09/03/2017

France: le naufrage des deux François

François Hollande d'abord. Elu sur le rejet d'un président girouette m'as-tu-vu devenu non crédible, son successeur Hollande l'a très rapidement rejoint dans la perte de confiance de la population. Elu pour fédérer, il a cru devoir diviser pour régner, il a vite sombré, et son bilan avec, alors que, vu objectivement, il n'est pas si mal que ça. Il a juste oublié qu'un président agit aussi en mobilisant, en motivant, en explicitant, pas seulement en manoeuvrant.
François Fillon ensuite. Elu-surprise de la primaire de la droite sur son image d'homme de rigueur, d'authenticité, aux mains propres, sans peur ni reproche, il a chuté tout aussi rapidement qu'il est monté. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, ça, ça ne passe pas... surtout quand on souhaite appliquer à tout un pays une potion très amère - mais guère magique. Plus il s'accroche plus il souligne ce qu'il est vraiment.


Reste Macron, qui pourrait rendre le grand service à la France de prendre le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite (c'est en principe ce qu'on tente de faire en Suisse ou en Allemagne... notamment) pour, simplement, rebrasser les cartes, exploser les fausses allégeances emprisonnant les consciences, bref tester autre chose et placer les lignes de clivage politique là où elles sont en réalité. Une synthèse par le haut, non hollando-floue mais assumée et assurée. Le début de cette 6e République qui pourrait être fondée sur beaucoup de décentralisation et de résilience territoriale, pas mal de contractualisation et de dialogue social et un zeste de démocratie directe (non plébiscitaire - pour ou contre les dirigeants - mais réellement d'initiative populaire).

Quant à Hamon, non seulement il a vite rendu obsolète Mélenchon, mais il permet au PS de survivre, au-delà des espérances, en se situant enfin sur la ligne de la transition vers les équilibres écologiques et sociaux indispensables au vivre ensemble sur notre petite Planète. Un PS redevenu fabrique d'idées et acteur de pratiques judicieuses et novatrices, qui évitera qu'un Macron président penche trop en direction de la finance et oublie la mobilisation des énergies en vue d'un renouveau en profondeur du pays. Macron ou Le Pen, un vrai choix de société, deux modes radicalement différents d'une recomposition politique indispensable.

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Commentaires

FGGNH, hollande n'était pas une oie blanche, avant de devenir le (moi président) il a été vice président de l'internationale socialiste, puis secrétaire générale des socialistes avant de devenir (le moi président)! Il a aussi donné des cours d'économie, (ne riez pas)! Il suffisait en fait de l'écouter quelques secondes pour savoir à qui on avait a faire, on ne pouvait donc pas douter un seul instant, de la catastrophe qui se profilait! Le même met en avant aujourd'hui (le golem d'attali), comme le futur sauveur de la France, la catastrophe va donc se prolonger encore quelques années, vu les appuis maçonniques et banquiers dont il bénéficie! FGGH va donc faire avec cet "ostrogot" un 2ème quinquennat. par procuration! "Merci pour ce moment" 5 + 5 = 10 ans de perdu et aucun de retrouvé!

Écrit par : Degoumois Dominique | 10/03/2017

Mélenchon c'est la version rouge de Le Pen. A eux 2,c'est 35% 40% de l'électorat. Probablement, principalement, l'électorat populaire qui est attiré par ces extrêmes, voir les sénior.

Quelques soit le type de société choisis, il faut répondre à leurs frustrations. Je doute que c'est en relevant le smic ou la retraite, même si cela peut aider, que tout va rentrer dans l'ordre.

La violence de l'économie est probablement l'origine principale de cette radicalisation.
Si dans le monde du travail, on se sent être un coût et non une valeur ajoutée, la violence subie se retourne contre la société, en France comme ailleurs.

La tâche du prochain gouvernement français sera des plus difficiles pour inverser la tendance du radicalisme.

Macron qui n'a pas les mauvaises habitudes des professionnels de la politiques, aura peut-être les idées plus claires, libre de querelles politiciennes.

Comment rendre compatible les nécessités économiques des entreprises avec une économie humaine.
Ce n'est pas en offrant le café gratuit ou augmenter le temps de pauses que cela aidera !

FH, FF, ce sont les expressions d'hommes politiques du 20eme siècle qui ne sont pas capable de s'adapter à la société du 21eme siècle en mutation.
Hamon a compris ces mutations, mais pas certain que ses réponses soit les bonnes

Écrit par : motus | 10/03/2017

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