09/12/2009

Copenhague, test de la gouvernance mondiale

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29/12/2008

Crise financière, crise climatique, même combat

Alors que les preuves scientifiques d’un changement climatique sont de plus en plus évidentes (fonte des glaces notamment), il n’est toujours pas sûr que l’humanité parvienne à prendre les décisions qui s’imposent.

Certes, un verrou essentiel a sauté voici deux mois avec l’élection d’un nouveau président américain dont le programme affirme explicitement qu’il faut réduire d’ici 2050 de 80% les émissions de gaz à effet de serre.

Certes, les Etats africains ont signé la déclaration que l’Union européenne leur a proposée, à savoir d’inscrire leur développement dans la préservation des équilibres globaux, dont il est par ailleurs tributaire (désertification, modification du régime hydraulique, etc.). La Chine, également, semble prête à s’inscrire dans une telle démarche.

Mais voilà que la crise financière vient tout remettre en question. Les Etats naguère leaders en matière climatique tels que l’Allemagne se complaisent à défendre les mauvaises performances de leur industrie automobile, insouciants du fait que GM et les autres géants de l’auto américaine sont quasi en faillite, entre autres pour avoir raté le virage de la voiture économique.

Occulter les exigences de la crise climatique sous l’effet de la crise financière est une très mauvaise option. Déjà maintenant des études montrent que les répercussions du changement climatique vont être majeures sur nos économies. Au lieu d’alléger les effets de la crise financière, les deux crises vont s’associer et ne feront qu’accroître nos difficultés.

La sagesse veut que l’on identifie des mesures qui répondent à la fois à la crise financière et à la crise climatique.

• Une première réponse à la crise est certainement de ne pas mettre tous ses œufs (financiers) dans le même panier bancaire, et de miser sur des systèmes de gestion de fonds le plus autonomes possible par rapport aux soubresauts spéculatifs planétaires. Pour créer ce supplément d’autonomie face au système spéculatif mondial, favorisons les placements verts, les fonds de proximité, les banques alternatives et régionales.

• Une deuxième réponse est dans la nécessité d’un comportement anti-cyclique. Celui-ci doit être l’occasion d’orienter les investissements dans une direction favorable tant à l’économie qu’à l’environnement : les investissements dans les économies d’énergie et l’assainissement du parc immobilier en sont un bon exemple. Les cibles sont, au niveau mondial, l’énergie solaire, le reboisement, l’agriculture vivrière, les systèmes de transports publics. Quand le gouvernement français offre une prime pour tout automobiliste se débarrassant d’un véhicule de plus de 10 ans au profit d’un véhicule plus écologique, il va dans cette direction.

• Enfin, s’il faut favoriser l’investissement, on fera bien en revanche de revisiter les dépenses de fonctionnement. A nouveau nous pouvons faire coup double. En effet, une utilisation plus ménagère de l’énergie, une réduction des activités à forte charge en énergie grise, une minimisation des gadgets inutiles, sont autant de postes financiers où l’on peut économiser aujourd’hui et demain.

Autrement dit, la crise financière nous offre une possibilité à ne pas négliger de réorienter notre développement dans la bonne direction et de savoir rebondir en faisant coup double ! Ce serait très regrettable de ne pas en retenir les leçons et de continuer à foncer dans la fausse direction

15:22 Publié dans Développement durable, Environnement, Politique, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

22/06/2008

Energie, la loi de l'espoir


En date du 7 mai, notre gouvernement a déposé un projet de loi à première vue très technique, et qui porte le numéro 10'258. Il s’agit de réviser la loi sur l’énergie, en permettant notamment un suivi clair des performances énergétiques des bâtiments, le plus gros poste de notre facture pétrolière. Le projet reconnaît le fossé existant entre les objectifs dits de la Société à 2000 Watts,q ui demande une division par trois d'ici 2050 de la consommation d'énergie et qu'elle soit assurée aux 3/4 par les sources renouvelables, et la difficulté de tenir déjà les objectifs modestes du protocole de Kyoto qui se limitent à une réduction de 10% des émissions de CO2 en 2010. Or, il existe des bâtiments quasiment zéro énergie, et les dernières normes Minergie-P-éco sont 7 fois moindres que la consommation  moyenne du parc immobilier suisse (et genevois) qui est de 700 MJ/m2
J’aimerais saluer ce projet et regretter toutefois ses limites.
En effet:
- si on veut être réaliste, il est nécessaire de définir une cible de réduction annuelle permettant de montrer comment on arrive au but visé d’ici 2050. Sur ce programme dégressif le projet est muet.
- si on veut être concret face aux propriétaires immobiliers, et au public en général, il faut mettre en avant les immeubles à basse consommation, les montrer, en discuter la faisabilité, le coût et l'exploitation.Le projet ne dit rien sur ce point -clé non plus.

Dans les propositions faites par le Conseil d’Etat , je souligne en particulier
•    L'introduction de la notion de coûts externes qui est essentielle, mais sa prise en compte dans les calculs de rentabilité devrait être imposée, afin de mettre fin aux calculations partielles et à trop courte vue.
•    La définition de valeurs limites par catégories d'immeubles est un autre point clé, mais il est délégué au règlement. A surveiller de près!
•    Des notions comme celles d'un audit annuel des bâtiments, des possibilités de contrôle pour l'autorité sont une base nécessaire pour serrer la vis et arriver à de vrais résultats.
•    Imposer 20% d'énergies renouvelables pour le chauffage et l’eau chaude est un premier pas important, mais un tiers vaudrait mieux. Surtout si la cible à viser est ¾.
•    De même la part de 30% d’apport par le solaire thermique est une avancée importante, mais il est tout aussi  important d'installer du photovoltaique si on veut arriver aux 2000 W "sans nucléaire" (et sans centrale à gaz  à en croire certains!)
•    Enfin, le projet reste trop flou concernant le financement.Il faudrait imaginer un mécanisme de financement à la hauteur des enjeux, ouvrant des lignes de crédit particulières, il faudrait aussi exiger que les reports de coûts pour travaux sur les locataires ne puissent pas aller au-delà de la compensation de la diminution constatée des charges de chauffage. Forts de ces dispositions, les audits annuels que le projet de loi prévoit devraient conclure sur des travaux d’assainissement systématiques.
•    Enfin, l’exemplarité des collectivités ou la planification territoriale énergétique sont d’autres dispositions importantes.

On ne peut qu’espérer que ce projet soit voté rapidement, avec les compléments signalés, pour nous permettre de passer enfin des recommandations à bien plaire à l’action résolue. Car chaque jour qui passe, nous transformons les réserves fossiles de pétrole non renouvelables en gaz modifiant l’effet de serre, en n’en utilisant qu’une infime partie. Ce gaspillage fou est une des aberrations les plus importantes de notre temps, et il faut impérativement y mettre fin. En ce sens le projet de loi du Conseil d'Etat, moyennant les ajouts susmentionnés, mérite tout à fait l'appellation de la loi de l'espoir.

21:25 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

27/04/2008

Développement durable,quoi de neuf?

Le développement durable vise à corriger un certain nombre d’erreurs graves de nos orientations individuelles et collectives. La définition a été mise au point par les Nations Unies en 1987, et depuis le concept et les enjeux se sont précisés à travers de nombreuses conférences internationales aboutissant sur des programmes négociés, comme l’Agenda 21 de Rio en 1992, ou le plan d’action du Sommet mondial du développement durable de 2002.

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