02/02/2017

Le développement durable existe nous l'avons rencontré

Souvent considéré comme un concept un peu nébuleux, purement onusien - heureusement qu'elle existe, l'ONU, quand on voit les Trump et autres Le Pen se donner la main pour fragmenter le monde, comme espace de concertation global  - inventé voici exactement trente ans au Palais Wilson à Genève par la commission Brundtland, le développement durable est bien vivant avec ses valeurs de responsabilité, de créativité et d'équité.

Le développement durable existe, nous l'avons rencontré:


Le 31 janvier, à Berne, au forum du développement durable de la Confédération, sur le thème culture et développement durable. Salle comble pour écouter de magnifiques témoignages de résilience territoriale à travers le levier culturel. La ville de Nantes, qui renaît à une identité renouvelée par une floraison culturelle incroyable, et un engagement formidable de ses élu-e-s. Le petit village d'Ernen dans la vallée de Conches, devenu rendez-vous incontournable grâce à son festival de musique et qui a trouvé sa voie quand la neige ne tient plus ses promesses touristiques.

Le 1er février, à Genève, dans une salle communale de Plainpalais vibrante et comble elle aussi, emplie de jeunes mais avec aussi sa part de vétérans confirmés de la durabilité, pionniers parmi les pionniers, pour faire émerger à la lumière grâce au mouvement Demain Genève la Genève de demain, vibrionnante d'initiatives de terrain, chacune faisant sa part, comme le colibri de Pierre Rabhi, pour un monde plus responsable, plus créatif, plus humain. Incarnant chacune un attachement à notre Terre Patrie commune, au sens d'Edgar Morin - grand penseur qui disait aussi qu'il ne suffisait plus de dénoncer: il est temps désormais d'énoncer.

Pas de dogme mais un élan dont le développement durable est la théorie d'une pratique qui paraît la seule possible pour aller de l'avant, vers la résilience écologique, économique et sociale. Un grand moment, et un grand merci à l'équipe de Demain Genève, d'aider cette créativité à prendre forme, à se rassembler, à rayonner, à réussir ses projets de vie. C'est aussi l'occasion de rappeler que Genève a été en septembre dernier le seul canton de Suisse à dire oui à l'initiative pour une économie verte, soit une économie circulaire et réduisant fortement notre empreinte écologique. Ce désir de passer des paroles aux actes est dans les têtes et dans les coeurs désormais, matérialisant le lien essentiel entre le global et le local. Oui le développement durable a bel et bien pris racine. Dans les têtes et dans les coeurs...

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Commentaires

"Le développement durable existe nous l'avons rencontré"

La société socialiste solidaro-bobo-bio-durablo-vivreensemblo-stalino-festive avec ses lendemains qui chantent et ses rivières de miel que nous promettent les gens comme René Longet n'existe pas. Pourtant, les Vénézueliens la rencontrent tous les jours en faisant la queue devant les magasins vides.

Écrit par : Frederic Bastiat | 03/02/2017

A M. Bastiat: Il n'y a pas le moindre lien avec la manière désastreuse le pays dont vous parlez est gouverné, État pétrolier opposé de plus à toute action contre le changement climatique, et ce que propose le développement durable. Merci de vous documenter sur ce que propose le développement durable et de dire quelle autre chemin vous proposez pour l'humanité et la gestion de son habitat commun, notre Planète.
Pour ma part je n'en vois pas d'autre.

Écrit par : Longet | 03/02/2017

Dans le doute que mon commentaire ne vous soit pas parvenu (la page étant ré-apparue vide), je me permets de vous le renvoyer...
- - - - - -
Merci, M. Longet, pour votre infatigable esprit optimiste et votre engagement.
Sans personnalités combatives comme vous-même, nous risquons des désastres écologiques et sociaux d’une ampleur sans équivalent. Non, que dis-je? nous ne les risquons pas, nous nous y jetons droit dedans.
Pour autant, j’entends le commentaire de M. Bastiat. Il traduit le bon sens de la Realpolitik, celui du libéralisme qui (et ce n’est pas rien) a fait la prospérité de nos nations occidentales, et particulièrement celle de la Suisse.
Manifestement, il s’agit d’un dialogue de sourds, d’ailleurs emblématique.
Mais comment trouver un terrain d’entente?
M. Longet pose la question essentielle: y a-t-il un autre chemin pour l’humanité et la gestion de son habitat commun, notre Planète?
Non.
Mais le chemin que trace les initiatives comme Demain Genève ne mènera pas loin, du moins pas au but qu’est celui d’éviter les catastrophes planétaires qui se profilent, sans une autre forme de conscience en parallèle.

Je propose aux partisans de la Realpolitik d’être VRAIMENT réalistes. Est-ce que toutes ces personnes avec leurs cartes Visa-gold ne sachant plus quoi acheter dans nos magasins remplis de biens de consommations toujours plus aguichants ne souffrent-elles pas d’un irrémédiable mal-être?
Concrètement, les taux de dépressions (via les burnouts, entre autres) et les suicides dépassent largement aujourd’hui, chez nous, ceux des pays communistes du temps de l’URSS. Un Français sur trois consomme régulièrement des antidépresseurs (en Suisse, on en est pas être loin). Avez-vous, par ailleurs, lu les rapports du Prix Nobel d’économie 2015 Angus Deaton par lesquels il a démontré par a + b que l’argent faisait le bonheur, mais pas au-delà de 75'000 dollars par an?

Mais je propose aussi à ceux qui se battent pour l’humanisme de se persuader que la philosophie, dont celle des Lumières, puisse être enseignée à tous, y compris aux ados qui cessent leurs études à seize ans. L’école publique devrait pouvoir offrir cette ouverture d’esprit A TOUS.
Vous dîtes, M. Longet, «Pas de dogme, mais un élan…» Or, sans dogme, l’élan ne fera pas boule de neige. Car en face, il y a celui qui dicte que l’argent résout tout.
Que sait-on de l’humanisme? Que sait-on de Rousseau ou de Kant par exemple? Ne pensons-nous pas que «être libre», c’est pouvoir assouvir nos pulsions, nos instincts primaires, faire ce que bon nous semble? Et ne vivons-nous pas dans une jungle pour cette raison précisément?
On se tire des balles dans le pied comme des aveugles armés de pistolets.
Pourtant, tout le monde pourrait comprendre que le bien commun procure, comme nulle accumulation égocentrique de richesses ne le peut, le bien-être individuel!

Écrit par : Christopher Bult | 09/02/2017

Un exemple de développement durable:
http://csglobe.com/whale-dead-30-plastic-bags-stomach/

Un autre:
http://csglobe.com/fukushima-unimaginable-levels-radiation/

Écrit par : Charles | 10/02/2017

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