01/11/2017

Planète: dernières nouvelles du front

Petite revue de presse. 1,5 milliards de m3 de glace perdus pour nos glaciers en 12 mois, tel est le bilan communiqué le 31 octobre par l'ATS. Le même jour, l'Organisation météorologique mondiale, OMM, signale que les teneurs en gaz carbonique de l'atmosphère, le plus important en quantité des gaz à effet de serre, augmentent à un rythme record.


Sur le même sujet le quotidien "Le Monde" évoquait dans son édition du 29 octobre un documentaire sur une île en Louisiane, qui avait déjà perdu 90% de sa superficie, et rappelait que l'ONU prévoyait 250 millions (!) de réfugiés climatiques d'ici le milieu du siècle. Le même jour, sous la plume d'Audrey Garric, relation sur la disparition des insectes, rappelant qu'en France l'emploi de phytosanitaires avait augmenté en 7 ans de 20%. Les producteurs se tirent une belle balle dans le pied, devant bientôt polliniser artificiellement leurs cultures. Et nous les consommateurs? La "NZZ am Sonntag" dumême jour analysait le rapport 2016 des contrôles alimentaires effectués sur les produits importés par les laboratoires cantonaux suisses. 80% des produits importés comportaient des résidus de pesticides et 10% dépassaient les normes sanitaires suisses. Sachant qu'une consommation quotidienne de produits de traitement même en-dessous des normes nous fait accumuler peu à peu des quantités significatives de ces inquiétantes substances...

Et on continue de nous dire que le bio, ce n'est pas vraiment au point, qu'on y traite aussi (avec du sulfate de cuivre, des produits végétaux, de la lutte biologique, en ayant des plantes et des animaux plus résistants ... et en tous cas beaucoup moins qu'on peut le faire dans l'agriculture conventionnelle), que le rendement y est moindre (sans doute mais moins d'eau dans fruits et légumes = plus de substance, faites la comparaison vous-mêmes!), que c'est plus cher (ce n'est pas la faute des producteurs si certains distributeurs prélèvent des marges abusives)...

Enfin, "Libération" du 25 octobre nous apprend que la déforestation dans le monde, après avoir durant quelques années ralenti sa progression, repartait de plus belle: + 51% entre 2015 et 2016. La place reprise au coeur du pouvoir politique au Brésil par le lobby de l'agrobusiness en est une cause, les feux de forêt sans doute liés au changement climatique également. Déforester pour du soya transgénique qui sert à nourrir non ceux qui ont faim mais à gaver les animaux en élevage industriel, dont nous nous gavons ensuite nous-même - le comble de l'absurde! Et si l'on mangeait moins de viande (en tous cas de cette viande-là), l'on pourrait facilement se payer le bio tous les jours - et du coup accélérer la transition nécessaire vers une agriculture durable.

Ceci pour rappeler que les changements à faire dans notre quotidien pour préserver notre enveloppe vitale qu'est la biosphère nous font aussi du bien immédiatement, personnellement. Et dire qu'il y a encore des climatosceptiques, des opposants aux éoliennes (chaque éolienne de plus, c'est un peu de nucléaire et de pétrole qui s'en va!), des fans des gros moteurs, dans le vaste monde et même ici, autour de nous!

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Commentaires

Je suis obligé de reconnaitre que les Verts sont un mal nécessaire en politique.
Un mal car il font souvent preuve d'intégrisme et d'anachronisme puisqu'ils ont une tendance visionnaire. Et aussi parce que la politique ce n'est pas que le traitement de l'environnement et qu'une fois sortis du sujet, ils doivent se positionner sur d'autres questions sociétales sans en avoir les compétences et en suivant souvent aveuglément un courant de gauche au sens large, protectionniste, paternaliste.
Nécessaire parce que sans eux, les pilleurs auraient les coudées franches.
Je reprenais volontiers le dicton que mon père reprenait aussi de je ne sais plus qui. Il faut pendre les Verts pendant qu'il reste des arbres.
Aujourd'hui je persiste à penser que les Verts ne devraient pas être un parti mais que leurs thèses devraient idéalement être universellement reprises par toutes les formations. Car à force de vouloir se faire sa place, on oblige presque les autres à combattre jusqu'à l'absurdité pour engranger quelques voix supplémentaires, atteindre les quora et survivre dans une guerre des tranchées qui ne fait que des victimes.
La tentative des Verts lib' illustre bien la vanité de l'entreprise et la dilution des forces malgré l'urgence.
La politique est juste désespérante.

Écrit par : PIerre Jenni | 01/11/2017

Cher Monsieur Jenni
Vous faites tout un développement au sujet d'un parti politique, auquel du reste je n'appartiens pas. Mais je n'ai aucunement évoqué de parti politique dans mon article. Je me suis fait le relais d'infos récentes qui me semblent tout à fait objectives et crédibles. Croyez-moi: la nature se fiche pas mal de savoir quelle est la couleur politique des humains, par contre ce qui compte est comment nous réagissons individuellement et collectivement face aux situations signalées. Réagissons en être humains responsables et non en fonction de calculs politiciens. Soutenez ce qui vous paraît juste, contrez ce qui vous paraît faux, tout le reste vous soumet précisément à ce à quoi vous voulez échapper: aux calculs et logiques politiciennes.

Écrit par : longet | 01/11/2017

On trouve sur youtube des reportages très intéressants qui vous explique que la Terre passe régulièrement de périodes de glaciations à des périodes de déglaciations depuis des millions d'années! Il y a 30'000 ans il y avait un kilomètre de glace au dessus de la Suisse! L'humanité doit accepter aujourd'hui de disparaitre, mais c'est la pollution (terre/air/eau) et la radioactivité qui seront notre fin! Laissons la place nous ne méritons pas de vivre sur Terre!

Écrit par : dominique degoumois | 01/11/2017

«Du tableau de l’espèce humaine contemplé durant toutes ces années, je ne peux en déduire qu’une chose: nous sommes un peu loupés.»

Jean Rochefort

TDG 15 août 2015

Écrit par : Otto Matthik | 02/11/2017

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