30/03/2014

La région franco-valdo-genevoise va-t-elle survivre au populisme?

Depuis des siècles la cité-Etat de Genève vit politiquement séparée de son arrière-pays tout en connaissant une imbrication forte avec un voisinage relevant d'une autre sphère de souveraineté. Cela a plus ou moins bien fonctionné dans l'histoire et à l'épisode de l'Escalade (on se rappellera au passage que la vaillante Mère Royaume était française) a succédé la Paix de St-Julien et où le rétablissement de la souveraineté genevoise a été associé, voici deux cents ans, de la création de zones franches qui existent toujours (après avoir englobé durant des décennies un territoire bien plus vaste). Puis en 1972 un traité franco-suisse est venu prendre acte de la dynamique urbaine qui avait de manière croissante besoin d'être gérée de manière concertée: ce fut le comité régional franco-genevois et l'accord sur la fiscalité des frontaliers. Aujourd'hui il est urgent de monter d'un cran pour parvenir à dépasser le "maldéveloppement" régional avec ses effets de distorsion croissants: Concurrence sur l'emploi à Genève, concurrence sur les terrains en France.

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02/03/2014

Coopérer au développement, pour qui, pour quoi?

En 1970, à l'assemblée générale des Nations Unies, les pays "développés" (en substance, les Etats membres de l'OCDE) ont décidé de consacrer 0,7% de leur PIB à aider les pays du Sud à combler leurs inégalités de développement. Et de donner ainsi un appui pratique aux Droits économiques et sociaux définis en 1966 par ces mêmes Nations Unies: droits à une alimentation saine, à l'éducation, à la santé, au logement, à une protection sociale... En 1973, le parlement suisse votait dans cet esprit la loi sur l'aide au développement. A Genève, dès 2002, une loi oblige le canton à consacrer 0,7% de son budget de fonctionnement à des projets de solidarité internationale.

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