a rendre tout le monde pauvre, pas étonnant que le grand voisin sinistré vous attire. Malheureusement, je ne crois pas que les vrais Suisses soient de votre avis.

Écrit par : QueFaire | 02/04/2014

M. Longet, notre région doit être organisée entre exclusivement genevois et vaudois. La France voisine ne fait pas partie de notre région mais du Grand Lyon. Donc, cela ne nous concerne pas. De plus nous devons stopper les financements en France voisine tel que le téléphérique du Salève, les lignes de trains TGV ou CEVA ou les stupides parkings P+R, nous devons exiger que la France participe au financement de la CGN alors que seuls les cantons de Vaud, Valais et Genève mettre de l'argent dans cette compagnie. Est-ce que la France a participé au financement du tunnel ferroviaire du Gothard ? Non, alos arrêtons de gaspiller le pognon des genevois.

Écrit par : Gedeon Teusmany | 02/04/2014

@G. Teusmany, il va falloir enlever les oeillières.

> Le Grand Lyon s'arrête à Meyzieu, ça fait loin de Genève quand même. Je vous invite cordialement à apprendre ce qu'est une aire urbaine (http://fr.wikipedia.org/wiki/Aire_urbaine), ça vous permettra de comprendre qu'au delà des aspects politiques, il y a une réalité économique, démographique et sociale qui dépasse largement les frontières, et que vous ne pouvez ignorer. Et rien que sur ces aspects là, le Grand Genève existe depuis belle lurette. Il fallait juste lui donner un nom (parce que bon, bassin franco-valdo-genevois, ça faisait un peu lourd...).
> Concernant la CGN, vous oubliez (volontairement?) de citer le département de la Haute-Savoie, collectivité française compétente en la matière qui participe aussi activement à son financement.

Et pour finir, quand Genève conserve 70% des impôts versés par les travailleurs frontaliers (français ET suisses), vous ça vous choque que le canton finance des projets transfrontaliers? C'est pas avec les seuls 30% restant que les communes, départements, la Région (ah non, elle, elle a rien), vont financer les écoles, crêches, routes, transports publics, et autres services publiques...

Écrit par : eldwane | 03/04/2014

eldwane, J'ignore totalement vos fameuses réalités économique, demographique et sociale. Les soucis de la France ne nous concerne pas du tout ! Le Grand Genève n'existe pas tant que les citoyens ne sont pas consultés par voie démocratique (votation). Il est faux de prétendre que la Haute-Savoie participe au financement de la CGN puisque ce n'est que les cantons suisses (Vaud, Valais et Genève) qui entretiennent, louent et achètent les bateaux. Concernant les impôts vous ne voudriez pas que nous attendions sur le paiement par la France des impôts des frontaliers, Lausanne a attendu plusieurs années pour recevoir son dû par le gouvernement socialiste. Maintenant, si le 30% ne suffit pas, il faut soit demander à Paris de financer les travaux soit procurer du travail aux français qui n'auront plus besoin de traverser la frontière pour gagner leur vie. Vous devriez remercier la Suisse de fournir un boulot à environ 200.000 personnes qui seraient au chômage en France !

Écrit par : Gedeon Teusmany | 03/04/2014

rien que le titre n'énerve.
tout comme cette habitude en France d'élargir le tour de table des grosses agglos, en les nommant le grand "qq chose": le grand paris, le grand marseille, le grand lyon - et le grand genève.

Pour autant que je sache, un parlement est un siège de représentants élus par des citoyens payant leurs impôts et leurs droits démocratiques.

C'est dire si aucun parlement de ce grand machin de "gégé", qui serait rhône-alpien, région incluant entre-temps dans son giron la Loire et la Franche-Comté ! faut bien racler la populace au chomdu vers la CH! ne va exister pour cette pyramide d'agences françaises auto-proclamé grand-Genève en y incluant Nyon & les qq partenaires d'affaires du gégé gneûvois

ce truc c'est lui-même voué à sa mort. à force de tirer sur la corde: par manque de flouze de pognon de financements tirés sur le futur, à force d'envoyer les chomeurs fr dans les cantons VD & GE, le marché du boulot gégé étant leur propriété, leur terrain de jeu, devant leur revenir, n'est-il pas?.

marre du droit d'une "majorité" parce que c'est le +grand nombre.
marre d'être impuissant face à l'invasion sans frontières.

