28/03/2018

Elections : qui veut la peau d'Anne Emery Torracinta

Quatre années d'engagement quotidien avec un bilan positif largement reconnu: nouveaux postes à l'école primaire - fondement d'une meilleure égalité de chances; revalorisations du CO comme lieu de l'orientation, et de la formation professionnelle; lutte contre le décrochage scolaire, enjeu décisif pour l'avenir de nos enfants; intégration et inclusion; préparation de la mise en oeuvre de la disposition contenue dans la nouvelle constitution genevoise sur l'école obligatoire jusqu'à 18 ans; mise en place d'une politique sportive et culturelle cantonale forte, en fonction des récentes décisions sur la répartition des tâches entre canton et communes...

Tout cela représente autant d'implication positive, de prospective, d'incarnation de valeurs d'efficacité, de justice, de communication.


Et nous laisserions ternir ce bilan au service de notre jeunesse, avenir de notre canton, par des embrouilles juridico-administratives certes inappropriées, mais qu'il faut mettre en perspective? Oui la magistrate n'a pas réagi de manière adéquate sur certains points de forme, et il y aura des leçons procédurales et administratives à en tirer. Mais sur le plan du contenu, cela justifie-t-il le tir groupé actuel, la véritable campagne de dénigrement à laquelle on assiste? Cela dépasse largement les bornes, est totalement disproportionné. 


Et dans quel département peut-on être sûr que tous les processus sont toujours, absolument toujours, conformes aux règlements et aux bonnes pratiques? Quel magistrat peut-il se targuer d'avoir toujours fait tout juste, communiqué juste, ajusté paroles et actes, rempli parfaitement son cahier de charges, accompli tous les points de son programme de législature? Si on fouille un peu, il y aura partout des petits ou grands points critiquables. Entendons-nous bien, il faut les discuter, les améliorer, et nous avons à cet égard divers outils, le contrôle financier cantonal, la cour des comptes, les commissions de gestion parlementaires, voire les commissions d'enquête parlementaires... donc de quoi y parer en toute lucidité et sérénité.

Ici, c'est clairement une agitation aucunement désintéressée et encore moins bienveillante, une entreprise de déstabilisation préélectorale. Nous n'en serons pas dupes et il s'agit de faire un bilan de législature sur le fond, et ne pas se laisser embuer la vue par des polémiques de dernière minute.
La magistrate a eu la grandeur de reconnaître des erreurs de procédure et de forme; aucun point de fond n'a pu lui être reproché. Qui parmi nos élu-e-s a le courage d'affronter l'opinion de cette façon, alors que la pratique usuelle est le déni en attendant que ça passe? Ainsi la manière de gérer ses erreurs est également un révélateur de la force de caractère et de l'intégrité d'une personne. Examen réussi! Mais surtout, l'arbre ne doit pas cacher la forêt, les stratégies occultes de dénigrement préélectoral nous fausser la perspective.

Une magistrate avec un tel bilan http://www.emery-torracinta.ch/wp-content/uploads/2018/02/des-actes-un-bllan.pdf fait honneur à notre canton, ne nous laissons pas berner par des campagnes de bas niveau. La seule réponse à donner à ces attaques malveillantes et disproportionnées, dont la magistrate est victime est de la soutenir d'autant plus.

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Commentaires

"lutte contre le décrochage scolaire"
Au niveau des débutants, peut-être. Au niveau secondaire, j'ai l'impression que nos écoles deviennent de plus en plus des machines à éliminer. Avons-nous vraiment trop de "bacheliers"? Sans aller jusqu'à la situation française, avec ses pourcentages de reçus au bac, je suis persuadé que l'on pourrait faire mieux. Notamment en prenant en main ou en éliminant les mauvais profs. J'appelle mauvais profs ceux qui sont en même temps détestés des élèves sans pour autant obtenir de bons résultats, ou qui les obtiennent en imposant à leurs élèves un volume de travail disproportionné.
D'autres forme de détestation dont des exigences de niveau universitaire de la part de profs frustrés de devoir enseigner à ce degré, l'incapacité de formuler ou d'organiser clairement leurs exigences ou de les répartir de manière réaliste dans le temps. Conte toutes ces raisons d'échecs, les élèves (et leurs parents) restent impuissants, une impuissance qui peut trouver son origine dans celle des directeurs et de la hiérarchie, qui ne peuvent agir que dans des cas extrêmes (en encore, comme l'a démontré l'actualité récente), et le peu de volonté manifesté pour écouter ou d'organiser, par principe, l'écoute des doléances des élèves.
La TdG d'aujourd'hui rapporte que la proportion de médecins étrangers augmente en Suisse. Cela ne me gêne pas si l'accès aux études de médecine n'est pas rendu de plus en plus difficile à nos propres étudiants, soit par quelque forme de numérus clausus, soit par une élimination excessive d'élèves au niveau secondaire.

Écrit par : Mère-Grand | 28/03/2018

"Elections : qui veut la peau d'Anne Emery Torracinta"

Une question fort intéressante Monsieur Longet.

En tout cas, j'ai encore dans les oreilles les sonneries de téléphone que Laetitia Guinand n'a pas arrêté de faire sonner ces dernières semaines dans toute la république.

https://www.rts.ch/info/regions/geneve/9448340-anne-emery-torracinta-au-centre-d-un-nouveau-conflit-d-interet-potentiel.html

Mais pour en revenir à votre question, mon chat me souffle qu'un certain parti aux intérêts immobiliers privés fort bien représentés ne serait pas étranger à une offensive en force sur le Conseil d'Etat pour faire tomber quelques juteux projets dans leurs mains.

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/L-Hospice-construit-comme-un-prive-sans-appel-doffres/story/15716501

Écrit par : Chuck Jones | 06/04/2018

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