23/08/2017

Succession Burkhalter, pourquoi cette mollesse genevoise?

Succession Burkhalter, pourquoi cette mollesse genevoise ?

 

Je suis surpris par une certaine mollesse genevoise que je ressens dans le contexte d’une place à prendre au Conseil fédéral. Une place pour le Tessin ? Pas à n’importe quel prix, et des lobbyistes du secteur de la santé, il y en a déjà trop à Berne. Une 2e place pour le canton de Vaud ?? Pas de légitimité a priori. Une femme, bien évidemment oui - toutefois à compétences égales.

Lorsque côté socialiste Ruth Dreifuss puis Micheline Calmy Rey ont pu accéder au gouvernement fédéral, on a senti une certaine effervescence autour de ces personnalités, qui ont parfaitement rempli les attentes portées en elles - et qui continuent de s’engager pour le bien commun.

 


Et Maudet ? Est-ce parce qu’il n’est ni de la droite néolibérale, ni de la droite autoritaire que les formations dites populistes restent fort en retrait? Toujours très bien élu, est-ce son profil premier de classe qui fâche ? Ce n’est pas parce que de bonnes fées autour de son berceau lui ont promis un destin fédéral que l’on doit rester en retrait quand cela se concrétise. Trop jeune ? Qu’on regarde du côté de Macron : même âge, orientations politiques d’ailleurs comparables... et apparemment nourries aux mêmes sources, d’humanistes réalistes et à forte colonne vertébrale morale tels que Camus ou Mounier.

Capacité affirmée de perception, de compréhension et de décision, vision politique, engagement fort sur la sécurité et l’économie : que voilà un bilan personnel et politique guère contesté. Et être un élu du PLR qui comprenne la coopération au développement comme un investissement dans la stabilité de la planète, cela mérite également d’être relevé.

Le plus important signe distinctif toutefois: ambitionner qu’une candidature se définisse autour d’idées pour le pays. A Berne cela peut être ressenti comme une faiblesse, ou une prétention abusive. C’est bien sûr en réalité une force, une nécessité même. Le pragmatisme est un atout, quand on a défini un but. Le pragmatisme comme but en soi est un défaut. Corriger cela et faire du coup aussi en sorte que Genève soit à nouveau représentée au gouvernement fédéral, en tant que 2e agglomération la plus importante de Suisse, serait plus que nécessaire!

Bref, la candidature Maudet n’est pas une «aventure personnelle», elle concerne toute une collectivité. Nous le savons tous : si un canton veut réussir, c’est en rassemblant ses forces - politiques, économiques, sociales, culturelles. Il est temps de sortir de notre torpeur estivale et de dire clairement ce que nous voulons.

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Commentaires

Les genevois sont des jaloux, ils préfèrent voir élire un "mauvais" d'ailleurs qu'un "bon" de chez eux. C'est leur façon de se venger de ne pas être aussi bon que lui.

Écrit par : Maendly Norbert | 23/08/2017

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