ça me rappelle cette réplique d'une djeun salariée française d'une agence de placement à Genève, qui refusa mes candidatures avec tout l'aplomb+assurance +arrogance+supériorité de la salariée-qui-touche-du-pognon face au suisse cherchant du boulot... au retour d'un long séjour d'études aux States : "ah j'ai rien pour vous : me fô des références-locales-récentes!", bonne femme ne sachant pas plus manier 1 PC que causer qu'en français.

marre, après une décade de boulots temporaires de +en+ rares de +en+ sous-payés à remplacer des djeuns au bout du rouleau parce que jobbant hors de leurs compétences,
juste parce que la concurrence inextinguible et incontenable de la libre-circulation des chomdus UE place les CH de +48ans hors circuit au moins 15 ans avant retraite
marre de ces élus la tête dans le sable qui ont donné tous permis d'établissements et laisser les suisses fuir, vendu Genève à la Ratp, Vinci, aux BTP & autres entrepreneurs français - maintenance du CEVA française?

permettant dans tous secteurs la sous-traitance française ou autre raflant tous pans des marchés de l'emploi, places d'apprentissages etc
marre des cadres employeurs étrangers délinquants se permettant tout
Genève n'est plus suisse - c'est trop tard.

L'état de dépression de nos générations est inacceptable. Nos enfants ne croient plus à l'intérêt d'investir leurs efforts ici. Ne voient que leur devoir d'imposition-exclave-à-vie des classes "moyennes". à financer ad-vitam les extrêmement coûteuses conséquences des new-comers au social incapables de se prendre en charge sur 1-3 générations.

Sont fiers d'eux, ces élus des 15 dernières années payés si confortablement, d'avoir contribué et laisser faire la dégradation irréversible du tissus suisse en Suisse romande comme en toutes zones frontalières de la CH?

Écrit par : pierre à feu | 03/04/2014

M. Longet:
Les suisses exilés en France voisine ne veulent pas le beurre et l'argent du beurre.
Je suis parti pour une formation à l'étranger pour les HUG. Ma femme a remis son congé pour me suivre. Nous n'avions qu'une bourse d'étude et nous avons du résilier notre bail.
Quand nous sommes rentré nous n'avions que mon salaire pour soutenir 4 personnes, trop élevé pour les barème HLM, insuffisant pour les appartement subventionnés.
Direction la France voisine.
Nous sommes Genevois et nous payons nos impôts à la source.
Si le développement du logement avait suivi le développement économique à Genève les loyers seraient équilibrés. Mais les blocages politiques genevois font qu'actuellement la pression démographique est sur la France voisine.
En tant que politique vous êtes au moins en partie responsable de cette situation aberrante où les Suisses qui paient leurs impôts à Genève doivent habiter en France voisine.
En tant qu'écologiste vous êtes au moins en partie responsable du fait que Genève a mis sa banlieue résidentielle en dehors de ses frontières, avec les conséquences actuelles sur le trafic pendulaire.
C'est vous qui voulez le beurre et l'argent du beurre.
Je ne comprends pas votre façon de penser. Vous êtes très, très loin des réalités socio-économiques de la classe moyenne suisse.
Ce que je retiens, c'est qu'après nous avoir chassé du territoire vous voulez empêcher nos enfants d'y revenir un jour en leur bloquant l'accès à l'éducation genevois. Cette attitude est INSUPPORTABLE. Vous avez franchi un tabou. NE TOUCHEZ PLUS A L'AVENIR DE NOS ENFANTS.

Écrit par : cédéséspérant | 04/04/2014

@Gedeon Teusmany : Il va falloir revoir vos connaissances sur le fonctionnement de la démocratie : même dans la démocratie directe suisse, tout ne passe pas systématiquement en votation populaire, et parce que ça n'est pas passé en votation ne signifie pas que ça n'existe pas. D'ailleurs, j'imagine que dans votre logique, l'agglomération Lausanne–Morges n'existe pas non plus, pas plus que l'Eurodistrict trinational de Bâle ?
Quant à vos élucubrations sur le Grand Lyon… pardonnez-moi, mais c'était risible.

@cédésésepérant : Vous devez avoir mal compris l'article, Mr Longet n'a jamais envisagé d'empêcher les enfants d'accéder à l'éducation genevoise.

Écrit par : Pyraloun | 04/04/2014

l'un des chantres en faveur de la liberté de circulation de tous européens vers la Suisse - sauf des suisses résidents frontaliers, c'est le français M Charrat selon qui, interviewé ce matin à la TSR,

"il n'y a jamais eu de quotas imposés par la Suisse aux français frontaliers!

et continue, péremptoire, au journaliste qui revient cependant sur le fait que cette mesure existait avant les bilatérales "il n'y a jamais eu de quotas?"

"Non!".
"ce n'était qu'une démarche administrative! pas difficile d'avoir 1 permis... le temps de..."

Pas faux! Combien avez-vous comme moi constaté de ces groupes entiers de français `pas du tout frontalier',
(sans parler des salariés pas déclarés du tout, employés par ces mêmes cadres de banque &/ multis)

venir sur le payroll de multis genevoises (j'y étais resp admin), y être salariés sans permis dans un 1er stade,
passant par le truchement d'un contrat avec agences temporaires "partenaires" de cadres fr les recrutant (en refoulant les chomeurs suisses correspondant aux profils recherchés -j'étais aussi resp de recrutement),

le temps pour ces nouveaux employés nouveaux frontaliers de se trouver 1 appart, soit dans une localité frontalière française soit en sous-colocation dans 1 HLM genevois,

le temps pour les avocats de ces multis (incl. banques) d'obtenir un permis B ou G ou autre

M Charrat insiste: "nous" n'avons jamais été contingentés!"

J'aurais bien aimé être physiquement devant ce monsieur lorsqu'il égrainait ses fausses vérités sans vergogne (comme à son habitude) ce matin

car les quotas existaient -pas le GTE de Charrat-

à telle enseigne que c'est sous 1 question de quotas que mon inscription à l'unige fut refusée! motif invoqué "les quotas étant dépassés, l'Unige ne pouvait donc plus accepter d'étudiants français..."

à mon courrier de réponse informant l'uni GE que ben en fait j'étais que citoyen CH,
je reçu un "ah? alors c'est pas possible... vos diplômes.."

où il faut conclure que si j'avais été français dans les quotas : mon inscription à l'Unige était faite!

Le reste de l'interview de MC est du même tonneau.

où il nous explique que le "peuple" suisse a pris la décision de stopper la libre circulation (...) et l'idée des suisses de "contingenter" est "hérétique"!

Écrit par : pierre à feu | 04/04/2014

Pyraloun, si mes élucubrations sur le Grand Lyon sont risibles que dire des débilités sur le Grand Genève ! Les seuls intéressés par cette appellation sont les français afin que Genève leur payent toutes leurs infrastructures. Il serait éventuellement possible que la confédération participe à ces financements par le fond pour les pays en voie de développement ! Il est tout de même étonnant que la France, 5ème puissance économique mondiale, n'aie pas les moyens de payer ces infrastructures. Concernant l'agglomération valdo-genevoise, elle existe réellement mais sans y inclure la France voisine. Elle pourrait être agrandie par le Valais, Fribourg, Neuchâtel et le Jura, cela s'appellerait la Suisse Romande ! Le reste n'a pas d'importance. Pour simplifier le problème, vous devriez suivre l'idée de la Ligue Savoisienne qui réclame le rattachement des deux Savoies à la Suisse !

Écrit par : Gedeon Teusmany | 04/04/2014

Qui ne parle pas des réalités actuelles:

A. un bon nombre de suisses, dévalués/refoulés de leurs jobs en cours de carrière face à la concurrence hype déloyale du flot ininterrompu de main d'oeuvre européenne,
ont du quitter leurs appartements, leur canton et si Genève, la Suisse.

Depuis les bilatérales, c'est la migration: de Genève à France ou VD, de VD à Fribourg, de Fribourg à etc. etc.

B. la majeure partie de ces nouveaux frontaliers sont
- d'une part la génération arrivée à la retraite des ex-saisonniers italiens, portugais, espagnols etc, qui ont construits ou acheté en France à bas coûts tandis qu'ils ne peuvent survivre locataires retraités en Suisse

- d'autre part, 1 grand nombre parlant à peine français, sont des nouveaux "frontaliers" venus de tous coins d'Europe comme de l'Est, Lituanie etc.

- Bon nombre des "suisses clandestins" en font partie, dont bien des français se gardant une boîte postale genevoise.

La réalité des faits montre que très peu de frontaliers ne sont que suisses de nationalité.

L'autre réalité étant qu'un suisse résident frontalier en France
- n'est plus traité comme suisse par la Suisse mais comme un européen
- est un traître pour les résidents genevois dont la majorité est étrangère
- est un étranger pour les français.

Le suisse résident frontalier est un étranger en Suisse comme en France.

Écrit par : pierre à feu | 04/04/2014

@Gedeon Teusmany : Réponse courte (parce que vous êtes dans la mauvaise foi, pas dans la réflexion pertinente et constructive) : les Valaisans, les Fribourgeois, les Neuchâtelois, les Jurassiens etc, ne viennent pas chaque jour travailler à Genève. Contrairement à une partie significative des habitants du Genevois français (qui, de même, ne vont pas travailler à Lyon). C'est ça qui définit une agglomération, pas vos divagations guidées par votre détestation de la France.

Écrit par : Pyraloun | 06/04/2014

Pyraloun, Je constate que vous divaguez. Tous les jours ouvrables l'autoroute depuis Gland à Genève ainsi que la route du Lac depuis Versoix à Genève connaissent des bouchons le matin aux heures de pointes et le soir, dans l'autre sens, également. D'autre part les voyageurs arrivant à Cornavin en train voyagent debout par manque de place ! Donc cela prouve que les Romands viennent travailler à Genève ! Il est temps de développer les infrastructures routières et ferroviaires entre Genève et la Romandie. Le reste ne nous concerne pas. Si les accès depuis la France posent problèmes cela est entièrement de la responsabilité des élus français et c'est à eux que revient de trouver la solution mais en aucun cas aux habitants et citoyens de Genève. Concernant ma prétendue détestation de la France, sachez que je compte de très nombreux amis en France mais que je déteste les donneurs de leçons, les prétentieux, ceux qui viennent piquer le boulot aux résidents genevois (et je sais de quoi je parle !) et aux profiteurs.

Écrit par : Gedeon Teusmany | 07/04/2014

eldwane, petite information concernant la CGN. Le bateau "Vevey" vient d'être remis à l'eau après une révision complète ayant coûté 12 millions. La totalité des travaux a été payée par les cantons de Genève, Vaud et Valais. La France, comme

Écrit par : Gedeon Teusmany | 07/04/2014

eldwane, petite information concernant la CGN. Le bateau "Vevey" vient d'être remis à l'eau après une révision complète ayant coûté 12 millions. La totalité des travaux a été payée par les cantons de Genève, Vaud et Valais. La France, comme de coutume, n'a pas versé le moindre centime d'euro ! D'autre part, le bateau "Simplon" entièrement revisé il y a 2 ans pour un montant de plus de 15 millions navigue avec, près des machines, une plaque gravée des noms des généreux donateurs. L'association des mordus des bateaux à vapeurs, des donateurs privés, des entreprises et des communes de Romandie ont généreusement participés à ce financement mais, comme par hasard, aucune société, communes ou donateur privé français figurent sur cette plaque !Serait-ce un oubli ou une confirmation du peu d'intérêt de nos voisins pour cette compagnie ?

Écrit par : Gedeon Teusmany | 07/04/2014

Gedeon Teusmany @ Il y a en quelque sorte deux CGN : une touristique à vapeur, et une entreprise de transport de frontaliers. Que les Français ne participent pas à l'entreprise touristique suisse est assez normal...
Genevois : vous devriez faire comme les Américains en Ukraine : lancer des pseudos ONG à votre solde pour créer un mouvement sécessionniste en Savoie en vue de son rattachement à la Suisse pour rattraper les erreurs de 1862...

Écrit par : Géo | 07/04/2014

Geo, les bateaux touristiques déservent la totalité des ports français et, entre nous, si la CGN évitait, par exemple, Yvoire, c'est des milliers de touristes qui ne se rendraient pas dans cette charmante cité. Donc, le tourisme français bénéficie des bateaux à vapeur et son refus de financer une faible partie de cette compagnie est scandaleuse. Je vous rappelle qu'il y a quelques années Miterrand avait accepté que la France participe pour 500.000 francs suisses au financement de la CGN, ce montant correspondait, selon le gouvernement français, au solde de tout compte

Écrit par : Gedeon Teusmany | 10/04/2014

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